Id., p.176, et Mgr Duchesne, p. 542 sq. Life
3: D:'H! Leclercq; Mgr Duchesne; Sulp. Sévère, Chron, XLVIL'i:: 4r ‘ium Enstantius, Salvianus ei Priscillianus Romam profecti. ut apua + Dama sum Urbis ea tempestate episcopum objecia purgarent.x « SE
Es
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Sa fille, Procula, et rallièrent à leur doctrine un grand nombre de personnes, surtout les fidèles de la ville d'Eauze!. Priscillien et ses amis, se rendant à Rome, passent par
Milan, pour essayer de gagner à leur cause, l’évêque Ambroise. Mais celui-ci leur était hositle. À Rome, ils font tenir au pape Damase un mémoire justificatif : il refuse
l’entrevue sollicitée?. Les Priscillianistes reviennent alors à
-Milanet, employant la brigueet la corruption, malgré l'oppo-
sition d’'Ambroise, ils obtiennent, par l’entremisede Mardonius, maître des offices, un second rescrit de l’empereur
‘Gratien, qui mettait à néant les décrets précédemment por-
tésetordonnait derétablir lesPriscillianistes dansleurssièges: « Ta, corruplo Macedonio tum magistro officiorum, rescriptum elictunt, quo calcatis quae prius decreta erant, restilui Ecclesits jubebantur® » Munis de ce décret, Instantius et Priscillien regagnent l'Espagne. (Salvianus était mort à Rome),
Troisième phase le concile de Bordeaux. Nous entrons alors dans une phase nouvelle dela lutteentre Ithaceet Priscillien, lutte qui aura pourissue le Concile de Bordeaux, en 385.
De retour en Espagne, Instantius+et Priscillien achètent le proconsul Volventius : « haeretici, corruplo Volventio proconsule, vires suas confirmaverant». Ithace, traduit en justice, s'enfuit en Gaule où il se présente au préfet Grégoire. Celui-ci veut soumettre l’ensemble de l’affaire à l’empereur. Mais, par Mardonius, les Priscilliens obtiennent une décision impériale, qui retirait la connaissance de l'affaire au préfet et la renvoyait devant le vicaire des Espagnesÿ. En même temps, Gratien envoie l’ordre de se saisir d’Ithace,
1. Sulp. Sév. id., : « Sparsere perfidiae semiha, maximeque Elusanam
- plebem.… pravis praedicationibus perverieré. A Burdigala per Delphinum
repulsi, tamen in agro Euchrotiae aliquaniisper morati, infecere nonnullos suis :rroribux. » Le même auteur prétend que Proeula, enceinte des œuvres de Priscillien, s'était fait avorter avec des herbes: « Procula de qua fuit in sermone hominum, Prisciliiani stupro gravidam partum sibi graminibus abegisse. » Et dom H. Leclercq, rapporte crédulement ce tait (ep. cit., p. 177) Au contraire Duchesne, qui juge les choses d'un esprit plus critique énonce
“A propos de celles-ci (Euchrotia et Procula). Sulp Sévère a tort de raconter
“une historiette invérifiable et invraisemblable », Chron., I1, 48, opi cit.
2, Mgr Ducbesne, op. cit , p. 533. e’ dom H: Leclereq, op. sit, p. 177%.
. Sulp. Sévère, Chron., XL VIII.
. Sulp. Sévère. Chron., XLIX.
Dom H. Leclerca, p. 178. Suln. Sévère Chron. XLIX : « Obtinérent ul
imperiali auctoritate praefecto erepla cognitio Hispaniarum vivario (nam
jam proconsulem habere desierant» ).
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qui vivait à Trèves, mais il échappe aux poursuites et l’évéque Britaunius le prend sous sa protection.
‘Cependant, le 25 août 383, Gratien est massacré à Lyon, ‘et Maxime preclamé empereur d'Occident. Aussitôt qu’il est entré victorieux dans Trèves, c’est-à-dire dans les premiers mois de 384, Ithace lui adresse, contre Priscillien et ses emis, une dénonciation pleine de haine et d’inculpatio ns atroces. L'empereur écrit alors au préfet des Gaules et au vicaire d'Espagne pour ordonner la comparution des hérétiques devant un synode réuni à Bordeaux, en 385.
Concile de Bordeaux (365). Instantius est déclaré indigne de l’épiscopat. Mais Priscillien en appelle à l’empereur. Cette idée Jui fut fatale et précipita le dénouement: «Priscillianus vero. ad principem provocavil, el permissumque id nostrorum inconstantia®? ».
Quatrième phase : Procès et cordamration de Priscillien. — Tous les inculpés sont amenés à Trèves devant Maxime, suivis de leurs accusateurs, les évêques Ydace et Ithace. Ils étaient perdus d'avance, car,à la nouvelle cour de Trèves, leurs amis de Milan ne pouvaient plus rien. Leurs accusateurs, en particulier Ithace, n’avaient ni scrupule ni conscience. Ils ne voyaient dans ce procès que la possibilité d’assouvir leur haine personnelle contre Priscillien et ses disciples, et d’attaquer l’ascétisme, qui contrariait leurs mœurs faciles. La cause du Priscillianisme était encore compromise par les conflits d'Espagne, ‘les scandales
1. Goyau, Chronologie de l’emp. romain année 384. L'empereur Maxime à l’instigation de l’évêque espagnol Ithacius, convoque un synode à Bordeaux. Le priscillianiste Instantius est déposé. Priscillien proteste contre la juridiction du synode et en appelle au tribunal de Maximus qu’il va rejoin: dre à Trèves. En note, la date 384 ou 385 (d’après Tillemont, Mem., VIII, p. 907). Dans la Pairologia P. L., t. XIII, p. 592, IV : « Manichaeorum injanda scelera », Anno Domino 535. « Episiola Maximi imperatoris ad Siricum Papam ». ce Concile de Bordeaux est mentionné en « 584 : dane le commentaire de la quatrième nartie de la lettre: « Mutitt Maximius) gesta quibus recens prodita sunt Manichaeorum seu Priscillianistarum scelera -. le commentaire : : el nunc de Manichaeorum sceleribus adhuc proxime detectis eloquitur, de iisdem Priscellianistis interpretemur, primo quidem Burgalidae in concilio, quod hujus imperaloris jussu circa annum 384 celebraium est, ac deinde Treviris ab ipsomet Maximo, quem appellaverant, condemnatis » Cette lettre de Maxime au pape Sirice aurait été écrite par Maxime après l'exécution des principaux Priscillianistes. Le nouveau Pape lui ayant demandé des explications, Maxime lui transmet les pièces du procès et assimile les Priscillianistes aux Manichéens., Mer. Duchesne, Op. cit., p. 534.
%. Sévère, Ctron., XLIX.
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d'Aquitaine et l'attitude méfiante des deux grandes autorités ecclésiastiques d'Occident : le pape Damase et l’évêque Ambroiset.
Toutefois, les Priscilhanistes eurent un admirable protecteur en la personne de Saint Martin de Tours, qui était alors à Trèves. Ce noble évêque blâma le zèle excessif d'Ithace et demanda à l’empereur de ne pas répandre le sang fût-ce le sang d'un coupable, mais dese contenter de les faire déclarer hérétiques par un jugement d’évêques?. L’empereur agréa ces sages conseils, mais Ithace s’emporta au point d’accuser d’hérésie Saint Martin, lui-même : « Ausus eliam miser est ea lempestale Martino episcopo vero plane. Apostolis conferendo palam objectare haeresis infamiamë. » Maïheureusement, Saint Martindut quitter Trèves, et l’empereur, se laissant persuader par deux autres évêques : Magnus et Rufus, livra l'affaire au préfet du prétoire des Gaules, Evodius{, homme violent et inflexible.
Cinquième phase : Premier Concile de Trèves. — Priscillien comparut deux fois devant Evodius, et fut convaincu de maléfice. Il avoua aussi s'être livré à des études abominables, avoir tenu des réun'ons nocturnes avec des femmes impudiques, et être dans l’habitude de prier tout nuÿ. C’est là ce que oous rapporte Sulpice Sévère : « Sed poslea imperalor per Magnum et Rufum episcopos depravalus, el a mitioribus consiliis deflexus, causam praefecto Evodio permisit, viro acri el severo, qui Priscillianum gemino judicio auditum conviciumque maleficii, nec difjitentem obcoenis se studuisse doctrinis, noclurnos etiam lurpium feminarum egisse conventus, nudumque orare solitum ». Il est certain que les accusateurs de Trèves trouvèrent ou inventèrent de nouveaux chefs d’accusation. Ceci est mentionné dans la
1. Dom I eclercq, op. cit., p.177 et Mgr Duchesne, op. cit., p. 53€.
2. Hefele, Hist. des Conciles, p. 66, 67, II, 1re partie. Tous les faits principaux de cette affaire, à partir du Concile de Saragosse, y sont notés, Au. livre VIII, p. 66, 67 : Les Conciles de Bordeaux et de Trèves » avec nom: breuses références. « Pas de sang, disait Saint Martin, c’est bien assez de peines ecclésiastiques, de la déportation», apud Mgr Duchesne, op. cit.,p.536.
3. Sulp. Sévère, Chronic., L On voit que Sévère, bien qu'il juge sévèrement les Priscillianistes, est peu favorable à [thace, évêque bavard, impurdent, dépensier,gourmand (Dom Lec'ercq,op.cit., p 179), et qui attaquait à travers Priscillien, tous ceux qui lisaient et jeûnaienf beaucoup :id. 10e Cet.
4. Dom Leclerc, 0p. cit.,p. 180. Enodius, Hefcle, op. cit.,p. 67,2, l'e partie.