Hefele, op. cit., p
4, Hefele, ibid., Tillemont, Mem. ecclés., t. XV, p. 893, a consacré une note « sur le concile de la Galice sous saint Léon » tenu « in municipio Seleñenis apud Lucensem ürbem ». Tillemont avoue ne trouver aucun monument qui Marque le lieu de ce concile « à peine peut-on trouver des preuves. obscures et éloignées qu'il se soit tenu ».
‘5. Ce sont les conciles de Tolède et de Selenensi.
V8; Hefele, 2, 17e p., p. 486 : « Si quis dixerit vel crediderit, alias scripluras, praeier quas Ecclesia catholica recipit, in aucloritate habendas, vel esse yengrandas, anathema sit. »
conçu : « Si quelqu'un dit ou croit que les mariages qui sont permis d’après la loi divine sont dignes d’exécration, qu’il soit anathème! »;
c) le canon 15, est dirigé contre-le fatalisme astrologique, autre erreur que les ennemis de Priscillien lui reprochèrent : « Si quelqu'un croit devoir ajouter foi à l'astrologie ou à la divination, qu’il soit anathème? »;
d) Le dernier anathème, est une condamnation générale de la doctrine Priscillianiste : « Quiconque suit, dans ses erreurs, la secte des Priscillianistes, ou bien qui les professe, ou bien qui fait dans le Saint Baptême quelque chose contre le siège de saint Pierre, qu’il soit anathème ».
Ainsi, vers le milieu du v® siècle, se termina l’hérésie du Priscillianisme. En principe, du moins, car les conciles provinciaux de 563 et 572 eurent encore fort à faire avec eux. Le concile de 563 nous montre que le principal réduit des hérétiques se trouvait à l’extrémité nord-est de la Galice «inullimis hujus provinciae regionibus »dans le diocèse d’Iria Flavia. Cette hérésie disparut complètement entre le vit et le virie siècles.
Telle est l’histoire de la secte qui, aux 1v® et ve siècles, troubla si profondément le monde chrétien. Sans doute, les exécutions de Trèves furent horribles et il n est pas étonnant qu’elles aient soulevé dans l'Eglise une si grande réprobation. On peut aussi se demander si le crime principal imputé à Priscillien, et qui, seul, suffisait à motiver la condamnation capitale le crime de magie, était suffisamment justifié. Mais, il en fut de Priscillien comme de tous les autres, dans les procès qui nous occupent, et le seul soupçon de magie et de sorcellerie était, et pour longtemps encore,
des plus redoutables. À n’en pas douter, ce soupçon ne fut :
1. Id., p. 487 : « Si quis dixeritvel crediderit, contugia hominum, qua secundum legem divinam licita habentur, exsecrabilia esse, anathema sit, »
AMIE D AS7 : « Si quis asirologiae vel mathesi existimat esse credendum anaïhema sit. » | à
3. Id., p. 487 : « Si quis in his erroribus Priscilliani sectam sequitur, vel profiletur, aut aliud in salubri baptismo contra sedem sancti Petri faciat ana. thema sit. » | | Fa