Marquardt, op. cit., p
tion pour les initiés aux mystères de ce dieu de se soumettre à une série d'épreuves très cruelles, et cela souligne encore le caractère asiatique de ce culte : l’eau et le feu, la faim et la soif, le fouet et l’isolement, il fallait tout souffrir pour prouver sa constance. À la suite de ces épreuves, on passait successivement par sept degrés, celui des corbeaux, celui des intimes, celui des soldats (mililes), celui des lions et des lionnes — car les: femmes étaient admises, elles aussi, à ces cérémonies — celui des Perses, celui des coureurs du soleil, enfin celui des pèrest.
Le sacrifice sanglant du taurobole a bien, lui aussi, son origine en Perse. Si les cérémonies du culte du feu conformes à la liturgie avestique, sont extrêmement pures? (le sacrifice habituel consistant en l’offrande du jus de la plante Haoma, accompagnée de libations et d’oblations diverses$), le sacrifice sanglant a existé autrefois, et cela tend encore à rapprocher la Magie originelle de la religion romaine, d’abord, puis de la Magie qui coexista avec cette religion. Hérodote et Strabon nous renseignent sur l’ancien sacrifice perse: « Les mages tuent de leurs propres mains toutes sortes d'animaux, à la réserve de l’homme et du chien, même les fourmis, serpents et autres animaux, tant reptiles que volatilest ». Celui qui offre le sacrifice « coupe la victime par morceaux, fait bouillir la chair et la pose sur du trèfle. Puis le mage présent entonne une «théogonieÿ ». C’est également ce que décrit Strabonf, après que la vic- &fime que l’on a amenée couronnée hoslia coronata? a été sacrifiée et que sa chair a été distribuée entre les assistants, puisque le dieu ne désire pas autre chose que l’âme de la victime « deum nihil velle praeler hostiae animam » les Mages entonnent un chant magique : «magica carmina »
IDE, p.107.