‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 29 sur 227 · Ibid., 1. CXXXII · texte numérisé non relu

Ibid., 1. CXXXII

6. Strabon, XV, III, 13-14 : « Persae sacrificant in loco mundo precati et adducta hostia coronata; ubi magus qui sacrificium administrat, carnes in portiones distribuerit, sua quisque accepta abeunt, multa parte diis relicta; dicunt enim, deum nihil velle praeter hostiae animam, attamen omenti parlem eziguam, ut nonnulli narrant, igni imponunt…. »

7. Ibid, De même, dans la cérémonie du taurobole, le taureau était amené le front ceint de guirlandes.

et répandent sur le sol : in lerram des libations d'huile, de lait et de miel!.

Ces anciennes pratiques, abandonnées dans la religion de Zoroastre, se sont perpétrées dans le culte de Mithra. En effet, de nombreux couteaux de fer ou de bronze recueillis dans les mithréums, nous apprennenr que des animaux étaient immolés aux dieux. Des haches, de fortes chaînes, trouvées dans deux temples, et qui paraissent avoir servi à attacher les victimes, ajoutent aux preuves. Et même les résidus de ces sacrifices, cendres et ossements, ont été fréquemment mis au jour et prouvent qu’on égorgeait les mammifères les plus divers, mais surtout des volatiles, et peut-être même des bêtes sauvages, tels que les loups, animaux malfaisants?.

Ce qui serait plus grave, et nous amènerait à une comparaison avec le meurtre magique est le fait que des comptes rendus de fouilles, d’ailleurs peu exacts, affirment que l’on a trouvé des ossements humains. Des hommes auraient donc été sacrifiés dans [es mystères de Mithra. Cette opinion, bien que très répandue, est, paraît-il, sans valeur sérieuse. En tout cas, elle ne vaudrait guère que pour l’antiquité. « Il n’est pas impossible, dif M. Cumont, qu’au milieu des populations barbares d’Asie Mineure, l’immolation des victimes humaines ait été pratiquée, même par quelques Mages iraniens, mais, dans ce cas, elle a certainement été supprimée en Occident et remplacée par un simulacreÿ. » Hérodote lui-même nous apprend d’ailleurs qu’en Perse, « on aurait eu l’habitude d’enterrer vivants des jeunes gens pour apaiser le dieu des enferst ». Parmi les épreuves de l'initiation, le néophyte ou myste prenait part à un meurtre simulé qui, à l’origine, avait dans doute été réel5. On finit même par se contenter de produire une

épée teinte du sang d’un homme qui avait péri de mort. violentes,

1. Jbid. 14, .… « postea carnibus myrio lauroque impositis eas Magi gra cillibus virgis tangunt et magica carmina cantant, oleum lacte ac melle mix tum libantes non in ignem, nec in aquam, sed in terram ».

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