‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 31 sur 227 · Mithera : Cumont, op. cit., t. IL: é · texte numérisé non relu

Mithera : Cumont, op. cit., t. IL: é

4, Le taurobole se pratiquait déjà depuis l’époque de Claude (41-54), dans le « Phrygianum », sanctuaire spécial, situé au Vatican. construit à cette époque. Dès lors, il y eut des sacrifices tauroboliques, mais qui constituaient des cérémonies secrètes. L'œuvre propre d’Antonin, aurait été de romaniser le taurobole (Graillot, op. cit., p. 159). Dans la suite, on taurobolie souvent pour le salut du Prince. Sauf Héliogabale, les empereurs ne se soumirent pas eux-mêmes au sacrement du taurobole.Mais, sans doute, les impératrices du 1e siècle, dévotes de Cybèle et d’Attis, le firent-elles (Faustus et le meurtre rituel du gladiateur, toléré, sinon ordonné, par M. Aurèle lui-même, voirch. VIT: les Rois de Rome, les Emp. et la Magie). Dès la fin de la dynastie antonine, cette cérémonie prit une grande vogue. « Ce ne sont plus seulement les prêtres de la déesse qui officient et président, c’est aussi le clergé municipal et provincial : augures, haruspices, pontifes, flamines » (Graillot, op. cit., p. 166). — Le taurobole, en l'honneur de Mithra ou de Cybèle,fut surtout pratiqué à partir de Constantin le Grand (306-337) et l’on peut en suivre la trace dans les inscriptions jusqu’en 390 (Marquardt, op. cit., p. 108 et note 8). D’après le même auteur, c’est à partir du régne de Julien (361-363) que des personnes du plus haut rang, en particulier des sacerdotes publici populi romani, paraissent y avoir pris part (op. cit., p. 109 et note 1). En 376, on voit un taurobolium accompli par un « augur publicus populi romani », qui est en même temps prêtre de Mithras, de Liber, d'Hécate et d’Isis. Et cela prouve que le taurobolium semble être devenu comme le centre vers fequel convergent tous les cultes de ce temps (Ibid, p. 109).

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