‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 51 sur 227 · Saint Augustin, De Civ. Dei, X · texte numérisé non relu

Saint Augustin, De Civ. Dei, X

8. S. C. de l’an 16 (Tacite, Ann. II, 32). Ulpien, Coll. XV, 2, 1.

Au Bas-Empire, la Constit. du 25 janvier 357. Cod. Th., IX, XVI,4 : « Chaldaei, ac magi et ceteri, quos maleficos vulgus appelat ». Dans ces textes du Bas-Empire, dit Bouché-Leclercq (art. Mathemalici au Dict. de Dar.et Sa glio,

‘III, partie, p. 1633)-les deux qualifications sont parfois juxtaposées,

Massonneau, 4

Les Chaldéens passaient pour les principaux inventeurs de la Magie, de la Divination et de l’Astrologiet. À Rome ils étaient surtout renommés pour leur habileté

à construire les thèmes généthliaques?.

Il faut rattacher au terme « Chaldéens », celui d’astro-

logi ou genethliacis.

Mais l’appellation la plus générale des Chaldéens et astrologues et qui finit par supplanter les autres dans les auteurs, mais surtout dans les textes juridiques, est celle

de Mathemalici.

Mathematici.- C’est là le nom ordinaire des astrologues# bien qu'il servît parfois à désigner ceux qui étudièrent l’astronomie non superstitieuse. La science des astres, à partir d’Aristote était : l’astrologie, l’astronomie ou la « science mathématique »; et tandis qu’astrologie et astronomie restent longtemps synonymes (elles le sont encore au xvire siècle), « mathématique » s'applique aux deux. Les citations ne manquent pas pour celle-ci; elles sont de deux sortes : les unes ont trait à la science des astrologues en généralf, ou aux consultations qu’ils ont données sur

mais forment redondance et non distinction. On ne confondait pas encore en haut lieu les Chaldéens ou Mathématiciens avec les Magi et Malifici. Mais le peuple ne faisait plus guère de distinction.

1. Voir art. de Lenormant, Chaldaei, au Dict. de Dar. et Saglio, p. 1094 sq. sur la science chaldéenne, dont les données essentielles, sont contenues dans le « Grand traité astrologique » découvert à la Bibliothèque de : Ninive, conservé au Musée Britannique.

2. Cicéron De Div., I, 1. « Les Chaldéens, ainsi appelés non de leur profession, mais de leur pays, passent pour avoir créé, au moyen d'une longue observation des astres, la science qui sert à prédire à chacun son avenir et sa destinée d’après le moment de sa naissance. Voir au chap. II, Div. ei Magie p. 32 sq.

3. On trouve au Dict. des Ant. Grecq. et Rom. de Dar. et Saglio, 1°7e partie, p. 504, à l'art. Asironomia, de Th. H. Martin, cette explication : « Jusqu’au 17 siècle de notre ère, astrolégia et ästronomiä étaient synonymes et désignaient la science astronomique en général. Cette confusion ne cessa pas complètement ensuite. Cependant, on désignait plus spécialement par astrologia, l’art des Chaldéens. On pourrait y joindre le mot Apotelesmatiké ou Apoiesma : science des influences sidérales sur les événements, ou bien Nativitas ou Genethlialogie, àcause des thèmes de nativité d’où dépendent ces prédictions.

Mommsen, op. cit., t. III, p. 190, cite : Asirologi : Aulu-Gelle, IVe 148; et Tertullien, de Idol. IX.

Nousajoutons: Suét., , Néron, XXXVIet Saint Augustin, DeCiv. Dei, V, VI, et Genethliaci : Aulu-Gelle, XIV, 1, 1; Saint Jérôme, In. Dan. vol. 5, p. 627.

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