‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 53 sur 227 · In Dan, EI · texte numérisé non relu

In Dan, EI

5. Mommsen, op. cit., t. 11, p. 356, note ? : « Magi qui de singulis philoso- Phaniur, malefici, qui sanguine utuniur et victimis et saepe contingunt corpora mortuorum ».

6% Op cit. NULL D 1857:

7. Quintilien, 7, 3, 7, cite comme exemple du sens dérivé de l'expression le fait qu’on fait rentrer les carmina magorum dans le veneficium; Tacite, Ann. IV, 52, Procès de Claudia Pulchra, accusée de veneficia in principem el devotiones; ibid. IV, 2%, Numantine injecisse vecordiam marito veneficiis. Suét. Caius Caligula, III; et de même dans les poètes. Ainsi Ovide : Remède d'Amour, vers 289 : « Deme veneficiis carminibusque fidem ».

nements!. Aus$i veneficus a-t-il souvent pour synonyme maleficus. « Jusqu'à la fin, dit Ch. Lécrivain?, le droit pénal établit un lien étroit entre le veneficium et le maleficium$, ce sont les mêmes individus qui préparent généralement les poisons et les sortilèges; entre le veneficium eb le maleficium äl n°’; a eu qu’une différence de degré et d'intention. »

Au 1ve siècle les maleficia et le veneficium sont réunis dans les constitutions d’amnistief.

Les appellations suivantes, ne viennent qu’au second plan :

Les Goëètes sont des charlatans qui font des tours de passe-passes. Saint Augustiné les place au-dessous des simples magiciens, ou, ce qui est semblable, les confond avec les mauvais magiciens. Au contraire .............

Les Théurges sont moins odieux, parce qu'ils tentent d'élever l’âme au moyen de certaines purifications?.

On appelle Sagae ou Striges (vampires)5, les sorcières. D’après Cicéron® le mot sagae vient de sagire : avoir le sens délicat. On dit, de celui qui sent (sagit) les choses avant qu’elles arrivent, qu'il les présage, c’est-à-dire qu'il pressent les événements futurs, et c’est pourquoi, ajoute-t-1il, on a appelé sagae les vieilles femmes qui veulent savoir beaucoup de choses « ex quo sagae anus quia mulla

1. Pline, 4. N. XXX, vi, 2 : « Proinde ita persuasum sit, intestabilem, irrilam, inanem esse, habentem tamen quasdam veritatis umbras; sed in his veneficas actes pollere, non magicas; id., XXVIIT, x1t, l, veneficio deficienlis : « défaillant, par l'effet de quelque poison. »

2. Au Dict. de Dar. et Saglio, « Venenum », de Ch. Lécrivain, t. V, p. 713.

3. Cod. Th. IX, XXVIII, 3; IV, VI,8; XI, XXXVI, 1-7, etc.; Cod. Jusi, IX, xvurx, 5, 7, 9; Ammien, XIX. 2; XXVIII, 1; Dion Cassius, LXXVIT, 17.

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5. Dict. de Dar. et Saglio, « Magia », p. 1499 : « Les Goëtes ».

6. Saint Augustin, De Civ. Dei, X, IX : vel magiam, vel detestabiliore nomine goetiam, vel honorabiliore theurgiam vocant ».

7. Saint Augustin, De Civ. Div., X, IX: « Porphyre prétend que l’âme, du moins dans cette partie spirituelle où elle rassemble les images des corps, est, par certaines consécrations théurgiques, appelées félles, disposée à recevoir l’inspiration des esprits et des anges qui découvre les dieux à sa vue, »

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