‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 54 sur 227 · Cicéron, De Div · texte numérisé non relu

Cicéron, De Div

scire volunti. » On peut encore citer les nekyromanciens

ou simples pleureurs, à qui on attribue une mélopée carac-

téristique?.

Il convient de citer à part les deux termes suivants :

Haruspices. — D'après l'étymologie*, haruspex signifie «inspecteur d’entrailles ». Ce terme désignait les devins étrusques ou ceux qui appliquaient les méthodes de la divination toscane, et, en particulier, celle qui consistait en un examen approfondi des entrailles des victimes immoléesi. :

C'est seulement au Bas-Empire, et surtout sous les empereurs chrétiens, que l’art des haruspices, jusque là librement autorisé, devint suspect, et leur nom synonyme de magicienÿ.

Constantin le premier menace du bûcher l’haruspice qui pénètre dans les maisons privéesé. Ses fils vont plus loin et se montrent soucieux d’abolir « la folie des sacrifices » sans distinguer s'ils sont divinatoires ou magiques, publics ou privés’. L’haruspicine est comprise dans l’interdiction générales.

1. Voir également : Horace, Odes, I, XXII, 21 : « Quae saga, quis le solvere Thessalis Magnus venenis, quis poterit Deus? »

Id PE DIS IL 2 R 08; Tibulle, I, 2, 42 « Pollicila est magico saga ministerio ».

Apulée, Meta, 1, p. 106 « Saga, inquit et divina ».

2. Witton Davies, Magic, divination and demonology, p. 4 et p. 42..

3. Bouché-Leclercq, au Dici. des Ant. grecq. et rom., 3, 1® partie, p. 17, note 2. « Les érudits modernes se rallient à une étymologie indiquée par Varron, Verrius Flaccus et Donat, et qui, par haruga ou harviga remonte soit à hara : étable à porcs, soit à hira; boyaux, ou à un radical de même sens haru, d’où dérivent harviga et harvina ou arvina : graisse, lard (M. Bréal). Le dict. d’Ernout et Meillet : arniga (haruiga, haruga) ou ariuga, ae : bélier de sacrifice. Mot conservé seulement par les grammairiens; ni le sens ni la forme n'en sont sûrs.

4. Voir les autres attributions des haruspices au chapitre II, Divinalion el Magie. *

5. Cependant, comme toutsautre genre de divination, l’haruspicine était interdite, sous peine de mort, quand il s’agissait de questions posées sur la vie du Prince ou le sort de l'Etat. Paul, Sent., V, xxi, 3.

6. Cod. Th., IX, XVI, 1 (31 janv. 319).Mais il permet les sacrifices publics, Cod. Th., IX, XVI, 2 (Const. du 21 mai 319) et autorise l’art fulgural dont les haruspices avaient gardé le monopole, Cod. Th. XVI, X, 1, Const. du 13 mars 321.

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