‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 60 sur 227 · Jobbé- Duval, op. cit., p · texte numérisé non relu

Jobbé- Duval, op. cit., p

Pierre Paris, loc. cit, et Jobbé-Duval, op. cit., p. 184.

Joktbé-Duval, 0p. cit., p, 184.

12! Pierre Paris, loc. ci.

13. Pierre Parisloc. cit. et Heckenbach, dans Pauly-Wissowa, Hekate, p. 2782. « Auf einen Mysterienkult scheint sich die von Diocletian geweihte unterir dische Grotte zu bezichen, zu der man in : 369 stufen hinabstieg ». La grotte souterraine dédiée par Dioclétien, à laquelle on descendait par 369 marches, paraît se rapporter à un culte des mystères.

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Parmi les nombreuses villes d'Italie et de Grèce, qui rendaient à Hécate un culte spécial, on peut citer Egine! et surtout Eleusis?.

Section II. — Luperca.

Cette déesse, n’est pas, à la vérité, citée d'ordinaire parmi celles qui président à la Magie. Mais, si l’on examine ses attributions, on doit reconnaître qu’elles appartiennent à ce domaine mystérieux rempli de superstitions bizarres, caractéristiques des rites magiques. |

L’étymologie de Lupercus, le dieu, Luperca, la déesse, Luperci, les prêtres, donne : lupus, et arceo, soit dieu ou déesse qui écartent les loups. Et leurs prêtres, les Luperques avaient le pouvoir de chasser les loups, les loups démoniaques comme les loups véritables®. C’est que les Romains

redoutaient, la lycanthropiet et l’attribuaient à l’inter-

1. Heckenbach, Loc. cit., p. 2781 : Schlieblich gab es auch Mysterien der Hekate. In Lagina Werden sie Kurz erwähut. Mehr wird uns über die Myslerien in Aigina berichtet. Zur Heilung von Wahnsium nahm der Kranke daran teil * Enfin il y eut aussi des mystères d’'Hécate à Lagina, ils sont mentionnés brièvement. Nous sommes mieux renseignés sur les mystères à Egine. Le malade participait là à la guérison de la folie.

2. Paul Foucart, Les drames sacrés d’Eleusis (Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, comptes rendus des séances de 1912). Dans ces mystères, Hécate était la gardienne qui éclaire la route de Demeter, errant à la recherche de Coré ravie par Hadès, et puisqu'on la dit fille de Demeter, on en fait l’égale des divinités qu’elle accompagne.

P. 5 : Les drames sacrés d’Eleusis consistaient dans l'union de Zeus et de Coré. Elle était représentée par la prêtresse de Dereter et le hiérophante, qui incarnaient les divinités dont ils avaient revêtu le costume. Pour les spectateurs, c’étaient les dieux eux-mêmes. Zeus entraînant violemment Demeter, descendait dans une retraite obscure. Les torches alors étaient éteintes, et l’union des deux divinités se consommait dans l’obscurité, au milieu de l’attente anxieuse des assistants... Puis le hiérophante ressortait, les flambeaux étaient rallumés. Et il s’écriait d’une voix forte : « La divine Brimo a enfanté Brimos, l’enfant sacré, c’est-à-dire la Forte a enfanté le Fort. »

Salomon Reinach (Rev. des ét. grecq., 1906, p. 344-5) explique ainsi ces mystères « C’est une hiérogamie, le mariage de la Mère du Blé avec le Père du Blé, et, comme dernier terme, l’exaltation d’un épi de blé, mariage en raccourci de toute une moisson. C’est ici l’action de la Magie sympathique. Cet épi, solennellement montré aux fidèles, témoignait que l’union avait été féconde et que le drame magique, proposé en exemple aux forces du ciel et de la terre, avait été joué jusqu’au bout. »

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