‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 64 sur 227 · Id., p. 99 à · texte numérisé non relu

Id., p. 99 à

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à Rome, du 15 au 20 mars. Mais le jour d’orgiasme par excellence, caractéristique du culte, était le jour de la fête du sang « sanguis », le 24 mars. Les Galles se livraient d’abord à des manifestations préparatoires : danses, bonds, courses frénétiques, tournoiements avec balancement de la tête pour déterminer le vertige, tandis que retentissent les cris et les ululements, accompagnés du son des tambourins et des cymbales. Puis venait la flagellation, accomplie à l’aide de fouets en lanières de cuir, et garnis d’osselets. Les Galles se frappaient eux-mêmes ou entre eux, tout en hurlant, en bondissant et en courant. Enfin ils s’élancent sur les poignards sacrés, s’entaillent les bras et les épaules et y tracent des signes mystiques!. Alors, dans l’enthousiasme, ils vaticinent et on recueille avec dévotion leurs paroles?. |

En ce même jour, la vocation des nouveaux Galles se révélait. La cérémonie se passait dans l’enceinte du temple et elle était publique. Le surcroît d’exaltation de cette fête du sang, la musique sauvage, les lacérations, fournissaient aux jeunes gens déjà décidés à faire le sacrifice de leur virilité, l’élément nécessaire pour abolir en eux toute sensibilité. « On oublie qui on est ». Et les profès, se dépouillant de leurs vêtements, se mutilent eux-mêmes devant l’assemblée des fidèles, pour témoigner que leur sacrifice est volontaire. Ils chevauchent l’autei même des sacrifices, ou bien ils se tiennent au pied du pin Attis, qu'ils arrosent de leur sang*.

Si l’on joint à la fête du sang et à la sanguinaire consécration de ses prêtres, le taurobole, sacrifice sanglant célébré en son honneur4, on peut avouer que Cybèle est, une déesse avide de sang humain, symbole magique par excellence. « La fête du sang, dit M. Graillot5, est un très ancien rite funéraire, qui nous reporte au temps où les

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