‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 78 sur 227 · Dion Cassius, LXXVII · texte numérisé non relu

Dion Cassius, LXXVII

4. Suét., Othon, VIT : « Dicitur ea nocte per quielem pavefactus gemitus maximos edidisse, repertusque à concursantibus humi ante lectum jacens. per omnia piaculorum genera manes Galbae, a quo deturbari expellique se viderat, propiliare tentasse ».

LE FAIT MAGIQUE : sl

Beaucoup plus tard, Ammien Marcellin! décrit les terreurs nocturnes de Gallus révolté, qui fuit devant Constance?. « Jusque dans le silence des nuits, trêve ordinaire aux soucis humains, sa conscience troublée suscitait autour de lui des fantômes, qui l’épouvantaient par des cris funèbres. Il lui semblait voir les spectres de ses nombreuses victimes, Domitien et Montius en tête,

sur le point de le saisir et de le livrer aux mains ner resses des furies. »

$ 2. — La perte de la mémoire et la folie.

La perte de la mémoire, les troubles divers de l’intelligence, la folie, c’est-à-dire les différentes maladies mentales, voici un autre groupe de résultats que la Magie se flattait d'obtenir.

« Un jour que nous plaidions l’un contre l’autre dans une cause privée fort importante, nous dit Cicéron, moi pour Titinia, femme de Cotta, lui (Curion), pour Névius, il oublia subitement sa cause tout entière, et rejeta ce

contre-temps sur les enchantements et les sortilèges de Titinia. »

On savait bien, malgré l'emploi courant de la Magie,

qu'il fallait se défier de ses cérémonies si l’on voulait rester sain d'esprit.

Pline nous indique les recettes des Mages dont la vertu est de faire perdre l'esprit; tandis que d’autres, au contraire, ont pour effet de rendre la raison ou d’apaiser les individus tourmentés par les dieux nocturnes.

1. Ammien Marcellin, XIV, 11, 17, ce passage est. fort important, remarque Jobbé-Duval, op. cit., p. 110, note 6) insistant sur le bruit que font les larvae… le voici en entier : « Inter haec tamen per inducias naturae conquiescentis, sauciabantur ejus sensus circumstridentium terrore larvarum : interfectorumque catervae, Domitiano et Montio praeviis, correptum eum, ut estimabat in somnis, uncis furialibus objectabant.

2. Gallus était consul avec Constance, ceci se passait en l’année 354.

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