Ovide, Héroides, Epitre VI, 83 à
« Male quaeritur herbis Moribus et forma conciliandus, amor. »
. Ovid., Mei., XIV, 1, 24: « partem ferat illa caloris ». . Lucain, Pharsale, VI, 462 sq. . dbid. : « Traxeruni torti magica vertigine fili» ; Pline, H. N., XXVIII, xxvi1, 12: «L’anus de l’hyène. attaché av bras gauche, est un philtre si puissant. qu'il suffit que celui qui le porte regarde une femme pour être suivi par elle aussitôt...»;1d., XXX, x1ix, 2 : « Le sang de chauve-souris reçu sur des flocons de laine, et mis sous la tête des femmes, les excite à l'amour, ainsi que la langue d’oie prise en aliment ou en boisson. » 5. Ovid., Met., X, vers 397 :
« Seu furor est, habeo quae carmine sanet et herbis, x 6, Ovide, Am., III, VII, 27-28 :
« Num mea Thessalico languenti devota veneno, Corpora? num misero carmen et herba nocent? »
combats de Vénus... Et sa belle lui adresse ces reproches : « Qui te forçait, insensé, à venir malgré toi t’étendre sur ma couche? une magicienne d’'Ea, avec son aiguille et sa laine, t’a donc ensorcelé!?
Les amants trahis ne manquent pas de recourir à la Magie pour punir l’infidèle
€ Is dormiront l’un près de l’autre sans que Vénus interrompe leur sommeil, et l’araignée finira par tisser sa toile sur leur couche abandonnée?. »
On peut encore constater le succès dont jouissaient les sorcières auprès des amoureux déçus, dans les : Dialogi Meretrecii, de Lucien, auteur du u siècle. Il nous rapporte, notamment, la conversation de deux courtisanes, Mélissa et Bacchis, qui, abandonnées par leurs amants, les ont ramenées à elles au moyen de la Magie. De ce dialogue, Cagnat, dans sa conférence: La sorcellerie et les sorciers?, a extrait une scène très vivante, tout en suivant, d’ailleurs, de très près, le texte de Lucien :
« Il y a, ma chère, dit Bacchist, une excellente magicienne, Syrienne de naissance, robuste et vigoureuse, qui m'a jadis raccommodée avec Phanias, lequel, ainsi que ton Charinus, s'était brouillé avec moi pour une vétille. Après quatre mois entiers, elle l’a ramené auprès de moi par ses enchantements5. Elle ne prend pas cher; elle demande seulement une drachme et un pain. Il faut cependant apporter encore du sel, sept oboles, du soufre et un flambeau. La vieille les prend. On verse aussi du vin dans un vase, et c’est elle qui le boit. Il faudra encore que tu te procures quelque chose qui ait appartenu à ton amant : des habits, des chaussures, quelques cheveux ou d’autres objets analogues. Elle les suspendra à un pieu, brûlera du soufre dessous, répandra du sel sur le brasier en prononçant vos deux noms, le tien et celui de Charinus; puis, tirant une
1. Id., vers 79-80; cf. T'ibulle, I, v, 49 : « Quand j'allais goûter le plaisir, Vénus trahissait mon ardeur. Alors cette belle descendait de ma couche en disant qu’on m'avait jeté un sort. »