Cod. Th.; IX, xvi
38121, une autre loi énonce : « Il faut honorer la divinité par des prières pures, non la profaner par de coupables incantations diris carminibus.
b) Le Meurtre symbolique par envoûlement.
Le sorcier, dit M. Stoicesco? est encore désigné tout récemment en ces termes : l’homme qui fait fondre de la cire. C’est la forme de Magie dite « contagieuse » ou de substitution de la partie au tout. Le sorcier fabrique avec la cire l'effigie de son ennemi, puis il la frappe, la transperce de clous et d’aiguilles, lui brise les membres, l’expose au feu. Comme l'effigie s’est substituée à la personne, celle-ci ressent tout ce qu’endure son images.
On trouve, chez les poètes latins, des exemples d’envoütement. La sorcière, dit Ovidef « maudit les absents, pique des figures de cire, enfonce des aiguilles effilées dans un
TECOd ARENA
2. Stoicesco, dans les Mélanges Cornil, 1926, 2, p. 468 : La Magie dans l'ancien droit roumain.
3. « Ils ont fait une image à la ressemblance de mon image, ils ont imité ma figure », tablette Maklû, 1, 96; Fossey, La Magie Assyrienne, chap. VII, page 78.
4. Les sorciers brûlaient (Maklû, IV, 45); les sorciers noyaient (Maklû, IV, 37-38); les sorciers enterraient, emmuraient (Maklû, IV, 27-36: les images de ceux qu'ils voulaient faire périr. On pouvait aussi tuer l’image par le fer « tu tueras avec un glaive l’image de la labartû, dans la paroi du mur tu l’enterreras, dans la clôture tu l’enfermeras »; Fossey, op. cit., chap. VII, page 79.
5. Ce rite transmetteur est également employé dans le contre-charme. Il s’agit de faire passer dans l’objet. l’image ou l’animal, le sortilège dont on veut délivrer le possédé. « L’ensorcelé se lave les mains sur l’image de la sorcière : Maklû, VIII, 57, cf. Fossey, op. cit. chap. VIII, p. 82. Déjà, en liant magiquement la sorcière, on la rend impuissante : « J’ai ligotté ton corps, lié tes membres, enchaîné ta personne », MaklA, VIT, 66: Fossey, op. cit., chap. VID ep: 179
La transmission du mal à des animaux constitue le rite hébreu du bouc émissaire : Fossey op. cit , ch. VIII, p. 85. « Et Aaron mettant ses deux mains sur la tête du bouc vivant, confessera sur lui toutes les iniquités des enfants d'Israël et tous leurs forfaits, selon tous leurs péchés, et les mettra sur la tête du bouc, et l’enverra au désert par un homme exprès», Lev., XVI. Un texte rappelle la délivrance du possédé opérée par Jésus : « Et tous ces démons le priaient en disant : Envoie-nous dans des pourceaux afin que nous entrions. Et aussitôt Jésus le leur permit. Alors ces esprits immondes étant sortis entrèrent dans les pourceaux », Saint Marc, V, 12, 13; cf. Stoicesco, op. cit., p. 470. On peut retourner la mort par envoûtement en-découpant une poupée de bois qu’on habille et qu’on perce de sept clous.