Sen.. Med
« Adde venenis stimulos, Hecate, donisque meis semina flammae condila serva. »
Massonneau, | 7
Pour composer leurs philtres, les sorcières accomplissaient paraît-il, des sacrifices humains, surtout des sacrifices . d'enfants. ;
On sait que le meurtre par empoisonnement était sévèrement puni par la loi Cornélia, de 673 /81? dont, au ire siècle, Paul, ‘Sent, 1. V, ch. XXIII, Ad legem Corneliam, rappelle les principales dispositions, notamment en ce qui concerne les philtres amoureux? et les breuvages
magiques.
b) La Nécromancie.
« La nécromancie », dit Jobbé Duval5 constituait une
des variétés de la Magie.
L’évocation des morts sur les tombeaux était suffisante
pour qu’il y ait « crime de Magie », ainsi que le prouve la Constitution du 5 janvier 357, de l’empereur Constancef. « Beaucoup... osent dévouer des hommes paisibles aux mânes qu'ils évoquent, de sorte que chacun tue ses ennemis au moyen des arts magiques... » À ce moment, en Orient, un grand nombre de personnes furent condamnées «comme troublant le repos des mânes pour composer des malé-
fices »?.
Certes, les morts, et surtout ceux qui étaient réputés « malfaisants » étaient, pour le sorcier, l’instrument magique par excellences. Ils évoquaient leur esprit, le contraignaient à répondre à leurs questions° et à accomplir les maléfices souhaités. Souvent, les mânes ainsi interrogées, n'étaient autres que celles de la victime humaine, un
1. Horace, Epod., V. « C’est dans cette fosse que le malheureux enfant pareil au nageur dont la tête seule s'élève au-dessus de l’eau, doit lentement expirer, tourmenté du spectacle des mets placés devant lui, et renouvelés deux ou trois fois pendant le cours d’une éternelle journée, sa moelle dessé- chée, son foie flétri, composeront un philtre d'amour... »