‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 93 sur 227 · LXXVII · texte numérisé non relu

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enfant de préférence! que le nécroman venait d'immoler. Pour ne donner que quelques exemples, on peut rappeler celui : d'Heliogabale, qui interrogeait les entrailles des enfants?; de Maxence, sacrifiant, dans ce but, des enfants et des femmes ; du tribun Pollentien, coupable d’a voir éventré vive une femme enceinte, et d’avoir arraché son fruit de ses entrailles, afin d'évoquer les mânes de l'enfant, pour connaître le secret de la succession à l’empiret.

Les poètes, eux-aussi, nous révèlent la généralité de cette croyance en la puissance des sorciers sur les mânes. |

La prêtresse massylienne... « évoque les mânes pendant la nuit », dit Virgileÿ. HR

(.. MOI qui peux, par mes accents, rendre à la vie la. cendre des morts » proclame la Canidie d'Horacef..

. Et, avec le même auteur’, on voit les morts participer

au nt magique : er

« Canidie et Sagane commencèrent à gratter la terre avec leurs ongles, et à déchirer de leurs dents une jeune brebis noire; le sang en fut versé dans une fosse d’où les mânes devaient sortir pour répondre à leurs questions. »

Cependant, la puissance des sorcières était bien plus grande lorsqu'elles parvenaient à se procurer le cadavre, ou des débris de cadavre, notamment des ossements, ou . les elous qui avaient servi à attacher le supplicié à la croix et auxquels adhéraient des lambeaux de chair :

«Sur les tombeaux, dans les bûchers, on va prendre certaines dépouilles, des lambeaux de cadavres, pour conjurer les maux les plus affreux sur la tête des vivants... De

. Sur la puissance magique des aori, voir Jobbé-Duval, op. cit., p. 54 sq. Lampride, Hist. Aug., Heliogabale, 8.

Lenain de Tillemont, Emp. L'empereur Constantin. Ammien, XXIX, 2 : voir également le fait rapporté par Zacharie {Vie de Sévère); Paul Collinet, Hist. de l'Ecole de Droit de Beyrouth, p. 110 et mentionné, 2 part., ch. IV, p.

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