SCÈNE III
ROBERT, ALGEE-MAHAL.
Robert est entré rapidement pendant qu'Algee est resté auprès de la porte.
MaAHAL (avec effroi).— Le maître !
RoBErT.—Algee-Mahal, mon fils est dans ta demeure ?
MaHAL (cauteleux).—Maître, ne l’avez-vous pas rencontré ? |
ROBERT. - Non ! J'ai quitté les comptoirs anéantis, je me rends au fort Victoria. Pourquoi me demandes-tu si j'ai rencontré mon fils ?
MaAHAL (même jeu.—Parce que le jeune maître vient de partir pour se rendre jusqu’au bord de la mer, afin de passer sur le navire en rade. Me
RogerT.—Il a bien fait d'agir ainsi; molI, Je
cours au fort Victoria. | :
MauaL.—Si vous voulez l’atteindre, hâtez-vous,
maître ; les sujets de Rao-Sangor se répandent dans la jungle, et bientôt le passage serait dangereux, hâtez-vous |
RoBERT.—Il est prudent que tu éclaires la route ; va, et reviens au plus vite me dire si je puis traverser, sans trop de risques, le court espace qui me sépare du fort. Eh bien ?
MaHAL (yetant un regard vers le caveau et sortant à regret).—J'obéis, maître. Je suis votre esclave dévoué. (Z7 sort.)