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trembler, frémir, hurler d’épouvante. ton père, en mourant... l’a répété trois fois, et ses lèvres l'ont exhalé sur ton front, avec son dernier SOUpIr.
PATRICE (avec un éclat terrible) —Ah! Dieu du ciel! Ce nom prononcé par mon père à son dernier soupir. Robert !!! (Axe explosion.) Aveugle que je suis !... Il me crache sa haine et sa rage à la face et je ne devine rien !... Il me torture, il me raille, il m'outrage, et je ne comprends rien! Robert !.. nom que je chérissais !.. Robert! nom abhorré, nom maudit, traître et lâche !.. Assassin !... Fratricide !.…
ROBERT (avec éclat). —Le voilà, le prêtre qui pardonne ! |
PATRICE (qui s'avançait, menaçant, contre Robert, s'arrête tout à coup sur celte parole, se couvre le visage de ses deux mains, dans l'attitude d'un profond désespoir. Puis il fléchit le genou, et se relève. Îlse contient à peine. Voix altérée, faible, tremblante).—Le prêtre! C'est vrail... Je suis prêtre !. Dieu m'a revêtu du pouvoir de lier et de délier !.. J'ai failli l'oublier.
ROBERT (accablé). — Maudissez-moi, accablezmoi !.. Je suis indigne de miséricorde !
PATRICE (en pleurant).—Cloué sur la croix, le Maître appelait sur ses bourreaux le pardon de son père |... Et moi, je repousse le calice !... O Dieu, mon Dieu... inspirez-moi !
ROBERT (4wmble et triste).—J'étais aveugle et fou... jusqu’à la fin !... Je vous ai outragé, Patrice !.. Condamnez le malheureux qui va mourir.
PATRICE (avec un grand cri).— Mourir |
RoBEert.—Je n’ai pas le droit de vivre. La tête d'un innocent est tombée sous le glaive du bourreau pour sauver la tête du coupable, la mienne,
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L'arrêt du rajah est juste... Le sang veut du sang ! Abandonnez-moi à ma destinée.
PATRICE (#ransfiguré).— Vous repentez-vous P
RoBERT (/rémissant).—Je me repens.
PATRICE (avec exaltation).—Un acte de foi !
RoBerr (féchissant le genoui.—]Je crois au Dieu qui pardonne |
PATRICE.—-Au nom de ce Dieu, le prêtre vous absout !... Au nom de ce Dieu, le fils vous pardonne.
ROBERT (exa/fé).— Voilà le prêtre qui se venge !.…. Justice, tu n’es pas un vain mot! Patrice... mon père! (4 ce moment la porte s'ouvre et livre passage au rajah et à sa suite. C’est l'aube. Robert se relève.)