‹ Le cuirassier blancChapitre 9 sur 11 · NOBLE DAME S AVILI A · texte numérisé non relu

NOBLE DAME S AVILI A

lui tirait ses bas, son corps de jupe, et la peignait longuement pour la nuit. Savilia découvrait ses épaules et sa poitrine, ôtait un à un tous ses vêtements, jusqu'à paraître nue. Alors, raillant amèrement les cheveux longs, les ongles sales et le délabrement du captif, elle lui faisait voir ses bras, sa gorge, son dos, tout son corps blanc et poli, en souples attitudes, étirant et cambrant sa nudité. Giudice, d'abord comme ivre, fermait les yeux en serrant les dents, si pâle qu'il paraissait près de s'évanouir ; puis invinciblement ses paupières se rouvraient, et il fixait ses prunelles sauvages sur celte belle chair vivante.

— Regarde, lui disait Savilia, regarde bien ! N'est-ce pas un régal pour si laid visage ?

As-tu pu croire vraiment que tu posséderais mon corps et mon amour ? que tu caresserais ces cheveux, que tu baiserais cette bouche, que tout mon être serait tien ? Tu Tas cru, vraiment ! tu Tas cru ?

Et, haussant les épaules, elle éclatait de son rire aigu, avant de disparaître.

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