‹ Le cuivreChapitre 158 sur 175 · I-age. SS · texte numérisé non relu

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fondre, qui sont amenées à un état de fluidité complète et coulées ensuite en barres.

Laminoir. — Le laminoir (fig. 91) se compose, d'une série de cages formées de puissants bâtis en fonte, solidement encastrés dans le sol, entre lesquels se trouvent des cylindres horizontaux en fonte dure ou en acier. Ces cylindres présentent à leur surface une série de cannelures qui, correspondant à celles des cylindres voisins, laissent entre eux des ouvertures de formes variables et de surfaces décroissantes entre lesquelles la barre de métal vient passer et s'allonge successivement.

Généralement, les cylindres sont associés trois par trois, ce qui permet à deux équipes d'ouvriers lamineurs, placées de part et d'autre du laminoir de faire repasser la barre en utilisant son retour. On appelle cela faire serpenter la barre; car, lorsqu'elle est amenée à un diamètre suffisamment petit, un même bout peut être engagé simultanément dans plusieurs cannelures et ainsi serpenter entre elles.

Les laminoirs se succèdent entre les diverses cages sur une même ligne, qui commence par les cylindres ébaucheurs, à grosses cannelures, et continue par les cylindres finisseurs, qui réduisent progressivement le diamètre jusqu'à l'amener à l'état du fil dit en machine. Ce fil peut arriver jusqu'au diamètre de 8 millimètres. Les deux séries de cylindres, actionnées par des pignons, tournent à des vitesses diflférentes réglées par

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l'effort auquel le métal doit être soumis. Ces vitesses sont variables. AAngouIême, les cylindres ébaucheurs tournent à quarante tours par minute, les finisseurs à quatre-vingt-dix tours.

La forme des cannelures n'est pas toujours la même. L'opération du laminage a pour but d'allonger le métal par l'allongement même de ses fibres, et il faut pour cela qu'il subisse une sorte de pétrissage violent qu'on n'obtient qu'en passant d'une forme de cannelure à une forme différente.

Tréfile rie. — Le tréfilage est la dernière des opérations que subit le fil. La figure 93 montre la vue d'un banc de tréfilage. Le fil sorti du laminoir est passé à la filière d'acier. Cet instrument est formé d'une plaque d'acier dur, à grains très fins, dans laquelle on a préalablement percé un ou plusieurs trous d'un diamètre égal à celui des fils qu'on veut obtenir. On engage dans ce trou l'extrémitié du fil préalablement appointée, comme on le fait pour un fil de coton, qu'on introduit dans le trou d'une aiguille. Cette extrémité est saisie par une mâchoire, qui tire le fil et Foblige à traverser la filière en diminuant de diamètre. Le fil, à la sortie de la filière, est enroulé sur une bobine, qui est animée d'un mouvement de rotation et qui en fait une couronne comme celles qu'on voit par terre dans notre dessin. Cette couronne, portée à son tour sur une autre bobine, traversera une filière d'un diamètre plus petit et ainsi de suite jusqu'à ce que le fil ait

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