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TRÉFILERIE

été descendu au diamètre voulu. Chacune de ces opérations s'appelle une passe de tréfilerie.

On conçoit que l'effort du fil sur la filière doit avoir pour conséquence d'élargir le trou de celle-ci, quand on s'en est servi un certain temps. Les filières sont donc assez rapidement hors d'usage.

On arrive aies faire servir de nouveau par une opération de battage au marteau, qui rapproche les molecules de l'acier et diminue le diamètre de l'ouverture. On peut ainsi l'élargir de nouveau au diamètre voulu. Avec les filières d'acier, on ne descend guère au-dessous du diamètre d'un millimètre.

Au delà, comme les fils deviennent très délicats à fabriquer et qu'il faut qu'ils aient un diamètre rigoureusement exact, on emploie des filières inusables, faites avec des pierres dures, saphirs et diamants, sertis dans des disques de laiton.

L'ouverture de ces filières est très difficile à pratiquer, en raison de la précision qu'elle exige et de la dureté de la matière à percer. L'outil employé est un foret en acier enduit de poussière de diamant. Il est quelquefois nécessaire de recuire les fils en cours de tréfilage pour les ramollir et faciliter le travail.

Au sortir de la filière, le fil de cuivre, graissé par de Teau de savon, est doré, brillant et élastique. La cuisson lui donne une couleur mate et rouge ; il est alors malléable et susceptible d'un allongement considérable. Suivant les exigences de la clientèle et les applicr

lions ^ auxquelles les âls sont destinés, on les livre sous l'un ou l'autre état .

Etamage, — Les fils de cuivre sont souvent étamés. En particulier, toutes les fois qu'ils doivent être isolés par un enduit de caoutchouc, cet étamage est indispensable ; le caoutchouc est en effet vulcanisé, c'est-à-dire mélangé à du soufre, qui, si on le laissait au contact du cuivre, ne tarderait pas è former un sulfure, qui détruirait peu à peu le fil. C'est pour cette raison qu'on couvre les fils d'une couche d'étain, métal moins attaquable que le cuivre. L'étamage est une opération très simple, il suffit de dérouler le fil dans un bain d'étain fondu, qu'il traverse à une vitesse calculée suivant l'épaisseur que doit avoir la couche; au sortir du bain, le fil passe à travers une gaine d'amiante, qui frotte sa surface, enlève l'excès d'étain, et fait disparaître les rugosités qui le couvrent.

Les fils de cuivre ou de bronze employés dans l'industrie ont un diamètre variant de 0""^,5 à 6 millimètres.

Les fils dont le diamètre dépasse 6 millimètres sont raides et difficilement maniables, à cause de leur gros diamètre. Ce ne sont plus des fils, ce sont des tringles. Les fils dont le diamètre est inférieur à 0™"»,5 portent le nom de fils jauge- carcasse; on ne les utilise que pour des applications tout à fait exceptionnelles, à

* Voy. Lazare Weiller etH. Vivarez, Traité général des lignes et transmissions électriques^ Paris, 189i^.

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