‹ Le cuivreChapitre 160 sur 175 · CONDUCTIBILITE ELECTRIQUE DU CUIVRE · texte numérisé non relu

CONDUCTIBILITE ELECTRIQUE DU CUIVRE

cause de la difficulté de leur fabrication. La maison Mouchel a exposé, à l'Exposition universelle de 1889, des fils de cuivre, allié à 10 pour 100 d'arsenic, tréfilés dans une filière de 17 millièmes de millimètres. Ces fils ont une résistance électrique de 2052 ohms par mètre, ce qui a permis de constituer des lignes artificielles d'une résistance telle qu'on n'aurait pu les faire avec des fils de résistance et de diamètre ordinaires.

Conductibilité électrique du cuivre et de ses alliages. — Le cuivre est le seul métal qui permette la transmission de l'électricité dans des conditions économiques; dans l'échelle des conductibilités électriques, il a un seul rival, l'argent, qui est écarté de toutes les applications industrielles en raison de son prix.

Le fer et l'acier, qui pendant de longues années ont seuls serviaux canalisations électriques, sontinsuffisants pour la transmission par les câbles sous-marins et pour la téléphonie.

Tous les cuivres fournis par le commerce sont loin d'avoir la même conductibilité électrique. Un exemple intéressant de ces difierences est fourni par les circonstances qui ont accompagné la construction des premiers télégraphes sous-marins, il y a trente ans environ.

Des fils de cuivre avaient été livrés par différents fournisseurs h la Outta-Percha Company. Grand fut Tétonnement de sir William Thomson, qui avait été chargé de leur examen, lorsque, en prenant dans la masse cinq échantillons, il trouva que leurs conducti-

bilités relatives étaient proportionnelles aux nombres suivants :

52; 71,3; 84 J; 86,4; et 102.

Le professeur Hofmann soumit des échantillons de ces différents âls à une analyse minutieuse et reconnut qu*ils contenaient des proportions variables d'éléments étrangers.

Le cuivre correspondant au nombre 42, contenait 98,76 pour 100 de cuivre et renfermait dufer, du nickel, de l'arsenic et de Toxygène ; le cuivre de seconde qualité, de conductibilité 84,7 ne présentait pas d'arsenic, et contenait 99,20 pour 100 de cuivre ; les cuivres immédiatement supérieurs, de conductibilité 84,7 et 8ô,4eD contenaient 99,53 et 99 pour 100; les impuretés étaient uniquement formées de fer et d'oxygène sans trace de soufre. Enân, dans le cuivre correspondant au nombre 102, il y avait 99,9 pour 100 de cuivre, et 0,1 pour 100 d'impuretés. Ces analyses montrent quel intérêt il y a pour les électriciens à exiger des fabricants du cuivre chimiquement pur, puisque la variation de la conductibilité tient surtout à la présence de matières étrangères, dont l'élimination dépend de la perfection de l'affinage auquel le métal est soumis. Les cuivres affinés parrelectrolyse,qui sont chimiquement purs, se prêtent mieux aux usages électriques que les cuivres affinés par une opération métallurgique.

La pureté du métal employé par les tréfileurs ne suf

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