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BRONZE DES CLOCHES

composé ordinairement de 78 parties de cuivre et de 22 parties d'étain ; sa couleur est blanc- jaunâtre ; il est dur, cassant et se laisse difficilement attaquer à la lime.

Les cloches anciennes, fabriquées rarement avec des métaux neufs, contiennent souvent des métaux nuisibles à leurs qualités, qui proviennent des vieux bronzes ayant servi à leur fabrication, notamment du zinc, du fer et du plomb.

Elles contiennent rarement de l'or et de l'argent, bien que les récits populaires racontent que des âmes pieuses aient apporté à la fusion de certaines cloches des objets précieux en or et en argent, en vue d'obtenir des indulgences. M. Guettier, dans son beau livre sur la fonderie^, cite la composition de la cloche du beffroi de Lyon, dite cloche d'argent, dans laquelle la tradition indiquait une quantité considérable de métaux précieux. L'analyse des chimistes de la Monnaie de Paris a donné comme composition de cette cloche :

Cuivre 71

Etain 26

Zinc 1,8

Fer 1,2

Elle ne contenait donc aucune trace d'argent ; il est probable que les fondeurs ont été assez habiles pour faire passer les métaux précieux, que les esprits crédules leur apportaient, dans des foyers moins brûlants que leur fournaise.

* Guettier, Le Fondeur en métaux^ Paris, Bernard et C*o.

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Le zinc à petites doses ne diminue pas la sonorité des cloches ; il rend Talliage plus dur et plus fusible, et a Tavantage de le rendre plus économique. Le plomb, au contraire, même en quantités très faibles, enlève au métal des cloches une partie de sa sonorité et de sa dureté.

Le métal des cloches doit être dur, ferme et résistant ; mais sa bonne qualité ne suffit pas pour assurer la sonorité, qui est subordonnée à des conditions très délicates de tracé, de moulage et de coulée.

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