‹ Le cuivreChapitre 93 sur 175 · GISEMENTS DU CHILI ET DE LA BOUVIE · texte numérisé non relu

GISEMENTS DU CHILI ET DE LA BOUVIE

un ciment talqueux et imprégnés de sulfures de cuivre (fig. 5). La répartition des minerais dans le filon est très irrégulière; ils se présentent sous forme d*amas et de boules, atteignant quelquefois un volume de plusieurs mètres cubes, reliés les uns aux autres par des veines métalliques; l'intérieur de ces masses de minerai est formé de pyrite de cuivre, qui est remplacée vers l'extérieur par du cuivre panaché. La surface des amas est même assez souvent recouverte par de la chalcosine et du cuivre natif. M. de Launay pense que la serpentine formant le remplissage du filon est le produit de l'altération d'une roche cuprifère et que ce métamorphisme, accompagné de glissements le long des parois du filon, aurait amené la concentration en boules, du cuivre primitivement répandu dans la masse.

Le gisement du Monte Catini o£fre l'exemple d'un amas cuprifère traversant une masse de roches éruptives; cette nature de gisement est assez rare; on trouve au contraire beaucoup plus fréquemment des minerais de cuivre qui se sont concentrés non dans les roches basiques, mais dans leur voisinage immédiat sous forme de filon de contact entre ces roches et les terrains encaissants. Les gisements de cuivre du Chili et de la Bolivie appartiennent à ce type.

Gisements du Chili et de la Bolivie. — Dans le nord du Chili, on rencontre dans la Cordillière de la côte des filons de direction générale est-ouest, qui sont en contact avec des diorites et des syénites et j

l'effort auquel le métal doit être soumis. Ces vitesses sont variables. A Angoulême, les cylindres ébaucheurs tournent à quarante tours par minute, les finisseurs à quatre-vingt-dix tours.

La forme des cannelures n'est pas toujours la même. L'opération du laminage a pour but d'allonger le métal par rallongement même de ses fibres, et il faut pour cela qu'il subisse une sorte de pétrissage violent qu'on n'obtient qu'en passant d'une forme de cannelure à une forme différente.

Tréfilerie. — Le tréfilage est la dernière des opé~ rations que subit le fil. La figure 92 montre la vue d'un banc de tréfilage. Le fil sorti du laminoir est passé à la filière d'acier. Cet instrument est formé d'une plaque d'acier dur, à grains très fins, dans laquelle on a préalablement percé un ou plusieurs trous d'un diamètre égal à celui des fils qu'on veut obtenir. On engage dans ce trou l'extrémitié du fil préalablement appointée, comme on le fait pour un fil de coton, qu'an introduit dans le trou d'une aiguille. Cette extrémité est saisie par une mâchoire, qui tire le fil et l'oblige à traverser la filière en diminuant de diamètre. Le fil» à la sortie de la filière, est enroulé sur une bobine, qui est animée d'un mouvement de rotation et qui eo fait une couronne comme celles qu'on voit par terr^ dans notre dessin. Cette couronne, portée à son touf sur une autre bobine, traveT^et^ \xiife ÇLV\ft\:^ d'un dia^ mètre plus petit et ainsi àe sxxVle'^w^oivv'^ ^^ a;vv^\^ ^ ^

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