‹ Le cuivre, sa production et son commerce aus États-Unis, son marché en 1907Chapitre 20 sur 25 · XIV. LA BAISSE DU CUIVRE DURANT LE PRINTEMPS · texte numérisé non relu

XIV. LA BAISSE DU CUIVRE DURANT LE PRINTEMPS

ET l'Été de 1907

Le mardi 14 mars 1907, la Bourse de New-York fut le théâtre d'une « panique » qui, loin d'être suivie, comme généralement, d'une reprise plus ou moins rapide, s'accentua encore par la suite. Nous n'avons pas à indiquer les causes multiples de ces" événements; disons seulement que les cours des valeurs avaient été trop poussés, que les capitaux disponibles étaient rares, et que la première nouvelle pessimiste, l'annonce d'une lutte du gouvernement américain contre les compagnies abusant le plus effron-

tément de leur force, suffit à entraîner de nombreuses et brusques réalisations. Les valeurs cuprifères notamment furent atteintes par la tourmente.

Là est la cause originaire de la baisse du cuivre. C'est à tort qu'on l'a rapportée à la hauteur fantastique des prix et à la place de Londres en particulier.

Sans doute, la consommation ne pouvait pas payer indéfiniment 25 cents la livre de cuivre electrolytic; ce cours augmentait trop le coût de revient de nombreuses marchandises pour n'en pas paralyser la vente en temps de stagnation ou même en circonstances normales. Mais le moment était-il venu où une baisse des prix devenait fatale ? Ceci paraissait plus douteux. La situation économique demeurait excellente. Les Etats-Unis se relèvent assez rapidement des « paniques », qui ne font souvent qu'abaisser le niveau des valeurs à la Bourse ; ils y sont même si habitués que les industriels américains ne s'émurent pas profondément tout d'abord des événements du printemps de 1907.

A Londres, le « Standard » qui était coté é 110.7.6 la veille de la « panique » de Wallstreet (13 mars), vit son cours baisser beaucoup durant la seconde moitié de ce mois, surtout à la séance du 25 mars (diminution de ê5.5en disponible et de€ 4. 15 àterme), pour atteindre i 91 aux premiers jours d'avril. Or, tandis que l'on pratiquait en Angleterre des ventes à £91, dont la parité est 20 cents aux Etats-Unis, des transactions se faisaient encore dans ce dernier pays aux environs de 26 cents ! Cette situation provenait, peut-être en quelque mesure, du pessimisme qui régnait à Londres; elle provenait, en tout cas, de nombreuses liquidations de positions de la part des

détenteurs de warrants : la preuve en est que le disponible demeurait plus élevé que le terme.

Les producteurs et les marchands de cuivre d'Amérique ne s'en alarmèrent pas beaucoup. Les arbitrages de Londres ne pouvaient pas prendre une grande importance; on s'attendait bien à un ralentissement des exportations, mais les stocks étaient si peu considérables en Europe que cette diminution ne serait, croyait-on, que momentanée. Toute résistance de notre part n'augmenterait-elle pas l'autorité de New- York ! Au mois de mai, du cuivre à destination de l'Angleterre fut payé à New-York 25 cents ; au début de juin, un acheteur qui offrait 25 cents et 1/2 par livre pour 100.000 livres de « Lake » ne put trouver de contre-partie. Les cours que nous rapportons cidessous, donnent une idée peu exacte de la situation dans le trafic effectif; les prix pratiqués dans le commerce furent longtemps plus soutenus, pour fléchir, nous le verrons, brusquement parla suite.

Cours moyens du cuivre à New-York durant les neuf premiers mois de 1901

Lac

Janvier 24.525

Février 25,25

Mars 25.61

Avril 25.025

Mai 24.965

Juin 23,95

Juillet 22.07

Août 19,295

Septembre.. 16.09

iE EN MÉTAUX

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