ET LE CULTE EXTERIEUR. J
une perfection essentielle et intrinsèque dont aucun être créé ne saurait mesurer la grandeur. Il y a en outre entre Dieu et la créature des relations intimes ; tout vient de lui, tout est conservé par lui, tout doit retourner à lui ; il est le premier principe et. la fin dernière de toutes choses ; c'est en lui que nous avons la vie, le mouvement et l'être, comme s'exprimait l'apôtre saint Paul devant l'aréopage (x) ; l'homme dépend de Dieu comme les autres êtres créés, et par conséquent il doit, en sa qualité d'être raisonnable, reconnaître l'infinie perfection de Dieu et sa dépendance complète vis-à-vis de lui ; de là aussi découle pour l'homme une obligation morale d'adorer Dieu, de le remercier de ses bienfaits et de lui demander ses faveurs. Le culte de latrie consiste précisément dans ces actes de l'intelligence et de la volonté par lesquels nous reconnaissons l'excellence suprême de Dieu et les grâces innombrables dont il nous a comblés, en même temps que notre dépendance vis-à-vis de lui, nos fautes journalières et le besoin continuel de l'expiation.
Mais ce culte intérieur doit se manifester extérieurement par certains actes de religion. Il est dans la nature même de l'homme d'exprimer au dehors les convictions qui l'animent, les sentiments dont son cœur e^t profondément pénétré. Sans doute Dieu est esprit et veut être adoré en esprit et en vérité ; mais
(1) Act. XVH, 28.