‹ Le culte de Neit à SaïsChapitre 8 sur 25 · Renaudot^ Liturg. oriental, p. 374, et passim · texte numérisé non relu

Renaudot^ Liturg. oriental, p. 374, et passim

TEuphrate. Les laonophygites étaient de beaucoup les plus nombïeux en Egypte. D y avait cependant des OTtkodoxes, que l'on appelait melchites^ qui eurent pendant la plus grande partie du temps des patriarches et, daxïs beaucoup de villes, des évêques de leur communion. Sais en eut sans doute comme les autres; mais nous ne trouvons pas leurs noms cités dans les documents ^).

Les auteurs arabes vont nous fournir, à leur tour, des renseignements d'un autee ordre sur l'état de Sais à l'époque de la domination musulmane.

C'est d'abord le géographe commerçant Ibn-Haukal, qui parcourut pendant 28 ans toutes les contrées conquises

1) Parmi les scènes de violence auxquellM donna lieu Tinvasion arabe, Jean de Nikiou en rapporte une, qui eut précisémemt la ville de Sais pour théâtre. Après la prise de Kebryas d'Abyàda, abandonnée par les soldats de DiHttentianus, les musulmans vinrent à Nikiou, s'emparèrent de la ville, massacrant tous ceux qu'ils rencontraient d^ms la rue et dansi les églises, hommes, femmes et en&nts, sans épargner personne. Us allèrent, ajoute le chroniqueur, dans d'autres localités, les saccagèrent et tuèrent tous ceux qu'ils trouvaient. Dans la ville de Sa (Sais), ils rencontrèrent . Esqoûtâos et ses gens, qui était de la &mille de Tkéodore le général, dans un clos de vignes, et ils les massacrèrent. V. la trad. de M. Zotenberg, ^Notices et extr. des MS. p. 568).

Dans la première partie de sa Chronique, Jean de Nikiou raconte une légende qui a tmit à la conquête de Cambyse, mais qui fait bien voir l'importance qu'on attribuait à Sais parmi les villes du Nord de l'Egypte. Un capitaine égyptien Phouâd s'était distingué dans une expédition ^te par le Phai*aon en Syrie et en Ass3rrie. Il avait pris quatre des fils de Cambyse et ses femmes, brftlé leurs demeures, pillé leurs richesses, et il avait tout emmené dans la viUe de Memphis, oi!i il fit eitferm» les prisonniers dans le palais du roi. Lors de l'invasion de Cambyse, il est tué dans un combat. Aloi*s les Egyptiens, découragés parcequ'ils n'avaient plus de capitaines comme Phousid, se retirent dans la ville de Sais, dont les fortifications et les remparts, dit la Chronique, étaient plus solides que ceux des autres villes. Cambyse de nouveau attaqua cette ville , s'en rendit maître et la détruisit. Il conquit alors toutes les villes de la Basse-Egypte, etc. (Y. Zotenberg, p. 392). Ce sont là des traditions assm'ément &ntaisistes, mais qui font voir l'opinion qu'on avait, au temps de Jean de Nikiou, c'est-à-dire au VI* siède après J. C, de l'importance de Sais.

à la foi de rislam, depuis l'Atlantique jusqu'à Tlndus, et qui écrivait vers 976 après J. C. En décrivant le cours de la branche de Rosette , il place sur le bord oriental la ville de 8a ^ «qui est la résidence d'un gouverneur et qui renferme une mosquée de premier rang, un grand nombre d'%lises et de marchés. On y voit, ajoute-t-il, des bains construits sur la source appelée la Fontaine de Moïse ^). » Saïs était donc restée une grande ville, où les deux cultes étaient paiement en honneur, et il semble qu'elle n'avait point déchu de son importance commerciale. Elle était toujours le centre d'un district assez considérable, puisqu'un Manuscrit arabe (N^. 698) cité par Quatremère, nomme, dans la province de Garbiyeh : Sa et ses villages *).

D'autre part, Makrisy, qui passa en Egypte la plus grande partie de sa vie, de 1360 à 1442, et qui en parle à plusieurs reprises, «atteste que son territoire comprenait soixante-treize bourgs, sans compter les villages. ')».

Nous arrivons ainsi jusqu'à la seconde moitié du XVe siècle. A quelle époque Saïs fut-elle définitivement détruite? C'est un point qu'il serait difficile de préciser. S'éteignit-elle lentement, sous le règne des sultans mameluks, victime de l'influence destructrice que l'islamisme porte partout avec lui, et devint-elle, comme tant d'autres cités égyp-

i) Quairemèrey Héia. géogr. et histor. rair TËgypte, I, âdi.

2) Edrisy (1099—1164), dans sa Descr. de TAfrique, lui donne par erreur le nom de Sah «Lo , et marque sa place sur la rive orientale du Nil. ' Mdrisii Descriptio Africae, éd. Hartmann, p. 432.

3) QbMiremère, loc. dt. (MS. ar. C. T. 1 fol. 58 recto, 99 recto^. Renaudot^ Liturg. oriental. T. I, p. 456. — Le dénombrement déjà cité (MS. ar. 693) mentionne un lieu nommé Mahalleh-Sa, le bourg de Sa, qui était situé de l'autre côté du Nil, dans la province de Bahirah. — Abdal-Latif , qui séjourna en Egypte au XlIIe siècle de notre ère et qui nous a laissé une description si enthousiaste des ruines de Memphis et d*Héliopolis, ne parle pas de la ville de Saïs,

tiennes, une simple carrière où les pauvres habitants des villages voisins vinrent chercher les pierres et les briques nécessaires à l'entretien de leurs mosqu^s et de leurs maisons? Cette hypothèse est peu probable. On a constate, en certains parties de l'enceinte, encore aujourd'hui très reconnaissable, des traces d'incendie sur les murs^). Nous serions donc porté à croire qu'elle fut soumise, à la suite d'une révolte ou de quelque autre événement de ce genre, à une dévastation générale, dont la date nous échappe.]

Dans la seconde partie du XVlIe siècle, elle n'est plus et probablement depuis un siècle ou deux, qu'un simple village. Vansleb, qui visita l'Egypte en 1678, donije, d'après un ancien Manuscrit copte, la liste des nombreux évêchés que renfermait autrefois l'Egypte, et il y fait figurer Sa. Mais il constate qu'il n'en reste de son temps que dix-sept') et Saïs ne paraît plus dans cette nomenclature.

Il en est de même à l'époque du père Sicard, qui fit partie de la Mission d'Egypte depuis 1709, en prit la direction un peu plus tard et mourut de la peste au Caire en 1727. Ce Jésuite, qui étudia avec soin la contrée qu'il était chargé d'évangéliser , a laissé de remarquables relations de ses voyages dans les Mémoires des Missions du Levant % Il y publia aussi le plan d'un grand ouvrage sur l'Egypte ancienne et moderne, que reproduit le Mercure de 1 727 *) , mais qu'il ne put malheureusement achever ni publier. Au chapitre HE, intitulé: «Le Delta avec Rosete et Damiete, les sept embouchures du Nil», il se proposait de découvrir et de fixer l'emplacement des ruines de

1) Isamherty Itinéraire de l'Orient, 4878, p, 297.

2) Du temps du P. Sicard, on n*en comptait plus que dix.

3) Tomes II, m. V.

4) Numéros de Janvier et de Février.

Tanis , Sais , Bute , Meudes , Atarbethis , Thmuis , Héraclée, Peluse, Xoïs, SebennytuS; Busiris, Cercasore, etc.; une carte particulière annexée à ce chapitre devait figurer la route détaillée du Caire à Rosette et du CaireàDamiette, par le Nil. S'il ne put mener à bien la grande œuvre qu'il avait conçue, il laissa du moins une carte importante, dressée au Caire en 1722. Elle fut confiée par le roi à d'Anville, qui, dans la préface de son célèbre Mémoire sur l'Egypte (1766), avoue en avoir fait un grand usage. D'Anville estime les conjectures du P. Sicard téméraires sur plusieurs points, parcequ'il avait prétendu déterminer la position de toutes les villes anciennes, sans tenir compte des impossibilités que présente parfois une telle entreprise. Pour ce qui est de Sais, d'Anville observe avec raison, en s'appuyant sur le témoignage de Strabon, que Saïs était à quelque distance du fleuve et à TOrient ainsi que Naucratis, et il rectifie ainsi heureusement la carte du P. Sicard 1).

L'inexactitude qu'il relève chez son devancier provenait sans doute de quelque erreur de dessin plutôt que de l'ignorance du véritable emplacement de Sais. Car le P. Sicard avait parcouru, à plusieurs reprises le Delta, et les restes de l'antique cité étaient facilement reconnaissables pour le voyageur. Ils ont conservé jusqu'à nos jours un caractère imposant, qui la signale dès l'abord à l'attention de ceux qui visitent la Basse-Egypte.

Le danois Carstens Niebuhr, qui fut chargé par son gouvernement d'une mission dans les pays orientaux et qui parcourut l'Egypte entre les années 1762 et 1767, nous a laissé de ses voyages une relation intéressante et fertile en

1) D'Anville^ Mém. sur l'Egypte, p. 79.

renseignements variés. Dans sa descriptfon du Delta, après avoir parlé d'Alexandrie , de Canope , voisine de la ville moderne de Raschid, il signale des ^^indioes d'une and^me ville près de Mentube8>> et il ajoute: «c Outre cela, on voit encore aujourd'hui de grands monceaux de ruines près de SalAadsJar^ dans le Delta. Le nom de ce village, dit-il, est un nom arabe; mais la ville qui autrefois le portait doit avoir fleuri dès le temps des andais Egyptiens. Je vis à Bulak un grand coffi*e, chargé d'une multitude de caractères hiéroglyphiques; on l'avait transporté de Salhadêjar. J'y fis un voyage ex{»rès, de Eahira, sur ce que l'on m'avait a»suré qu'il y avait encore beaucoup de monuments anciens et superbes. Mais je n'y trouvai que les indices d'une grande ville, dont je viens de parler > et Kjuelques colonnes de la même figure que celles que Norden et Pockocke ont dessinées dans la haute-%ypte» et dont les pauvres habitants de ce village avaient étayé leurs maisons» ^). Ces ruines sont évidemment celles de Saïs, et le village est celai de Ssa-el-Hagar, qui existe encore aujourd'hui.

Le grand ouvrage de la commission d'Egypte ert beaucoup plus exjdicite. 6uid& par les indications de Strabon, du Père Sioard, de d'Anville, Jollois etDuboys-Aymé,qui ont écrit le chapitre concernant les «^principales ruines situées dans le Delta", reconnaissent et prouvent jusqu'à l'évidence que l'emplacement de l'ancienne Saïs est voisin de Ssa-el-Haggar, village placé à 6000 mètres de l'embouchure du grand canal de Chibyn-el-Koum dans la branche de Rosette. Avant d'y arriver, ils rencontrent déjà, dans les villages d'Asdymeh et de el-Nahâryeh des monceaux con-

4) C. Niehuhr ^ Voyage en Arabie et d'autres pays ciroonvoîsins. T. 4. p. 78.

sidârables de briques de grande dimension et, lorsqu'ils ont passe Ssa-di-Ha^ar, ils se trouvent en présence de raines qui couvrent un espace énorme. Ce sont d'abord, au N.- N.-E., deux monticules de terre et de briques crues, recouverts de fragments de potaîe, et qu'on exploite pour fournir des engrais aux champs de dourah.

^rPltts loin est une vaste enceinte, construite entièrement en briques cames ; elle a une épaisseur de plus de 15 mètres, et elle surpasse e^ hauteur les plus grands ouvrages du même genre qui exista dans tout le pays, particulièrement dans la haute-Egypte. Elle a 880 m. de long et 720 de large. Les pluies d'orage, quoique rares dans la contrée, ont Cendant laissé des traces de leur écoulement sur ses parties apparentes; mais les espèces de ravins qui se sont formés n'empêchent point de reconnaître encore, actuellement même, l'ancien parement des murs, ^t on distingue aisémettt des briques qui ont jusqu'à 40 centimètres de longueur et 20 centim. d'^isseur. Leur appareil est bien marqué • . . . Au milieu de l'enceinte se trouve un éuOTme monceau de briques crues, d'oii l'on domine toute la plaine environnante. Il est extrêmement probable que ce monticule renfermait autrefois quelque grande construction, un temple peut-être, ou une habitation royale. On n'y voit plus maintenant que qudiques pans de muraille; les petites dimensions des briques indiquent assez que ce sont les restes de constructions très-modernes. Fresque partout on rencontre des tesscms et des débris de poterie, ainsi que dans les villes abandonnées. Nous n'avons ap^u à la surface du sol aucun reste remarquable d'architecture; mais, si l'on faisait des fouilles dans les monticules de décombres, il est presque certain qu'on trouverait des débris de monuments importants

«Quoique rancienne métropole du Delta soit presque entièrement ruinée , les dévastations qu'elle a éprouvées sont cependant bien moins considérables que celles qui ont fait disparaître Memphis, cette seconde capitale de TEgypte, dont le bouleversement a été tel que, pendant longtemps, on a été indécis sur son emplacement >> ^).

Champollion en 1828 , fut vivement frappé lui aussi de l'aspect que présentaient encore les ruines de Saïs. L'impression qu'il en ressentit est rendue avec beaucoup de bonheur dans la troisième de ses Lettres écrites et Egypte et de Nubie (p. 40) :

«Le 16 septembre, écrit-il, à six heures du matin je trouvai en m'éveillant le maasch amarré dans le voisinage àe Ssa-el-Hagar, où j'avais recommandé d'aborder pour visiter les ruines de Sais, devant lesquelles je ne pouvais passer sans respect».

»Nos fusils sur l'épaule, nous gagnâmes le village qui est à une demi-heure du fleuve. Nous nous dirigeâmes sur une grande enceinte que nous apercevions dans la plaine depuis le matin. L'inondation qui couvrait une partie des terrains nous obligea de feire quelques détours, et nous passâmes sur une première nécropole %yptienne bâtie en briques crues. Sa surface est couverte de débris de poteries et j'y ramassai quelques fragments de figurines funéraires : la grande enceinte n'était abordable que par une porte forcée tout à fait moderne. Je n'essayerai point de rendre l'impression que j'éprouvai après avoir dépassé cette porte et en trouvant sous mes yeux des masses énormes de 80 pieds de hauteur, semblables à des rochers déchirés par la foudre ou par des tremblements de terre. Je courus vers

1) Descript de VEgpte^ Antiquités, V, i69 et suiv.

le milieu de cette immense drconvallation , et reconnus encore des constructions ^ptiennes en briques crues, de 15 pouces de long, 7 de large et 5 d'épaisseur. C'était aussi une nécropole, et cela nous expliqua une chose jusqu'ici assez embarrassante, savoir, ce que faisaient de leurs momies les villes situ^ dans la Basse-Egypte et loin des montagnes. Cette seconde nécropole de Saïs, dans les débris colossaux de laquelle on reconnaît encore plusieurs étages de petites chambres funéraires (et il devait y en avoir un nombre infini) , n'a pas moins de 1400 pieds de longueur, et près de 500 de largeur. Sur les parois de quelques-unes des chambres, on trouve encore un grand vase de terre cuite, qui servait à renfermer les intestins des morts et faisait l'office des vases nommés canopes. On trouve du bitume au fond de quelques-uns de ces vases.

«A droite et à gauche de cette nécropole existent des monticules, sur l'un desquels nous avons trouvé des débris de granit rose, de granit gris, de beau grès rouge, et aussi du marbre blanc dit de Thèbes. Des légendes de Pharaons ^nt sculptées sur ce marbre blanc, matière rare en Egypte.

«Les dimensions de la grande enceinte qui renfermait ces édifices sont véritablement étonnantes. Le parallélogramme, dont les petits côtés n'ont pas moins de 1440 pieds et les grands 2.160, a ainsi 7000 pieds de tour. La hauteur de cette muraille peut être estimée à 80 pieds, et son épaisseur mesurée a été trouvée de 54 pieds: on pourrait donc y compter les briques par millions.

«Cette circonvallation de géants me paraît avoir renfermé les principaux édifices de la ville de Sais. Tous ceux dont il reste des débris étaient des nécropoles; et, d'après les indications fournies par Hérodote , l'enceinte que j'ai visitée renfermerait les tombeaux d'Apriès et des rois Saïtes de

la XX Vie dynastie, ees ancêtres. De l'autre cote serait le monument funéraire de Tusurpateur Amasis. La partie de l'enceinte v^rs le Nil a pu aisément contenir le temple de Neith, la grande déesse de Saïs.

«A quelques centaines de toises de l'angle voisin de la porte forcée, existent des collines qui<souvrent unetroifiième nécropole. Elle était celle des gens de qualité: on j ad^ fouillé et j'y ai vu un énorme sarcophage en basalte vert, qui était celui d'un gardien des temples sous Psammetichus II».

CbampoUion ne comptait pas du reste s'en tenir à une revue si rapide et nœessairement moomplète. Cette vii^ écrivait*il à ses amis, i^ sera pas la demiière. Il espérait, à son retour, passer de nouveau paar Saas et y faire de nouvelles recherches. Les hasards du voyage ne lui permirent point de mettoe ce projet à exécution. H revint de Th^es au Caire, en s'arrêtant seulemait à Dendeiah et à Antinoé; puis il descendit du Caire à Alexandrie, sans toucher t^TO nulle part, et, bien qu'il soit resté à Alexandrie depuis le 20 septembre jusqu'à la^fin de novembre (1829), comme il attendait de jour en jour et avec grande impatience l'arrivée du navire qui devait le ramener en France, il ne put accomplir le dessein qu'il avait conçu, et il ne paraît pas avoir cherché à rentrer dans l'intâîeur du Delta ^).

Deux plans, dressés par lui, sont annexés à l'édition de ses Lettres. L'un représente l'état des ruines , tel qu'il était lors de son voyage. L'autre comprend une restauration des ruines d'après les indications fournies par Hérodote, dans le

1) La raison en est indiquée par Letronne, dans le compte-rendu qu'il a publié au sujet des Lettres de N. Lhôte: '(Le but qu'on se proposait, dit-il, aurait été sans doute complètement atteint, si CbampoUion, qui était r&me de l'expédition, n'eût été, en Egypte même, ottemt déjà de

Ile Livre de son Histoire. Nous reproduisons le dernier ci-dessous.

Lepsius, dans ses Denktnaeler '^) , donne Clément un plan des ruines de Sais, construit sur une plus grande échelle , mais à peu près identique à celui de ChampoUion. On y voit, au Nord, le lac alimente à l'époque de l'inondation, et qui sert à arroser les terrains situés en contrebas des ruines*), et dans la partie Sud, vers le milieu, de petits monticules , avec le dessin des restes d'édifices, qui forment des lignes régulières indiquant clairement la trace des divisions architecturales. La planche 56 pr&ente une

la maladie qui l'enleya peu de temps après son retour. Cette malheureuse circonstance fut cause qu'on ne put terminer que l'exploration de la partie supérieure (de l'Egypte) depuis la seconde cataracte jusqu'à Thèbes; on ne put même achever entièrement celle de cette ville; et, h partir de là, en descendant, ce travail resta tout à &it incomplet. Ghampollion luimême connaissait hien l'étendue de cette lacune; son vœu était de retourner en Egypte, aussitôt qu'il le pourrait, et sans doute il aurait exécuté ce projet, si le ciel n'en eût ordonné autrement».

4) T. n, pi. 55 et 56.

2) Isamhert, Itinér. de l'Or. p. 997. «Ses rives sont couvertes de roseaux, où le chasseur trouve en abondance, dans la saison, des canards sauvages et autres oiseaux d'eau. Du côté de l'Est, sont des monticules de décombres, et, çà et là, des murs encore debout, portant des traces d'incendie. Cette partie s'appelle aujourd'hui El Qalâhy la citadelle, parcequ'elle est en effet située sur un teiTain plus élevé que le reste des ruines et qu'elle porte, à ses deux extrémités, des restes de constructions massives, qui paraissent avoir été des forts. Peut-êtra est-ce sur cet emplacement que s'élevait autrefois le palais Voyal, d'où Apriès sortit pour attaquer Âmasis, et où il ne rentra que comme prisonnier, après sa défaite. Dans la partie ocdd. des ruines, sur les côtés d'une soi*te d'^esplanade, on peut suivre des débris de murs, qui formaient sans doute le téménos du temple de Neit. Cette enceinte paraît avoir environ 219 m. de largeur. Elle renfermait les tombeaux des rois nés dans le nomeSaïte,

etc  mille pas environ au Sud du mur de la grande enceinte , se

trouvent quelques mines de maisons, qui marquent probablement l'emplacement de l'ancien village. Le village moderne est situé à l'extrémité Sud de ces ruines; on n'y trouve d'autres restes de sculpture que quelques fragments de pierre dans les mosquées et sur la porte d'une maison; ils portent le nom de Psametik I, de la déesse Neit et de la ville de Ssa. »

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