ÉTATS-UNIS, SAINTE-ANNE DU DETROIT
Seigneur par avance de l'établissement projeté dans l'ouest, partit de Trois- Rivières avec des soldats et des colons. L'expédition était accompagnée du Père Nicolas-Bernardin-Constantin Delhalle, récollet, chapelain des troupes et des nouveaux colons, ainsi que du Père François Vaillant du Gueslis, celui-ci nommé missionnaire des Indiens**.
Détroit fut fondé le 21 juillet 1701, et pour reprendre le Catholic World : " Quelques jours après, en la fête de sainte Anne, le Père Constantin Delhalle dédia la première église qui ait été construite en ces régions, donnant à cette première maison de prière le nom de la Mère de la bénie Vierge. A ce jour, commence l'histoire de l'église catholique à Détroit et dans l'Ouest. Son fondateur fut frappé par la balle d'un sauvage , et le sang de ce martyr consacra le sol où devait se perpétuer la vie chrétienne (1704 ou 1705)."
A la chapelle primitive succédèrent des églises qui furent successivement brûlées ou détruites *". La quatrième, agrandie en 1755, et consacrée cette même année par Monseigneur de Pontbriand, évêque de Québec, périt ellemême en 1806, dans l'incendie général de la ville. La cinquième, œuvre du zélé prêtre Gabriel Richard, devint, par la nomination du premier évêque de Détroit, Monseigneur Resé, la cathédrale du nouveau diocèse.
Cet abbé Richard est un homme célèbre, ou peu s'en faut. Le Bulletin des Recherches historiques publié par M. Pierre-Georges Roy, archiviste de Québec, racontait naguère comment ce prêtre, qui avait le tort d'être Français et de savoir très peu d'anglais, avait cependant réussi à se faire élire député au congrès des Etats-Unis, un fait très rare, très honorable et qui méritait d'être ici mentionné^'.
Quant à l'égUse qu'il avait bâtie, les American catholic historical Researches en font les plus grands éloges : " Les cérémonies religieuses s'y accomplissaient, disent -elles, avec une solennité que nulle autre égUse des Etats-Unis ne surpassait ; les vases sacrés d'argent et d'or, d'un rare dessin, les ornements pontificaux et sacerdotaux, comme d'ailleurs tous les accessoires du culte, étaient vraiment magnifiques, et dignes en tout point de la munificence impériale qui les avait donnés. " La donatrice avait été l'archiduchesse Léopoldine, patronne et bienfaitrice du nouveau siège.
Avec le temps, la ville s'était accrue, et l'on devine dans quelle mesure quand on sait comment se développent les villes américaines. Sainte-Anne était l'égUse de la race française, mais comme elle ne sufiisait plus à la population, on lui donna une succursale, sous le nom de Saint-Joachim, dans la partie est de la cité.
Cependant le commerce s'était porté en masse du côté de Sainte-Anne, et les paroissiens avaient dû, pour leur tranquillité, prendre logis plus loin, si bien que la plupart maintenant se trouvaient à une grande distance de leur éghse. Pour cette raison, on crut nécessaire de la déplacer et de la transporter au milieu d'eux. L'illustre et " saint évêque Flaget " vint poser la pierre angulaire du nouvel édifice. Le terrain sur lequel l'ancien reposait depuis près d'un siècle fut vendu deux cent mille dollars, qu'on partagea moitié pour Saint-
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Joachim, moitié pour la construction de la sixième et dernière Sainte-Anne. Cette église spacieuse et superbe, se dresse comme un glorieux monument élevé en l'honneur de la civilisation et de la religion toujours chères à Détroit, et elle est d'ailleurs très riche en souvenirs historiques, poétiques et tragiques. Elle est de plus la gardienne des précieuses archives que son histoire religieuse a rassemblées depuis 1701.
Sainte-Anne du Fort Chartres, 1718.
Nous traduisons de Gilmary Shea :
" Le fort Chartres, une structure en bois près du Mississippi, commencée par de Boisbriant en 1718, fut longtemps le principal établissement français sur le nord de ce fleuve, quoiqu'il n'ait pas été rebâti en pierre avant 1757. Il devint aussi le centre et le siège du gouvernement de la contrée de l'Illinois. Sa chapelle était dédiée à sainte Anne, et comme les colons se choisissaient des terrains près du fort, le petit village qui se forma ainsi avec le temps prit le nom de paroisse Sain te- Anne. . .
" Un peu plus tard cependant, à cause des inondations fréquentes du Mississippi, le village avec l'éghse furent abandonnés, et les habitants déménagèrent pour la plupart à Prairie du Rocher.
" On a conservé le nom des deux premiers chapelains du Fort : un prêtre, Joseph Gagnon, et un récollet, Luc Collet**.
New-York (et Région)
Le premier pèlerin de New-York ou des environs à Sainte-Anne-de-Beaupré^ fut le Père Carheil, jésuite, venu de France en 1666. Il séjourna deux ans à Québec et la Vénérable Marie de l'Incarnation, dans ses lettres, vante la ferveur de ce jeune apôtre et l'étonnante faciUté qu'il avait d'apprendre les différents dialectes de la langue iroquoise. Sa première mission fut consacrée aux Cayugas, une tribu de cette langue dans l'état de New-York. Cinq longues années de labeurs et de sacrifices incessants parmi un peuple adonné à l'ivrognerie et à toutes les cruautés, ruinèrent sa santé au point que l'on perdit même tout espoir de le conserver à l'apostolat. C'est alors que sa foi et sa confiance se tournèrent vers Celle qui déjà portait dans la colonie naissante le nom de " Bonne Sainte. " Malgré sa faiblesse extrême, il entreprit le pèlerinage de Sainte-Anne de Beaupré et de Notre-Dame de Foy. Déjà ces deux sanctuaires élevés par la dévotion du peuple à la Bonne sainte Anne et à sa Fille Immaculée, étaient devenus des lieux de pèlerinage.
La confiance du vaillant missionnaire fut récompensée. Son j)èlerinage lui apporta un regain de santé et de jeunesse. Il se hâta de retourner dans sa pénible mission et y continua ses labeurs jx'ndant huit années encore. Reconnaissant envers sa Bienfaitrice, il répandit son culte parmi ses chers sauvages.
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Les médailles de sainte Anne que l'on trouve encore dans les ruines de Cayugas, Etat de New- York, font foi de la chose. Il faut aussi attribuer à ses prières et à son zèle la conversion de deux célèbres indigènes: le chef iroquois Saonchiowonga et le fameux chef Huron Kondiaronk, surnommé le Rat. Il fit de ces deux barbares sanguinaires des héros de sainteté et des apôtres ^^
En\àron deux cents ans plus tard — le plus tôt possible, pourrait-on dire, tout considéré — la Bonne Sainte se souviendra de ce premier pèlerinage, de cette première consécration du paj's New-Yorkais à son culte, et elle rendra, avec la générosité qui lui est coutumière, la visite qu'elle a reçue jadis.
Vers 1880, un groupe de Canadiens-français établis à New- York, avaient réussi, malgré leurs faibles ressources, à se procurer un lieu de ralliement qui leur servait en même temps de chapelle pour leurs offices rehgieux. Plus tard, grâce à l'entremise d'un " Père de la Croix, " le seul nom qu'on ait jamais su de ce personnage aussi généreux que mystérieux, ils avaient construit sur la 76^ rue, une jolie petite église en brique, et ne pouvant la dédier à sainte Anne, parce que déjà, il en existait une de ce nom dans la ville, à la 12^ rue, ils l'avaient fait nommer " Saint-Jean-Baptiste, " et c'est là que la Sainte devait bientôt montrer sa merveilleuse puissance aussi bien que sa tendresse inépuisable.
Le premier mai 1892, un dimanche matin, arrivait de Rome Mgr. Marquis, prélat canadien, porteur d'une relique insigne de notre Sainte, destinée à l'église Sain te- Anne de Beaupré. Il descendit chez le Curé de la " petite église," un compatriote, et ne tarda pas à lui faire voir son trésor. Le bon Pasteur, pensant de suite à ses ouailles, demanda à l'Archevêque la permission d'exposer cette relique dans son église le soir, aux vêpres, et le lendemain toute la journée, permission qui fut, on le pense bien, accordée aussitôt. Pendant l'après-midi la chose s'était ébruitée, de sorte qu'il y eut une très grande affluence aux vêpres.
A l'issue de l'office, pendant que le curé faisait vénérer l'ossement sacré, un jeune homme de 22 ans, épileptique, bien connu de la plupart des assistants, se présente pour la baiser à son tour, mais au moment où il s'agenouille, une attaque subite de son mal le saisit et l'étend par terre, écumant et se tordant affreusement. On juge de l'émotion qui s'empare de toute la foule présente ; tous les regards se portent anxieux sur M- le Curé. Que vart-il faire ? Il descend les deux marches qui le séparent du malheureux épileptique et lui applique la sainte relique sur le front. A ce contact, l'écume et les contorsions cessent ; tous les symptômes de l'épilepsie disparaissent à la fois. Le jeune homme reprend instantanément ses sens, se relève et s'en retourne chez lui comme s'il n'avait jamais souffert de rien.
Le lendemain matin, lundi, tous les grands journaux de New- York annonçaient, avec le plus profond respect — chose à remarquer — le fait miraculeux. Et la foule déjà grosse à 7 heures du matin, grossit toute la journée au point de remplir, tout entiers, l'intérieur et les abords de l'église. Devant une telle
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manifestation, Mgr Marquis dut remettre son départ au vendredi. Le vendredi, la foule n'avait fait qu'augmenter, et il dut surseoir encore. De délai en délai, on était arrivé au 22, et l'affluence n'avait fait que s'accroître de jour en jour, d'heure en heure. De toutes les directions, chemins de fer et bateaux versaient dans New- York des flots de pèlerins impatients de voir, de toucher et de baiser la sainte parcelle.
La rue sur laquelle s'ouvrait le sanctuaire a environ 50 pieds de largeur. Elle est coupée, à 100 pieds au-dessus de sa porte principale par l'Avenue Lexington et, à 200 pieds au-dessous, par la B'^^"^ Avenue, où circulent, superposés, un service de tramways et un chemin de fer élevé. La foule était devenue si nombreuse que la circulation des voitures dut être interdite sur toute cette partie de la rue et que, sauf un étroit passage dans le milieu de la chaussée, à certaines heures, tout le reste : trottoirs, perrons des maisons et chaus.sée, était couvert de monde. Une dizaine de policiers maintenaient l'ordre et la circulation. Ils avaient placé des barrières devant l'entrée principale et, tandis que deux d'entr'eux faisaient entrer les pèlerins, par flots à peu près égaux, d'autres faisaient évacuer graduellement l'intérieur de l'église par les portes latérales. Et, depuis 5 heures du matin jusqu'à 10 heures du soir, les prêtres attachés au service de l'église se succédaient sans interruption à la ReUque, ne retenant chaque pèlerin que le temps de la lui faire toucher ou baiser.
Et depuis le premier jour jusqu'au dernier, les phénomènes miraculeux ne cessèrent. " Nous vîmes, chaque jour, dit un témoin oculaire, se reproduire quelqu'une des scènes de la vie pubUque de Jésus, quand les foules se pressaient à sa suite pour entendre sa parole et Lui apporter leurs malades et leurs infirmes. En trois semaines, il passa devant la Relique plus de deux cent cinquante mille pèlerins de tout âge, de tout sexe, de toute condition, venus jusque de la Louisiane, de Chicago, des Montagnes Rocheu.ses, du Nord-Ouest. Et pendant tout ce temps, il n'y eut pas une irrévérence dans le sanctuaire, pas un désordre sur ses abords. Tous les grands journaux de New- York (presque tous protestants), dont les reporters étaient en permanence dans l'église, depuis le matin jusqu'au soir, ne parlèrent jamais des événements qu'avec respect et souvent, avec une émotion à p)eine contenue. Les incroyants et les dissidents, venus en curieux, s'en retournaient toujours profondément émus quand ils n'étaient pas convertis. Dire le nombre des guérisons corporelles, des retours au bien et aux pratiques religieuses, des conversions opérées, des affaires relevées, des larmes séchées pendant ces 22 jours bénis, cela ne nous est pas possible ; mais un registre qui s'emplit chaque jour davantage de noms de miraculés et vni faisceau énorme d'appareils de malades et d'infirmes, qui se dre.s.se à côté de l'autel de sainte Anne, témoignent suffisamment des faveurs nombreuses que la Bonne Sainte s'est plu à répandre sur le sol américain à l'occasion du passage de sa Relique à New- York .
" Le jour du départ donna lieu à une scène inoubliable. Mgr Marquis
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devait prendre le chemin de fer pour le Canada, à 2 heures de l'après-midi. On laissa la ReUque exposée jusqu'à 1 heure. L'intérieur de l'église était plein et les abords encombrés. Quand Monseigneur parut dans le sanctuaire pour emporter la Relique, une émotion indescriptible gagna tous les assistants ; les yeux s'emplirent de larmes et des sanglots éclatèrent de tous les côtés. On aurait dit qu'on allait arracher à chacun d'eux le parent ou l'ami le plus cher. M. le Curé calma un peu cette émotion en annonçant que Mgr Marquis reviendrait bientôt avec une autre relique de sainte Anne. Au dehors, la même scène se reproduisit quand le Prélat parut sur le seuil de la grande porte. Là encore, M. le Curé fit à la foule la même promesse. Alors la scène changea ; tous les bras se levèrent les uns agitant les chapeaux, les autres, les mouchoirs, et de toutes les bouches, à la fois, sortirent ces cris répétés : "Au revoir. Bonne sainte Anne ! Au revoir ! Au revoir ! Au revoir !"
Ailleurs, nous racontons nous-même plus au long cette merveilleuse histoire de la Sainte-Anne de New- York et la continuons jusqu'à nos jours : la guérison de Madame White, veuve de James-W. White, en son vivant juge de la cour supérieure de New- York, désespérément sourde depuis vingt ans; la guérison de combien d'autres infirmités ou maladies? la venue, deux mois plus tard, d'une autre rehque, celle-ci donnée et devant appartenir en propre à l'église ; les nouveaux miracles opérés à cette occasion et dans la suite; la substitution par la voix populaire du vocable de " Sainte-Anne" à celui de " Saint- Jean-Baptiste; " le mouvement toujovu-s croissant du pèlerinage ; l'attention respectueuse, sympathique, de la presse, même protestante, racontant chaque année, jour à jour, parfois avec grand luxe d'illustration, les merveilles accompUes dans le sanctuaire ; l'arrivée des RR. Pères du Saint- Sacrement maintenant chargés de la paroisse et des pèlerins sans nombre qui aflluent à l'autel de la Sainte ; l'aménagement sous l'église d'une crypte spacieuse dédiée à la Bomie Sainte, et qui se couvrira bientôt de tablettes de marbre à inscriptions votives, brèves, mais éloquentes ; le projet d'ériger tout en conservant l'ancienne, une vaste église, de l'autre côté de la rue et au coin de la grande avenue Lexington ; la contribution princière de M. Fortune Ryan à ce projet, environ un milUon ; l'érection en 1910-1912 de ce temple grandiose que le peuple persiste toujours à nommer the Saint Anne's shrine, bien que, en fait, il ait été consacré à l'adoration perpétuelle du Saint-Sacrement. Il est vrai que là encore, la crypte dédiée à la Sainte est digne de la " Grand'Mère du Saint-Sacrement «. "
Vue d'ensemble
Pour les Etats-Unis, quand il s'agit de choses contemporaines, de statistiques actuelles, les sources d'information ne manquent pas, et il peut arriver qu'elles soient fort intéressantes, tel quelque répertoire bien fait des institutions cathohques, à quoi on peut ajouter, non sans profit, quelque atlas
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de géographie un peu complet. Chercher là le nom de sainte Anne est un plaisir parce qu'on le rencontre à chaque instant, dans les églises, dans les chapelles, dans les sociétés de bienfaisance, dans les hôpitaux, dans les couvents, dans les écoles ; non seulement là, mais dans les bourgades et les villages, dans les rues, sur les montagnes, sur les lacs et les rivières, partout enfin, c'est-à-dire dans plusieurs villages qui le portent civilement, dans une cinquantaine de couvents, d'écoles et d'hôpitaux, dans plus de 200 églises ! A peu près toutes les villes américaines ont leur Sainte-Anne, entre autres, si on nous permet cette énumération : Albany, Baltimore, Berlin Falls, Boston, Brentwood, Brooklyn, Buffalo, Chicago, Cincinnati, Cleveland, Cohoes, Covington, Crookston, Fall River, Gloucester, Hoboken, Kankakee, Great Falls, Hamilton, Hartford, Janesville, Lawrence, Little Rock, Louisville, Mackinac, Manchester, Menominee, Milwaukee, Minneapolis, Newark, New-Bedford, Nouvelle-Orléans, Oxford, Philadelphie, Pittsburg, Plattsburg. Providence, Sakit-Louis, Salem, Sait Lake City, Sant'Antonio, Seattle, Somerville, Spokane, Toledo, Turner's Falls, Waterbury, Washington, Wilmington, Woonsocket, Worcester. — Il s'en trouve quelquefois deux dans la même xiWe : ainsi à Scranton, Pennsylvanie; quelquefois même trois : ainsi à Jersey City (New Jersey) ; quelquefois même quatre : ainsi à New- York : la première, sur la 12e rue ; la deuxième à Mount Loretto, Staten Island, sous le titre de Mémorial Church of Saint Joachim and Saint Anne ; la troisième, nouvelle (1911), sur la paroisse italienne de la 110« rue; la quatrième chez les Pères du Saint-Sacrement, où comme nous disions, le peuple, reconnaissant des bontés de la Sainte, donne son nom au sanctuaire favorisé de ses perpétuels miracles.
A Chicago, d'après Shea, l'évêque Van de Velde (1849) se proposait de dédier sa future cathédrale à la Mère de la Bienheureuse Vierge, et pendant un séjour en Europe, il se procura un magnifique tableau de la Sainte qui devait en décorer le maître-autel ^^" Si malgré le vœu de son ancien évêque, la cathédrale de Chicago ne porte pas le nom de sainte Anne, au moins une autre église de la ville a adopté son patronage. — Dans le diocèse, à quinze lieues à peu près de la grande métropole de l'Ouest, une Sainte-Anne existe — Sainte-Anne des Illinois, comme on disait autrefois — Sainte-Anne de Kankakee, comme on dit maintenant — et grand nombre de pèlerins y viennent chaque année, au mois de juillet.
A Baltimore, l'églLse fut construite en 1873 sur un terrain donné par le capitaine William Kennedy, le colonel W. M. Boone et Madame Mary K. Cromwell *>. Mais déjà en 1750 ou même plus tôt, la fête de la Sainte était d'obligation pour les catholiques du Maryland *\
A Fall River, Massachusetts, une église monumentale, évaluée à plus d'un demi-million de dollars, s'emplit chaque anné-e pendant la neuvaine de juillet, d'une foule compacte qui déborde dans le sanctuaire, dans les chapelles du pourtour, sur les marches du balustre, dans les allées, dans le vestibule, jusqu'au dehors. Une relique insigne, de provenance aptésienne, opère de