CONFRÉRIES DE PIETÉ, ANGLETERRE ET IRLANDE
dans un parchemin conservé chez le doyen du chapitre de Saint-Paul, je n'ai rien à noter que les chanteries et les gildes. "
Dugdale cite quatre de ces chapellenies, puis il ajoute : "Il y avait en outre, dans l'enceinte de cette crypte, deux Gildes. La première, placée sous l'invocation de sainte Anne, fut fondée en 1371, Jean de Appilby étant alors doyen de Saint-Paul. De lui et de son chapitre, la dite fraternité, représentée par son recteur, obtint le libre usage à des heures convenables, d'une chapelle y construite, et les clefs de la même et la liberté d'j' introduire toutes peintures, images, livres, calices, etc., en l'honneur de sainte Anne, pour l'ornement de cette chapelle i'»^. "
Une autre confrérie qui semble avoir été en son temps florissante était la Chantry of Saint-Ann d'Oxford. Un document de 1512 présentant les taxes ou subsides payés au roi Henri VIII par les diverses institutions de la ville, porte la contribution du collège de l'Université à deux shellings huit deniers ; celle de la chapellenie de Saint-Thomas à huit shellings ; celle de la chapellenie de Sainte-Anne à vingt shellings i"".
Finissons par la Saint-Ann's Gnild de Dublin, une des plus intéressantes pour nous parce que, malgré nos recherches, nous avons trouvé très peu de renseignements sur le culte de notre Sainte en Irlande, et que l'existence de cette confrérie dans la capitale, au xV siècle, est peut-être l'indice d'une dévotion alors assez répandue dans le pays tout entier. L'histoire nous apprend donc que " Henri VI d'Angleterre, dans la neuvième année de son règne, c'est-à-dire en 1430, accorda des lettres patentes autorisant l'érection dans l'église de Saint-Audoen (Saint-Ouen) à Dublin, d'une confrérie ichantry) à la louange de Dieu et de la Vierge Marie et à l'honneur de sainte Anne, — la chapelle devant s'appeler chapelle de Sainte-Anne, et les fondateurs et leurs successeurs, devant s'intituler : la Gilde ou la Fraternité de Sainte- Anne^^." L'histoire s'occupe ici avant tout de la prospérité matérielle, mais c'est encore pour nous une indication précieuse. Ainsi d'abord, la gilde fut de bonne heure assez riche pour se construire un grand édifice en pierre qu'elle appela le " Collège," ou la "Halle de la gilde de Sainte-Anne, " et elle s'acquit bientôt des propriétés très considérables en immeubles, maisons et terres. Lorsqu'en 1633, le Conseil de Dublin décréta qu'on ferait la dépense de cent louis pour réparer l'église de Saint-Audoen, la gilde de Sainte- Anne en fournit quarante pour sa part. En 1636, elle payait derechef quatrevingts louis pour de nouvelles réparations à la mêm-e église ; en 1679, c'était encore cent louis pour l'entretien de la chapelle Sainte-Anne, mais cette fois le conseil, content sans doute des libéralités de la gilde, convenait de ne plus rien lui demander avant vingt ans au moins.
Et c'est ainsi, " en fin finale, " comme on disait jadis, que de l'est à l'ouest, et du nord au sud de l'Europe, le bras de la grande Patronne de tout le monde n'était pas encore raccourci.
120 LE CULTE DE SAINTE ANNE EN OCCIDENT (il)
RÉFÉRENCES, NOTES, ADDITIONS
(I) Les origines de l'Ordo de Pœmtentia, Fribourg, 1898. A cette époque appartiennent \ca premières ébauches de la pré.sente étude. — (2) Chron. Abb. .S". Tnidoitis, citée par Moke, Mœurs, usages. . .des litiges, t. i, p. 187. — (3) Hazlitt, The livery eompanies oj Ihe, citij nf London (in-4, 1892), p. 62. — (4) Pastor, Hisl. des Papes, t. v, p. 41. — (5) Moke, /. cil., 2e partie, p. 96 et 98. — (6) Id., Ibid., p. 90. — (7) LaJibe. Sacros. Concil., t. v, ]^. 572. — (H) Bibliophile Jacob, Curiosilés de ihisi. des Arls, p. 199-202. — (9) Gautier, Dict. des Confréries, éd. Migne, p. 178. — (10) F. de Vigne, Corporaliotis . . de la Belgique et du Nord de la Fr., p. 104.
(II) The enrolmcnt of thèse (eompanies) under the tutclar>- patronage of the Saviour, the Virgin or a Saint, was a common forin of .sanction and security from the earliest period, and one which has not yet, in the eyes of some, parted with its significance. Commercial and religious life was bound up together in a far greater degree among our forofathers, and it was unusual to undertake transactions or to décide on any measure without the presumed approbation of the Unseen. We note how vestiges of this feeling linger in the municipal habit of assembling in prayer prior to certain électoral cérémonies. — Hazlitt, loco cit., p. 24.
(12) Guénebault, Dict. iconogr., éd. Migne, p. 964. — (13) In de name des Vaters, des Suens, ende des helichs Gheests, drie p-soone een God almachtich, amen. So zyn dit navolgende de goede pointen ende ordinàcien die de Houtbrekers binnen der stede van Ghendt houdede ende meytenerende zy omme t'ghemeinne ambacht te gouvernerene ende te hauden staende bidêr gratien Gods ende ooe omme harenedelen princen en heere dengraevevan Vlaendientedienenemetalharlieder herten, live ende goede ter eere ende weerdicheden van hem ende der goeder
stede van Ghendt Charte des débiteurs de bois, recopiée sur le registre de la
corporation en 1461. Moke, l. cit., p. 195-6.
(14) " This assemblj' was coUected in Exeter for the love of God, and for our soûls' need, both in regard to our health of life hère and to the after-days, which we désire for ourselves by God's doom. Now we hâve agreed that our meeting -shall be thrice in the twelve months ; once at St-Michaol's ma.ss ; secondly, at St-Mary's mass, after midwinter (Purification), and thirdly at l\llhallows mas.s after Easter ; and let each guild-brother hâve two sesters of malt, and each young man one sester and a sceat of honey ; and let the ma.ss-priest at our meetings sing two mjisses, one for our living friends, the other for the dead ; and let each brother of common condition sing two psalters of psalms, one for the li>nng, and one for the dead, and at the death of a brother each man six mas.ses or six psalters of psalms ; and at a death, each man five pence ; and at a houseburning each man one penny. And if any one neglect the day, for the first time, threo masses, for the second fîve, and for the third time let him hâve no favour, unless his neglect aroae from sickness or his Lord's need, &c." Kemble, Saxons in England, vol. I, Append. D., p. 512.
(15) La gilde de Saint-Christophe fut établie à Norwich en 1384. Abrégé du texte original : " To the worship of Jésus Christ and of his dear Mother and of St Christophcr, the holy martyr, and al! lioly hallows, devoutly we In'gin thi.s fratcrnity by thèse ordinances underwritten : To the lx*ginning we shall pray devoutly for the state of holy Church, and for the peace of the land ; for the Pope
of Rome and his cardinals, for the patriarch of Jérusalem, for the Holy Land and the Hol}' Cross, that God for His might and mercy bring it out of heathen power into rule of holy Church, ... ; for our lord the king, for our lady the queen, dukes, earls, barons and bachelors of the land, that God of his graoe save them and keep them from deadly sin, and give them grâce, the realm and holy Church and their own soûls so to rule and keep be worship to God, and to ail Christian men salvation ; for ail knights, squires, citizens and burgesses, frankUns and ail the titlers and men of craft, widows, maidens, wives, and for ail the commonalty and Christian people ... ; for ail men that l)e in false belief and would be {id est : wish to be) in good belief, God give them grâce to come to their désire ; for our fathers' soûls and mothers', brethren and sisteren, and for ail the brethren and sist«ren of this guild and for ail Christian soûls. Amen.
" And also it is ordained that this Ijede and prayer shall be rehearsed and said at every time that the aldermen and the brethren be together. " Toulmain Smith, English Guilds, p. 22 {Early English Text Society, 1870). (16) Du bist der mann heir Jesu Christ
Dem wind imd meer gehorsam ist :
Drum hait in gnaden deine hand
Aub ûber unserm schifferstand
Vor sturm vor raubern, vor gefahr
Heer unsere seefahrt stets bewahr
Lasz die gesellschaft und gemein
Der Schiffer Dir empfohlen sein ;
Gieb frieden freud und eenigkeit ;
Bewahr dies haus vor allem leid ;
Dein segen sich bei uns vermehr ;
Dir sei o Gott allein die ehr.
Gilde de S. Thomas et de S. Luc, bulletin de la 22 réunion, 1889, p. 117.
(17) Boileau, Le Livre des métiers, éd. de Depping, in-4, Paris, 1837, p. 48, Introd. On permettait cependant aux orfèvres d'ouvrir aux fêtes d'apôtres, ou même le dimanche, mais chaque ouvroir à son tour et im seul à la fois. Ibid, texte p. 39 : " Nul orfèvres ne peut ouvrir sa forge au jour d'apostele, si elle n'eschiet un Semedi, fors que un ouvroir que chascun ouvre à son tour à ces festes et au dimanche. "
(18) Moke, l.. cit., 2e partie, p. 322. — (19) A. Michiels, Rubens et l'école d'Anvers, 4e éd., Paris, 1877, in-12. — (20) Description des principaux ouvrages de peinture et de sculpture actuellement existants dans les églises, couvents et lieux publics de la ville d'Anvers. Brochure anonyme, Anvers, sans date (xviiie siècle). — (21) HazUtt, loc. cit., p. 74 ss ; H. Lasserre, N.-D. de Lourdes, in-8, 1873, p. 6 ; Moke l. cit., t. ii, p. 35 ; Gautier, Dict. des confréries, p. 67 et 114.
(22) Louis Du Broc de Segange, Les saints protecteurs des corporations, Paris, Bloud et Barrai, 2 in-8 s. d. (1889), t. ii, p. 89. En Catalogne, les jeunes femmes expriment leurs invocations dans un cantique (Goigs) cité par cet auteur.
(23) J.-B. Bouillet, Hist. des Commun, des arts et métiers de V Auvergne avant 1789 (in-8, Clermont-F-d, 1859), p. 245. — (24) Cahier, Caract. des Saints, 2 in-4 (1867), t. i, p. 607.
(25) Barbier de Montault, Iconographie . . .,t. ii, p. 211. Le Père Cahier ajoute \m détail curieux au sujet des menuisiers : " Leur grand recours, pour dissimuler
122 LE CULTE DE SAINTE ANNE EN OCCIDENT (il)
certains défauts du bois, était ce qu'on appelait dans les ateliers de la cervelle de sainte Anne, et on dotait de ce nom peu gracieux un mélange moins gracieux encore de colle forte et de sciure de bois, dont on emplissait les cavités. Caracl. des Saints (1867), t. i, p. 607.
(26) Gautier, Dict. des Confréries, p. 405-9, et Molinier (Emile), Hist. générale des Arts appliqués à l'indxistrie, du ve à la fin du xviiie siècle, 4 in-4, Paris s.d., jj^ 177. — (27) Papiers d'état et de V audience, liasse no 1105, aux Archives générales, Bruxelles. — (28) Borel d'Hauterive, Armoriai de Flandre, du Hainaui et du Cambrésis, tome i de VArmorial Général de France (gr. in-8, Paris, 1856), p. 169. (29) Bouillet, loc. cit., p. 252. — (30) Molinier, loc. cit., ii, 185. — (31) Parie, in-18, 1858, p. 262.
(32) L'an 1449, aucuns notables personnages, maistres orfèvres de Paris eurent dévotion de présenter le premier jour de may à l'heure de minuict tous les ans devant le portail de l'église Notre-Dame un May . . . Fut aussi érigée, du consentement de M. l'Evesque de Paris, une confrairie de Saincte-Anne en ladite église et quatre confrères pour la régir. . . DuBreuil, Antiq. de Paris, cité par la Semaine religieuse de Paris, 25 juillet 1896, p. 139. De même V.-J. Vaillant, Les Mays de Notre-Dame de Paris, la Confrérie royale de Sainte-Anne. . .etc., dans Nouvelles Archives de l'Art français, t. viii (1880-81), p. 390-450, et les Mémoires de la société de Paris, t. xiii, p. 290.
(33) Pour ces lettres, cf. Gautier, /. cit., p. 582. — (34) C. Leber, Collection des meilleurs dissertations, notices et traités particuliers relatifs à l'histoire de France (Paris, 1838, in-8), t. xix, p. 541. — (35) La châsse de saint Marcel avait été faite, disait-on, par saint Eloi, le premier des orfèvres canonisés, et l'on s'explique que la confrérie de sainte Anne ait revendiqué l'honneur de la porter dans les processions. — (36) Extrait du : Recueil et mémoire historique touchani l'origine et l'ancienneté de la présentation du Tableau votif que les marchands orfèvres, joaiUers confrères de la confrérie de sainte Anne et de saint Marcel de cette ville de Paris présentent tous les ans le premier jour de mai à la sainte Vierge. Paris 1682, in-8. — (37) Document cité ; aussi Le Comte, Cabinet des Antiquitez, t. i, p. 79, et Lacroix, loc. cit., p. 263. — (38) Jacob, loc. cit., p. 322 ; Le Comte, Cabinet des Antiquitez, t. I, p. 81. A page 84, énumération de 69 tableaux. — (39) Archives de l'Empire, Registre de la confr. de S.-Anne, K. 999, p. 22, O, dans la Bibl. de l'Ecole des Chartes, 6e série, t. v, p. 86, note.
(40) Curiosités, etc., p. 369. — (41) Texier, Dict. d'orfèvrerie etc., p. 233. — (42) Et. Boileau, Le livre des métiers, édit. Depping (in-4, 1829), p. 158, mot déjà cité. — (43) Doatment de 1685 cité plus haut.
(44) " The corporation of Tailors appcar to hâve had an altar in Saint-Giles' Church, dcdicated to their patron saint, saint Ann, at the date of their seal of cause, A. D. 1500. In 1554 Robert, commendator of Abbcy of Holyrnad. prants to " ye Taiizour crawft within our said Brwcht of the cannopait (canongatc) of our said Abbey of Holyroad, " Letters of Incorporation, which specially pro- \nde for " augmentation of diuine service at one altar biggit within our said Abbay, uhair sanct Ann, their patrone, now stands. So that this saint appears to bave been the adopted patroness of the craft in gênerai. " D. Wilson, Memorials of Ediuburg in the Oldcn time (2 in-4, Edimb., 1848), t. Il, p. 207, appendice ; aussi : Grant, Old and new Edinb. (3 in-4, s. d.), t. i, p. 239, et t. ii, p. 58 et 266.
(45) " In October 1487, William Towors (ou Touris) of Inverleith, granted
an annuity of 14 marks for supporting a chaplain to officiate at Saint- Ann's altar in Saint-Cuthbert's Church, Edimbourg. " G. Chalmers, Caledonia, or a Hist. and topical account of North Britain (6 in-4, London, 1886-90), t. iv, p. 781 ; aussi Grant, ut sup., p. 94.
(46) Borel d'Hauterive, Armoriai cité, p. 245. — (47) Minard Van Hoorebeke, Recherches sur les Corp. de métiers de la v. de Maestricht, p. 308 ; et Revue de la numismatique belge, t. m, p. 349 (in-8, 1847).
(48) Manuscrit 2919 de la bibliothèque publique d'Avignon (fin du xvie s. ; parchemin, 13 ff., 190X127 mm.). "Chapitres et estatus et resollus par les predhommes et devotieux confraires les mestres tisseurs à toille de la confrairie, ordonnée et establie (à Aix) soubz le nom de Madame saincte Anne en l'année mil cinq cens nonante deux et du mois de juing" (confrérie de l'église Saint-Sauveur).
(49) Marchai, Mémoires sur la sculpture aux Pays-Bas (1877), p. 41. — (50) Minard Van Hoorebeke, Descript. de méreanx, etc, des gildes des Pays- Bas (2 in-4, Brux., 1878), t. ii, p. 87 et 112. — (51) Minard, ibid., t. i, p. 217. — (52) Cahier, Caract. des Saints, t. ii, p. 607, 644, 650 etc. — (53) Van Castel, Hist. des rues de Malines (in-8, Malines, 1882), p. 329, et Van Even, Louvain monumental. — (54) Borel d'Hauterive, ut sup., t. i, p. 245. — (55) F. de Vigne, l. cit., p. 56 et p. 73. — (56) Chronique de 1692, citée par Ch. Cosnard, Hist. du Couv. des FF. Prêcheurs du Mans, in-8, Le Mans, 1879. — (57) Analectes p. serv. à l'Hist. eccl. de la Belgique, t. ix, p. 421. — (58) Fondations d'Anne de Croy, ms. des Arch. de l'Admin. des hospices civils d'Enghien, dans Ernest Matthieu, Hist. de la ville d'Enghien (2 in-8, 1878), p. 395-97. — (59) Edm. Van der Straeten, Le théâtre villageois en Flandre, 2e éd., 2 in-8, Bruxelles, 1881, t. i, p. 13. — (60) N. Cornelissen, De l'origine, des progrès et de la décad. des Ch. de Rhét. établies en Flandre, in-8, Gand (v. 1812), p. 10-11. — (61) Migne, Dict. des mystères, col. 764.
(62) Le texte est rapporté par E. Matthieu, Hist. de la v. d'Enghien (2 in-8, 1878), t. II, p. 692, et ce qu'on vient de lire sur la chambre d'Enghien est emprunté au même ouvrage, t. n, p. 680-697 passim, et même vol., p. 505 ss. Echantillon du texte :
Gy, vaders van tghemyen, ick vraghe van ulieden Dat gy in Anna's naem des vraghe laet ghesciden. Verthonende reverentelyck hoc de Capelle meesters Vande capelle van S. Anna aenmerckt hebbe de grote Liefde die Godt almachtigh hun is thounende van aile Maenden en op hooghe feest daghen syen tabernakel Oftte rust platse te willen nemen in onse capelle Om aldaer syn werdich lichaem aen de ghemynte uyt te Dylen,
(63) HelLIge (52) Weest (5) nV (5) bes CherMster (1100) Van VWe (15) DIenars (501). Or, 52 + 5 + 5 + 1100-{-15+501 = 1678. — (64) Van der Straeten, l. cit., p. 228. — (65) Van der Straeten, l. cit., p. 200. — (66) Minard- Van Hoorebeke, Descript. de méreaux, ouv. cité, p. 220. — (67) Alph. Wauters, Hist. des environs de Bruxelles (3 in-8, Brux., 1855), t. ii, p. 469. — (68) Alph. Vandenpeereboom, Ypriana : notices, études, notes et documents (7 in-8, Bruges, 1878), t. V, p. 132. — (69) Mâle, L'art relig. en Fr. à la fin du M. âge, dans le chapitre sur les Confréries, p. 170-205. — (70) Anon., Handbookje des broederschaps vande heilige moeder Anna, opgeregt in de parochiale kerk van den H. Nicolaus
124 LE CULTE DE SAINTE ANNE EN OCCIDENT (il)
le Gent, in-32, Gent, 1860, p. 6-11. Traduction d'un père Dominicain de Louvain, à qui nous offrons nos remerciements. — (71) L. Diericx, Mémoires sur la ville de Gand (2 in-8, Gand, 1814), t. ii, p. 110 et 452. — (72) Rcmbry, St. Gilles, sa oie, etc, (2 in-8, 1881), t. ii, p. 636. — (73) L. Cloquct, Tournai et Toumaisis, (in-18, Bruges, 1884), p. 337. — (74) J. Le Maistre d'Anstaing, Recherches sur l'histoire. . .de l'égl. cath. de N.-D. de Tournai (2 in-8, Tournai, 1842), t. i, p. 238.
— (75) Chs. Véron, Le triomphe de S. Joachim et de S.Anne. . . (Tournai 1624), p. 642.
(76) " Anno 1515 institutam a nostris confrat«rnitatem S. Annœ confirmât serenLssimus Erardus a Marca, Ep. et Princeps Leodicensis qui et ipse adscriptus est omnium primus, quemque in hune usque diem cum consulibus secuti sunt viri civitatis primarii. " Nicolas de Tombeur, Prov. belgica ord. eremit. S. Aug., in-fol.,
(77) Gramaye, Antiquitaies belgicœ (in-fol., Lovanii, 1708), p. 127. — (78) Ilandboekje der Godvruchtigheid lot de H. Moeder Anna bijzonderlijk geerd in de Kerk te Bottelare, in-32, Gent, 1880. — (79) Rombaut, Bruxelles illustré, 1779, t. II, p. 245, et Du Welz, Vie. de S. A., p. 85. — (80) Lebeuf, Hisl de la Ville. . . de Paris (15 in-12, 1754), t. i, p. 98, et Revue Archéolog., année 1854, p. 710.
— (81) Lebeuf, annoté par Cocheris, t. m, p. 231. — (82) Ollivier, Sainte Atme, in-8, Nantes, 1907, p. 356. — (83) Toussaint Gautier, Dicl. des confréries et Corporalions d'arts et métiers, Migne, Nouv. Encycl. théoL, t. L, col. 138. — Description de cette chapelle dans Marteville, Hist. de Rennes. — (84) Borel d'Hauterive, Armoriai, p. 213. — (85) De Laborde, Les Ducs de Bourgogne, t. m, p. 337, d'après la Chambre des Comptes de Blois, aux Archives nationales, k. 270. — (86) Mahul (M.), Cartulaire et Archives. . .de l'ancien diocèse. . .de Carcassonne, 6 in-4, Paris, 1867 ; t. V, p. 575, d'après De Vie, Chronicon Episcoporum Carcassonœ ; t. vi, p. 620.
(87) Deux des statuts :
lo " Les confrères et sœurs port«ront une singulière dévotion à la glorieuse sainte Anne, la réclameront en leurs besoins, pratiqueront chaque jour quelque acte à son imitation et en son honneur, feront prières pour leurs nécessités, et des confrères et sœurs, devant quelque image de la Sainte, soir et matin. — 6o " Les confrères et sœurs imiteront la glorieuse sainte Anne dans la distribution qu'elle faisait de son bien en trois parties : pour le temple, les pauvres, et sa famille, afin d'attirer la bénédiction de Dieu et sur eux et sur tout ce qui leur appartient. "
(88) Bonanni, Numismata Summorum Ponlijicum Templi Vaticani Fabricam indicanlia (in-fol., Romai, 1696), p. 37. Le titre du chapitre porte : Altorin antiqua. Voici le texte original : " Numéro hoc (27) indicatur altare sub invocatione sancts AnniE, quod Matthias Paparonius Canonicus reddidit. Ad illud statis diebus, S. R. E. Cardinalium famuli, vulgo Parafrenarii, convcnicbant ad sacras preces recitandîis. Ejus iconcm exprimi curavit Illustrissimus Ciampini in tabula xix, litt. H. " — Les Bollandistes, t. xxvii, p. 94, indiquent également cet autel. Voir aussi R. P. Mortier, S.-Pierre de Rome.
(89) J. Schneider, S. J., Rescripta authentica sncrœ Congreg. indulgcntiis sncrûque reliquiis prœpositœ (in-S, Ratisbonaî, 1885), p. 535-6 : Summarium indulg. aliorumque bonorum spiritualium congrcgationis Devotorum et Dcvotarum S. Anna; renovatse in ecclesia S. Laurentii " in Borgo " PP. Clericorum Regularium Piarum Scholarum.
(90) Sodalitates illae duae, una virginum sanctœ Ursulse, altéra viduarum
sanctse Anna; in aliquot provinciœ hujus urbibus piè institutae uberrimos,
adjutrice Dei gratia, fructus et populis et familiis attulerunt Quare unus-
quisque Episcopus tum in urbe, tum in oppidis diœcesis suae insignibus sodalitatem utranque ut opportunum viderit, quam diligentissime erigi, instituive curet.
— Actes du IVe Concile de Milan, dans les Acta Ecclesiœ Mediolanensis a sancio Carolo cardinaîi S. Praxedis, arciep. Mediolan. condita, Federici Card. Borromaîi archiep. Mediolan. jussu collecta et edit., 2-in fol., Lugduni, 1683, t. i, p. 163 ; voir aussi 556, 591, et t. ii, p. 1302.
(91) Thuringia sacra. . . (Francfort, 1737) p. 548. — (92) Revue allemande Der Katholik, 1878, 1ère partie, p. 65. — (93) Der Katholik, ci-dessus, passim. — (94) Coppenstein, Quodlibetum Coloniense de Fraternii. S. Rosar. B. V. M., p. 23.
— (95) (96) (97) (98) (99) — Der Katholik ci-dessus, passim.
(100) Trithème, De Laud. Smce M. Annœ, Leipzig, fol. 33 ro et vo. : " Quis nesciat quod pro marsupiis vestris bellum contra sanctas fraternitates geritis, et monachos non amore Dei sed auri laceratis . . . Cessate, obsecro, cessate ab hac stultitia ; et nolite reprehendere quod tantos pontifices cognoscitis approbasse. Crédite mihi, non est bonum contra sanctos Dei linguam extendere ; non est bonum tantorima hominum devotionem erga sanctam Annam velle prohibere. Confusioni Marise appropiat qui os suum contra sanctam Annam laxat, etc. "
(101) Polius, Historia SS. J. et Annœ, p. 162 sq., et du même, Exegeticon, p. 307. — (102) Hansizius, Germania sacra, Augsbourg, 1727, t. ii, p. 761.
(103) " Sixtus Papa V, ad perpetuam rei memoriam : Praeclara, ac insignia charitatis et pietatis opéra, quse dilecti filii, Prior, seu senior, Camerarius, Deputati, aliique confratres societatis S. Anna», quae gloriosissimae Virginis SalvatorLs Nostri Jesu Christi genitricis Matrem esse et appellari commerita fuit, ad gloriam Dei, et animarum Christi fidelium salutem quotidie exercent, nos inducunt, ut eamdem confraternitatem, quae non solum Lomzœ, Vilnae, Carina;, ScampLs, Varsaviae, Vartae, Leopoli, sed etiam per universam Poloniam, Lithuaniam, et Russiam tam apud fratres S. Francisci de observantia, quam apud alias plerasque Ecclesias, atque sacella ejusdem sanctae Anna; erecta, et instituta reperitur, ampliori, ac digniori nomine, ac titulo decoremus, ac illustremus, favoribusque, gratiis et praerogativis prosequamur opportunis ;
" Itaque charissimae in Christo filiae nostrœ Annse Poloniae reginae illustris ejusdem societatis Patronae, ac Protectricis, supplicationibus hac in parte inclinati, Confraternitatem S. Année prsedictse Varsavia; existentem in Archiconfraternitatem et caput omnium Confraternitatum, sub eadem invocatione in quibuslibet civitatibus, terris, oppidis, et locis Regni Poloniœ, ac aliis dominiis, et ditionibus pra;dicta; reginae Annae constitutis erectarum, et erigendarum, et aliarum cujusvis alterius nuncupationis ejusdem tamen instituti eidem Archiconfraternitati pro tempore aggregandarum auctoritate apostolica perpetuo erigimus et instituimus, etc, etc.
" Datum Romae die 16a septembris 1586, Pontificatûs nostri anno II. " Bullarum. . . Summorum Pontif. amplissima collectio (Romae, 1741), t. iv, part, iva,
(104) Bullarium ordinis Prœdicatorum, t. v. p. 661 : Paulus V, ad perpetuam etc. DUecto filio Vincentio de Leopoli fratri ordinis Fratrum Praedicatorum. Ex pastoralis officii nostri debito, ad ea libenter intendimus per quae Christi fidelium
126 LE CULTE DE SAINTE ANNE EN OCCIDENT (il)
devotio, et animarum salus augeri possint. Supplicationibus igitur tuo nomine Nobis humiliter porrectis, inclinati, tibi, ut unam sanctissimi Corporis Christi, et aliam sub sanctissima; Trinitatis in ecclesia domus Ord. F. Pra;dicatorum Leopoliensis (Lemberg, ou vulgairement Luxnvie), ac aliam sub sanctse Annae in ecclesia parochiali oppidi Preslaviensis Diœcesis Posnaniensis necnon aliam sub Rosarii . . . erigere, seu erigi facere libère, et licite valeaa, apostolica auctoritate, tenore prsesentium facultatem, et auctoritatem concedimus, et impcrtimur. . . Datum etc, die 28a aprilis 1608.
Cette bulle se trouve aussi dans : Ada sanctœ Sedis necnon Magislrorum et capitulorum generàlium S. 0. Prœdicatorum, pro Societate SS. Rosarii, jussu fr. J.-M. Larroca edit. (4 tomes in-8, Lyon, 1891), vol. ii, part, i, ou t. m, p. 235.
(105) Dugdale, The History of St Paul's Cathedral in London from its foundation (in-fol, London, 1716) : Saint Faith's Church (under the Quire of Paul's). I come to that vault situate under part of the Quire, and the structure Eastward thereof ; wherein are three Ranks of large and massy Pillars (as shown).This being a Parish-Church, dedicated to the honour of saint Faith the Virgin, was heretofore called Ecclesia S. Fidis in Cryptis or in the Crowds (peut-être pour Grounds) — according to the vulgar expression. But thereof, farther than the omaments anciently belonging to it, of which a particular Inventory is to be seen in an ancient Parchment roll, remaining in the custody of the Dean and Chapter of S. Paid's, I hâve no more to take notice, than the Chantries and monumental Inscriptions. Of thèse Chantries, the first was founded in 23 E. 3 (rien de plus explicite), p. 119. Besides thèse Chantries, there were two GUds within the Precinct of this Undercroft, the one of Saint Anne, founded in anno MCCCLXXI, John de Appilby being then Dean of Paul's ; of whom and the Chapter, the Warden and Fraternity thereof obtained License of Ingress and Egress into a certain Chapel hère, at fitting hours, and to hâve keys of the same ; as also liberty to bring in any Pictures, or Images, Books, Chalices, etc., in honour of Saint Anne, for the ornament of that Chapel, p. 120.
(106) W. Tumer, Sélections from the records of the city of Oxford, 1509-1583, Oxford, 1880, in-8, p. 9.
(107) " The parish of S. Audoen was founded l)efore the close of the 12th centurj'. Henri VI, in the ninth year of his reign (1430-31), granted letters patent, authorizing the érection in this church of a chant ry to the praise of God and of the Virgin Mary, and in honour of St Ann, — the chapel to be called St-Ann's chapel, and its founders and their successors to be styled the Guild or Fraternity of St-Ann. " J. T. Gilbert, A history of the cily of Dublin (3 in-S, Dublin, 1859), t. I, p. 278. — Au tome m, p. 353, le même auteur cite un document extrait des State papers et datant de 1540 : " Est in civitate pncdicta (à Dublin) in dicto vico le Cookes streete in prœdicta parochia S. Owini qua?dam domus pcrtinens ad fraternitatem sanctœ Annœ in eadem ecclesia, quam Nicholaus Humfrey mercator modo tenet. . . Et est ibidem in Alto vico juxta Aqua?ductum qua;dam shopa I)crtinens ad dictam fraternitatem sanctse Annae. "
Chants populaires des Flamand.s de France
C'est le titre d'un recueil publié à Gand en 1856 par M. de Cousscmaker (paroles et musique). Précédé dans cette voie par M. Willems {Oude vlaenische Lie-
(leren, Gent, 1848), il y fut suivi par M. le baron de Reinsberg dans ses Traditions el légendes de la Belgique (Bruxelles, 1870, in-8). Sauf le cantique ci-après reproduit (sans la musique), les chansons de sainte Anne, Sinte-Anna Liedjes, ne font guère que décrire les particularités de la fête ou exprimer les plaisirs et les regrets qu'éprouvent les jeunes dentellières ou couturières durant et après la fête de leur patronne. D'après M. de Coussemaker, le cantique Moeder Anna serait du xviie siècle. Les chansons elles-mêmes sont assez anciennes.
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