‹ Le Culte de sainte Anne en OccidentChapitre 91 sur 294 · RUSSIE, ET POLOGNE · texte numérisé non relu

RUSSIE, ET POLOGNE

gauche à droite. Les chevaliers de la deuxième classe la portent à un ruban plus étroit passé en sautoir ; ceux de la troisième l'attachent à la boutonnière.

La décoration de la première ou de la deuxième classe, enrichie de rubis, et, dans les angles, de brillants, ou surmontée de la couronne impériale émaillée, était une distinction particulière dont l'empereur Nicolas récompensait les services extraordinaires.

En 1818, il y avait 1,020 chevaliers de la première classe, 5, 410 de la seconde, 31 de la troisième, et 10,220 de la quatrième.

I/ordre peut être conféré à tout ecclésiastique qui aura converti au moins cent indi^àdus non chrétiens ou cent hérétiques ; érigé, sans le secours de la couronne, des couvents et des églises ; rempli avec distinction, pendant au moins cinq ans, des charges gratuites, ou qui se sera distingué dans les sciences *.

Aujourd'hui, une des plus belles églises de Saint-Pétersbourg porte le nom de la Sainte.

Pologne.

In Polonia celebris est hujus Sanctœ veneraiio, disent les Bollandistes : " En Pologne le culte de sainte Anne est célèbre. " Le préambule à la Vie du bienheureux Simon de Lipno nous apprend que le Père Nicolas Sokolniki, prédicateur très zélé et très aimé du peuple, ne manquait jamais, dans chacun de ses sermons, de prêcher cette dévotion qui était la siemie par excellence, et que tous les mardis, la chapelle de la Sainte s'emplissait d'une grande foule. La douce Patronne se souvint de lui et ce fut un mardi, l'an 1522, qu'il s'endormit dans le Seigneur ^ "

Le missel de Cracovie imprimé à Venise en 1532 dit de la fête qu'elle est " nouvellement établie, " mais " qu'elle existe depuis longtemps : " Nova festa nunc adsunt sed diu gesta. Cette séquence mérite d'être citée ici même :

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