‹ Le culte des ancêtres dans l'antiquité HébraïqueChapitre 17 sur 46 · D. — SUCCESSION · texte numérisé non relu

D. — SUCCESSION

Chez les anciens Israélites les femmes n'étaient point aptes à hériter ; les filles ne partageaient pas la succession de leur père avec leurs frères.

La situation se modifia lorsque l'usage de tester se développa ; le père put alors « accorder » à ses filles « une part d'héritage parmi leurs frères ». Mais, même à cette époque, cette part dans la succession n'était pas pour elles un droit, mais une faveur qu'elles devaient à une stipulation expresse du défunt (3).

Dans les temps anciens, lorsqu'un homme mourait sans laisser de fils, ses biens passaient à son frère, ou, s'il n'en avait pas, à son plus proche parent en ligne masculine. La loi autorisant les filles à hériter de leur père quand il ne laissait point de fils, est très récente (4); encore imposait-elle

(1) Ex. 20, 12; 21, 15. 17; Ldv. 20, 'J; Deut. 21, 18-21; Prov. 30, 17. Comp. p. 10 et 'il.

(2) 1 Rois 1, 10; 2. 19. 20.

(3) Job 'i2, \f>. — On cite encore comme preuve que lesTillos pouvaient hériter à côté dea (ils le passag-e Esdras 2^ 61, d'après lequel l'une des familles sacerdotales s'appelait « (ils de Barzillaï », parce que leur ancêtre (( avait épousé une des filles de Haizillaï le Galaadili' et fut appelé de leur nom ». Or, d'après 2 Sam. 19, 38. 39; 1 Rois 2, 7, Barzillaï avait au moins un fils. Mais une donnée tirée d'une généalogie aussi récente ne saurait être regardée comme un témoignage historique sur réi>oque de David.

• (4) Nombres 27. 1-11; .30; Ksr. 2, «1 ; Nêli. 7, 0:};Tob. 0, 12; 7, 11. 12; 8, 20, M. OliiiMilsKN (p. 2lr)), pour iimiilriT que celle coutume est plus ancienne que ne

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