IMPORTANCE DU FILS
du droit d'aînesse à un autre qu'au premier-né et que des savants modernes se sont demandé s'il n'y avait pas eu chez les Hébreux, comme en France autrefois, en Suisse, en Allemagne, en Hongrie, en Scandinavie, en Frise, en Australie, en Nouvelle-Zélande, chez les Zoulous et les Mongols, un droit d'ultimogéniture ou de niaineté, c'est-à-dire un avantage fait au dernier né (1).
Ainsi que l'a vu M. Stade, le but et la raison d'être de ce privilège conféré à l'un des fils élait le maintien du culte familial. La double part réservée au fils avantagé comprenait, en eftet, probablement la terre des pères (2). Il semble que le patrimoine n'était pas morcelé ; d'après Deut. 25, 5, il devait arriver très fréquemment ([ue « des frères demeurassent ensemble », c'est-à-dire que les cadets vécussent chez le « premier-né ». Ce privilège comportait aussi des charges ; car le fils avantagé avait à entretenir les membres féminins de la famille.