‹ Le culte des ancêtres dans l'antiquité HébraïqueChapitre 6 sur 46 · FILIATION PATERNELLE I · texte numérisé non relu

FILIATION PATERNELLE I

bas âge. Un antique récit nous montre un chef de famille condamnant sa belle-fille à être brûlée (1).

La famille patriarcale est si bien, pour le Sémite des temps historiques, l'organisme type que c'est à son image qu'il conçoit la société et même l'humanité tout entière. Toute nation est, selon lui, une famille qui a crû et multiplié ; c'est la descendance d'un père unique, auquel on donne en général le nom du peuple qu'il doit avoir engendré: Assur, Misraïm, Canaan, Moab, Ammon, Israël. Les diverses tribus qui composent la nation israélite sont formées chacune des descendants de l'un des fils de l'ancêtre éponyme de la nation. Les fils de l'ancêtre de la tribu ont à leur tour engendré les diverses mispàhot qui composent la tribu (2). Enfin les différentes maisons paternelles [beyt 'âh) dont est formée la mikpàhàh ont pour premier père un fils de l'ancêtre de la mispâhâh.

Cette conception règne si tyranniquement sur l'esprit de ITsraéliteque même des groupements notoirement artificiels, pourvu qu'ils soient un peu stables, prennent rapidement l'allure d'une famille : les membres de la corporation des parfumeurs s'appellent les fils des parfumeurs; on parle de même des fils des orfèvres, des fils des prophètes, voire des fils des élohim. De là à donner à ces « fils » un premier « père », dont le nom sera, en général, celui même du groupe qui est réputé descendre de lui, il n'y a qu'un pas : les prêtres de profession, qu'on appelait d'abord des leviyyim, ont fini par être nommés les hené Lévi, les fils de Lévi, et par former une tribu ayant pour ancêtre le patriarche de ce nom.

Bref, l'Israélite tend à ramener toutes les relations à une relation de parenté ; et la seule parenté qui compte pour lui est la parenté par les mâles ; elle a, selon lui, existé de

(1) Gen. 38,24.

(2) Nous estimons quil vaut mieux conserver le terme hébreu de mispuhâh que d'employer, comme on le fait souvent, le mot de clan, qui peut prêter à des malentendus ; car on s'en sert aussi pour désigner dans d'autres sociétés des groupements de nature fort différente. Lorsque nous emploierons le terme de clan en parlant des Hébreux ou des Arabes, il est entendu que nous le prendrons simplement comme synonyme des mots mispâhâk ou hayy, sans rien préjuger sur lorigine de ces organismes sociaux.

8 l'organisation familiale et sociale

tout temps et en tout lieu ; et il constitue en conséquence la (ï-énéalog-ie de la famille humaine depuis son premier ancêtre épouyme, Hà Wdâm (rHomme).

Chez les Arabes de Tépoque préislamique (1), déjà chez les Babyloniens, en dépit de la situation légale relativement indépendante que le Code de llammourabi garantit à la femme, c'est, de même, la famille du type paternel qui est à la base de toute l'organisation sociale.

Mais divers indices donnent à penser qu'il n'en a pas toujours été ainsi et qu'à une certaine époque, dans les tribus hébraï(|ues, comme chez beaucoup de non-civilisés encore actuellement, les enfants appartenaient au groupe de leur mère. On désigne souvent cette organisation sous les noms de matriarcat ou de métrarchie. Nous évitons à dessein ces termes ; car ils risquent de faire croire que la mère exerce dans les sociétés de ce type une autorité analogue à celle du père dans la famille patriarcale. Or, les sociétés où la femme jouit d'un pouvoir de ce genre sont extrêmement rares (2).

En général dans les peuples à descendance féminine, la fenmic n'a pas une condition moins misérable qu'ailleurs : elle est sous l'autorité de ses parents mâles, de ses frères, de ses oncles maternels, au lieu d'être sous celle de son mari et des parents de celui-ci (3). Nous préférons les termes de société maternelle, de filiation féminine ou utérine ; car ils indiquent le trait distiiu-tif de cette organisation : le rattachement des enfants à la famille de leur mère.

Cette fdiatiou par les femmes a du se pratiquer dans les peupladcîs hébraïques. Car en Israël, du uioins dans les

(1) .1. Wi.:i.i,hai:si;n, die Ehe bei den Arabern. NGWG. 1893, p. 4'iG t-l suiv.

(2) Par cxoiiiplfi aux îles Palaos : J. KuitAUV, Elhnogruplilxche licitràge zur Kenntnisx dcr Karolinischen Insc/grnppe und Xaclibai .■ic/ui/ï, I, Die sucialen Einrichtungen der Pelaucr, Berlin, Aslier, 1885, p. 35-39.

(3) DlHKlll'iM, L'Année Sociologique, \, p. 325.

récits anciens, c'est la mère qui choisit le nom de son

enfant (1).

La portée primitive de cet antique droit est bien marquée par une anecdote arabe signalée par Robertson Smith : « dans VIcd III, 272, il y a un récit... où à un prétendant aspirant à la main d'une jeune fille le père dit : Oui, si je puis donner des noms à tous ses fils et donner toutes ses filles en mariage. — Non, répond le prétendant, nous nommerons nos fils d'après nos pères et nos oncles... » (2). C'est la possession des enfants que les deux hommes se disputent : les fils a|)partiennent à la famille de celui qui les nomme comme les filles appartiennent à celui qui touche leur iiioJuif. Et cela se conçoit : le nom donné à l'enfant n'était pas toujours tiré d'une circonstance fortuite de sa naissance : on lui donnait souvent le nom d'un grand-père, d'un grand-oncle. Le but était alors, -dans les idées primitives, d'assurer ou de constater la réincarnation de cet ancêtre dans le nouveau-né. L'enfant appartiendra naturellement au même groupe que l'aïeul qui revivra en lui.

On cite encore, comme traces d'une organisation inaternelle, le grand rôle joué par les femmes dans les anciennes traditions Israélites, en particulier dans l'histoire des patriarches, Sara, Rébecca, Léa, Rachel (3), la vénération toute particulière dont le peuple entourait la sé[)ulture des héroïnes et des ancêtres féminines, Sara, Rachel, Débora, Miriam(4), la situation à part faite à la cour à la reine-mère, qui portait le titre de gebira, dame (5), le droit qu'avait une épouse d'adopter les enfants que sa servante donnait à

(1) Gen. 4, 1; 19, 37. 38 ; 29, 31-35 ; 30, (',-24 ; 35,10-18; 38, 3 (LXX). 4. 5. 28-30; Juges 13, 24; 1 Sam. 1,20; 4, 21 ; Es. 7, 14. — Au contraire Gen. 16, 15 (Code Sacerdotal) ; 17, 19 (id.) ; 35, 18 ; Ex. 2, 22 ; Juges 8, 31 ; 2 Sam. 12, 24 ; Os. 1, 4-9.

(2) Robertson S.mitii, Kinship and Marrlage inearly Arabia, Canibridg-e, Universily Press, 1885, p. 102 ; cf. 108. Comp. Wellhausex, die Ehe, p. 478. 479.

(3) Stade, GVr\ I, p. 408; et au contraire L.-G. Lévy, la Famille, p. 128.

(4) Gen. 23; 35, 8. 14. 19.20; Nombres 20,1 ; 1 S. 10, 2. Cf. Wellh.vusen. IJC^, p. 99.

(5) 1 Rois 2, 19. 20; Jér. 13, 18; 22,26; 29, 2 ; 1 Rois 11, 19; 15. 13; 2 Rois 10, 13; 2Ghron. 15, 16; la mère des rois de Juda est toujours nommée clans le livre des Rois. Cf. Lippert, Seelencult, p. 119.

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son mari en employant la formule : « elle enfantera sur mes genoux » (1).

Ces faits, toutefois, ne sont pas décisifs ; car on peut les expliquer aussi bien, sinon mieux, comme des conséquences du régime patriarcal, surtout si celui-ci était accompagné du culte des ancêtres. La femme, en effet, sous ce régime, Redevenait ancêtre, n'acquérait une dignité analogue à celle du chef de famille qu'en devenant mère. De là la vénération dont étaient entourées les mères en Israël ; de là le respect tout particulier que le roi témoignait à sa mère ; de là l'ardent désir de la femme Israélite d'avoir un fds ; de là l'adoption par l'épouse stérile des fils de son esclave.

La formule « elle enfantera sur mes genoux » ne vise pas, semble-t-il, primitivement un rite d'adoption par les femmes, mais un rite d'adoption par le père (2). Chez beaucoup de peuples, en efl'et, et encore aujourd'hui dans diverses contrées de l'Allemagne, la délivrance de la femme a lieu sur les genoux ou dans le sein du mari. Recevoir un enfant sur ses genoux c'est, par suite, le reconnaître comme sien (3) : de là « l'usage des anciens Germains d'accomplir symboliquement l'adoption en mettant l'enfant sur ses genoux». L'emploi de cette formule par Rachel tendrait donc plutôt à prouver qu'en Israël l'adoption par le père avait précédé l'adoption par la mèrei4;. 11 existait, toutefois, un autre rite d'adoption qui pourrait remonter à une époque de filiation maternelle:

(1) Gen. 30, 3.

(2) Jacob, pour adopter les fils de Joseph, parait les avoir pris sur ses genoux, car ensuite « Joseph le fit sortir de (lilt : d'avec) ses genoux » (Gen. 48, 12).

(3) Gen. 50, 23 : « Joseph vil les fils (i'Kjihra'nu jusqu'à la troisième génération; les fils de Makir aussi, fils dcManassé, luujuirent sur les genoux de Joseph. »

(4) B. Stadi:, « Auf Jemandes Knieen Gebdrenn, Misce/len 15, ZatW, VI (1886)^ p. 143-150. Cf. H. Pi.oss, Dos Weib in der Natur- und Vulkcrkunde, aiit/iropologische Studlen, k' éd. revue jjar .Max IJARrKi.s, Lei])zig, Graben, 1895, t. Il, j). 160-163; Jacob Gki.m.m, Deutsche Rechtsaltertlniwer, 2' éd., Goetlingue, 1854, p. 465, 4' éd., Leipzig, Dieterich, 1899, p. 639. 640. M. Stade rapproche Od. 19, 401 ss, où Ulysse naissant est placé sur les genoux de son grand-pore maternel et reçoit de lui son nom, ainsi qu7/. 9. 455. 456. Cliez les Bédouins la femme enfante sur les genoux de la sage-femme ; il en était peut-être de même che/ les Juifs aux temps où fut écrit le morceau Job 3, 11. 12 ; car, d'après le passage parallèle Jér. 20, 14-16, le père n'assistait pas à la naissance; mais c'est sans doute une atténuation de l'usage primitif. — M. Gnri;NF.iSE.\ croit, .-lu contraire, que l'expression a enfanter sur les genoux )) a été d'abord appliquée à l'adoption par les femmes et qu'elle se rapportait à un rite d'adoption /je/' bnitutionem naturae (der Alinenkultiis, p. 211, note 3).

«Et Noomi prit l'enfant et le mit sur son sein et lui servit de garde et les voisines lui donnèrent un nom en disant : il est né un fils à Noomi. » (1) La mère adoptive faisait ici le geste d'allaiter l'enfant.

Des indices plus clairs de l'ancienne organisation maternelle paraissent être fournis par certains usages et certaines locutions se rapportant au mariage. Dans cette organisation il arrive que la femme après son mariage reste au milieu de ses parents et y élève ses enfants (2). Le mari ne vient que temporairement la visiter et, pendant la durée de ses séjours, est le client du clan de sa femme. C'est le cas, par exemple, des unions dites beena à Ceylan, où l'homme va habiter le village de la femme. On s'explique mieux, s'il a existé chez les anciens Israélites un type de mariao-e de ce genre, que le vahviste ait pu définir en ces termes les conséquences de l'union de l'homme et de la femme : « l'homme quittera son père et sa mère et s'attachera à sa femme et ils deviendront une seule chair » (3).

La femme avait sa tente à elle. On nous parle de la tente de Sara, où Isaac introduit Rébecca, de la tente de Jaël. Léa, Rachel, les concubines de Jacob avaient chacune la leur, distincte de celle de Jacob (4). Une jeune fille va demander conseil, une veuve cherche refuge à la maison de sa mère (5). En Arabie le mari n'avait même pas d'autre tente ou hutte que celle de ses femmes. « Quand [Mohammed s'est brouillé avec toutes ses femmes, il est obligé de dormir sur le toit. » (6) Chez les Arabes c'est la femme qui transit) Ruth 4, 16. 17.

(2) Cela est toutefois loin d'être toujours le cas. « De quelque mauière qu'on dénomme l'enfant, en Australie, c'est chez le père, dans le clan du père, sous lautorite paternelle qu'il vit » : Grosse. Die Fornien dcr Familie unddie Vorinen dcr Wtrtschaft, Fribourg, Mohr, d'aprùs le compte rendu de E. Durkheim, L'Année Sociologique, I^ p. 321.

(3) Gen. 2,24. M. Gunkel {Handkomm., Gen., p. 10) a raison lorsqu il dit que, dans ce récit, il s'agit d'expliquer, non le mariag-e, mais l'attrait que la femme exerce sur l'homme ; mais l'expression «sa femme » montre que l'auteur pensait a l'union (fa7;s le mariage. Cf. Robertson Smith, A'inship and Mariiage,p. 1/6; Blhl, Die socialen Verhàltnisse, p. 28 : et au contraire L.-G. Lévy, la Famille, p. 130.

(4) Gen. 24, 67 ; Juges 4, 17 ; Gen. 31, 33.

(5) Gen. 24, 28 ; Ruth 1,8; Gant. 3, 4.

(6) Wellhausen, die Eke,p. 445-

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porte, plante, enlève la tente; elle y accorde asile aux suppliants; les hommes ne font que confirmer la parole qu'elle a donnée. Jaël en use de même avec Sisera (1). Parlant des Sarrasins, Ammien Marcellin écrit : « en guise de dot la future épouse apporte à son mari une lance et une tente » (2). C'était donc primitivement la femme qui recevait son mari chez elle. De là probablement l'euphémisme « entrer chez une femme » (bo' 'el) pour dire avoir des rapports avec elle (3).

On a cru trouver dans l'antiquité hébraïque quelques cas de mariage du type beeria. « M. Mac Lennan, écrit Robertson Smith, a cité les mariages ôee/i« de Jacob, dans lesquels Laban a manifestement la loi de son côté en déclarant que Jacob n'a pas le droit-d'emmener ses femmes et leurs enfants, et aussi le fait que, lorsqu'Abraham cherche une femme pour Isaac, son serviteur pense qu'on y mettra probablement pour condition qu'Isaac vienne se fixer avec le peuple de la jeune femme. Il aurait pu ajouter d'autres traits de même nature : les Sichémites doivent être circoncis, c'est-à-dire hébraïsés, avant de pouvoir épouser les filles d'Israël ; les enfants que Joseph a de sa femme égyptienne ne deviennent Israélites que par adoption, et de même, dans Juges 15, la femme philistine de Samson reste au milieu de son peuple et c'est là qu'il vient la visiter » (4).

Il convient de faire à propos de la plupart de ces exemples des réserves importantes.

Ce qui caractérise les mariages du type maternel, c'est avant tout que les enfants appartiennent au clan (maternel) de leur mère et que, en conséquence, le mari ne paie pas de mohar aux parents de sa femme. Or sur ces deux points les mariages de Jacob et celui (ju'Abraham refuse pour Isaac rentrent clairement dans le type patriarcal.

(1) .luges 4, 17-22 ; 5, 24-27.

(2) Amm. Marc. XIV, 4, 4.

(3) KouKUTSON S.MfTii, h'ins/iip, ]). 1()7-472. 177. 2i)l. M. \Vi:lliiavsl:n, die Ehe, p. 4'i'i, fibjfM-le (lue cello Icx'uliim n'était pas réservée aux premiers rap[)orls d'un ïioininc et d'une femme. Mais <|u'imp(jrte, puistpie, après l'union, la femme continuait à habiter une demeure à part ?

(4) Robertson S.mi i m, Kinshlp, p. 176 ; cf. p. 109.

Abraham s'oppose à ce qu'Isaac aille se fixer chez ses beaux-parents, parce que Yahvéh a promis à sa postérité le pays de Canaan (1). Si un mariage de ce genre avait dû avoir pour conséquence que les enfants d'isaac fussent perdus pour la famille d'Abraham, le patriarche n'aurait pas manqué de soulever cette objection bien autrement grave.

Quant à Jacob il a payé de quatorze années de travail ses deux femmes avec les enfants qu'elles lui ont donnés (2). Lorsqu'il s'échappe avec elles, Laban ne lui reproche pas de les avoir prises avec lui, mais de les avoir emmenées secrètement comme des prisonnières de guerre et de l'avoir ainsi empêché d'embrasser ses filles et ses petits-enfants avant leur départ ; s'il avait su ce projet, il aurait accompagné son gendre avec des chants, des taml:»ourins et des

luths (3).

Léa et Rachel constatent elles-mêmes que leur mariage est un mariage par achat lorsqu'elles disent : « Avons-nous encore part ou héritage dans la maison de notre père ? Ne nous a-t-il pas considérées comme des étrangères, puisqu'il nous a vendues et a dissipé notre argent ? » (4) Et qu'on ne dise pas qu'elles font un grief à leur père de les avoir mariées sous le régime de ba'al, que, par conséquent, il y avait alors un autre régime permettant à la femme mariée de rester héritière dans sa propre famille. Le reproche contenu dans les paroles de Léa et de Rachel s'explique aisément dès qu'on se souvient qu'en Arabie il arrivait souvent

(1) Gen. 24, 5-8.

(2) Ces sortes de contrats sont encore usités en Palestine. « Il arrive que le domestique travaille pendant plusieurs années dans une famille sans recevoir autre chose que la nourriture, le vêtement et quelques cadeaux sans importance ; mais il est alors stipulé qu'après un délai fixé il lui sera alloué des avantages spéciaux. Ordinairement, on lui promet en mariage une des filles de la maison, qu'il obtient ainsi sans avoir payé aucune dot ; mais il faut pour cela qu'il soit parent de la famille à un degré quelconque, parce que l'habitude du pays est de ne faire les mariages qu'entre cousins et cousines... Quelquefois même il arrive aujourd hui, comme aux temps bibliques, que le père de la jeune fille traîne en longueur et réclame de la part de son gendre futur des prolongations de service contraires aux conventions primitives » (Le Paysan en communauté de Bousrah, d'après les renseignements recueillis par M. le D'' Delbet, dans Le Play, Les ouvriers Européens, II, p. 377-379, cité par Pu. Champault, Les Patriarches bibliques, dans La Science Sociale, t. XXV (1898), p. 154. 155).

(3) Gen. 31, 26.28 (E). 27 (J).

(4) Gen, 31, 14. 15 (E).

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