‹ Le culte des héros et ses conditions socialesChapitre 10 sur 249 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

s'idontifiail avoc celle d'un fondateur du cullo, Combabos, général de Sélcucus, donl on racontait une curieuse légende. Nous y reconnaîtrions donc volontiers un héros. Le troisième personnage de ces trinités sémitiques, dont la trinilé d'Hiérapolis est un exemple, est, par excellence, un « dieu vivant » ' et plein de vie, d'une vie semblable à la vie humaine ; il en témoigne par la souffrance, par la mort, par la résurrection suivie de morts nouvelles ; son humanité fait sa valeur; c'est un médiateur; c'est déjà presque un Messie. Si les Grecs l'adoptent, c'est Hercule', c'est Méhcerte^, lolaos ' ou DeucaUon % c'est-à-dire des héros, qu'ils reconnaissent en lui. Néanmoins l'opinion des Grecs n'a pas paru décisive à M. von Baudissin, qui a consacré à ces dieux syriens de si claires et profondes études, et nous nous sommes tentés par la siemie. Pour lui, Adonis et ses pareils, n'étant pas tout à fait des dieux, sont des démons. La difficulté est grande de répartir en catégories nettement définies et hiérarchisées ceux des êtres religieux dont la place n'est pas marquée au premier rang du culte.

On a le sentiment qu'il existe des catégories, mais comment leurs différences s'articulent-elles? Fixer, comme on l'a fait*, la limite entre dieux et héros au point où le culte commence, c'est exclure des héros tous les héros grecs,

1. W. W. von Baudissin, Adonis uad Esmun, Inlroduction, VI, p. 56, Die Idée des Lebens, 4« partie, III, p. 450 sqq., Jahwe der Icbende Gott.

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