‹ Le culte des héros et ses conditions socialesChapitre 116 sur 249 · Muirchu, p. 296. — Cf. ch. iv · texte numérisé non relu

Muirchu, p. 296. — Cf. ch. iv

2. Muirchu, p. 2',i5 : sur le chemin de saint Patrick « rubus arserat et non combure(ba)tur, sicut antea Moysi prouenerat in rubo ». C'était l'ange Victor qui était dans le buisson. Cf. Continuateur de Tirechân, loc. cit., p. 331.

3. Tirechân, p. 322 : « Mosaicam tenens disciplinam et Heliacam et Chrislianam. »

4. Le chiffre cent vingt est déjà connu de Muirchu, p. 296 : « totius eius uitœ annis cxx », mais il ne fait pas de rapprochement avec Moïse. Le chiffre en question ne parait pas avoir été imaginé ad hoc, mais provenir de l'addition de diverses données chronologiques : Bury, op. cit., p. 382 ss. — Le continuateur de Tirechân, Tripartite Life, II, p. 332, énumère quatre points de ressemblance entre saint Patrick et Moïse : 1° « anguelum de rubo audiuit; » 2o il jeûna quarante jours et quarante nuits ; 3o il vécut cent vingt ans ; 4» « ubi sunt ossa eius nemo nouit ». Quelques Vies subséquentes répètent ces quatres points dans

on donna plus tard î\ saint Patrick un bàlon miraculeux '.

Josué arriMa le soleil. Ce miracle se répéta à la mort de saint Patrick. Mais pour celui-ci le soleil resta douze jours entiers sans se coucher".

Joseph est trahi par ses frères et vendu pour trente écus. Patrick est vendu pour trente sols par un homme auquel il avait accordé sa confiance. Joseph et Patrick furent tous deux les intendants de leurs maîtres.

Enfin, comme Jésus-Christ, saint Patrick entre en une salle dont les portes sont fermées*.

le nit^me ordre : Ncnnius, Disloria Brilonum, loc. cit., p. 198; Colgan, y lia III", ad finem.

i. La légende du bAton n'apparaît pour la première fois qu'au IX* siècle, dans Colgan, Vita 111. Mais chez Tlrechân, p. 324, saint Patrick ressuscite déjà un géant en perçant sa pierre tombale de son bâton et en en touchant le mort. — Pour la légende du bâton, cf. ch. iv.

2. Muirchu. p. 296 ; cf. Hymne de Fiacc. loc. cit., v. 28 à 30.

3. Colgan, Vita IV", § XIII, p. 48. — La Vie Tripartite, version de Colgan. § XXIV. p. 120, remplace les trente sols par un chaudron de cuivre : « vas electionis pro elixalionis vasculo commutans cum quibusdam mercatoribus pro a^neo cacabo divendidit (Patricium Ciannanus) M. Le chaudron adhéra à la main de Ciannan. Cet avertissement du ciel le fit se repentir et il racheta Patrick.

4. Muirchu, p, 282. I. 27 ss. ; Vie Tripartite, 1" partie, dans Tripartite Life. \, p. 52, I. 20 s. (trad. p. 53). Cf. Colgan, Triadis Thaumaturgae Acta. Sancti Columbae Vita /« , § IV, p. 321 ; eiusdem Vita 11". % IV, p. 326: eiusdem Vita IV". auctore Adamnano, préambule, p. 338 col. 1 et livre II c. 1. p. 350 : saint Columcille répète le miracle de Cana. — L'assimilation au.\ personnages bibliques a été la plus complète dans le cas de sainte Brigit. On l'a assimilé à Marie. Cf. Hymne de Broccàn en l'honneur de Urigil.du Lib. Hymn. dans Thésaurus Palxohibernicus, 11, p. 327 ss., vers 4 : « Brigit mathair morurech » — » Brigit mère de mon Seigneur » ; vers G3 : « Bamenn innahimthechtaib, baôenmalhair maie rlg mair » — « elle était pure en ses démarches, elle était la mère unique du Fils du Grand Hoi ». La glose à ce vers, H)id., dit : << ba hocn de matribus xpi brigit » — « était une de malribus Christi Brigit ».

— Cf. Hymne irlandais c/'t///an, chez Whitley Stokes, et Strachan, Thésaurus Palœohibernicus, II, p. 32.i, vers 6 : Brigit est « in chrùib co blàthib inmathair (su « — « la branche fleurie (lilt. avec fleurs), la mère de Jésus. » — Cf. Hymne latin d'Ultan, chez Atkinson et Bernard. The irish Liber Hymnorum, I p. 14 s. v. 7 s. : «... per istam uirginem Maria; sancta; similem » : glose à similem : «. i. ar is i Brigit Maire na nGoidel »

— « i. e. car Brigit est (la) Marie des Grtidels » ; vers. 15 s. <• Christi matrem se spopondit diclis et fecit factis Brigila aut amata ueri Dei regina ». — Cf. ofiice de sainte Brigit, publ. à Paris en 1622, réimpr. chez

Amplifications des vies subséquentes. — Il est une partie de la légende que Muircliu et Tirechân laissèrent peu développée. C'est celle qui concerne les antécédents de Patrick. Les hagiographcs suivants y suppléèrent.

I. Gnièalogie de saint Patrick. — On fabriqua à Patrick une généalogie sacrée et profane. C'était une chose importante en Irlande, pays aristocratique.

Au IX® siècle, on découvre que les ancêtres du saint étaient juifs. Ils étaient venus s'établir en Grande-Bretagne après la ruine de Jérusalem ^ Non contents de faire descendre Patrick du peuple élu, les généalogistes établirent encore que saint Martin de Tours avait été son oncle maternel ".

La généalogie profane fait de Patrick un descendant en droite ligne du premier roi des Bretons, Brito^.

Naturellement on finit par concilier ces deux généalogies. On en fut quitte pour faire de Brito un Israélite.

II. — Légendes d'enfance. — Après la généalogie viennent les légendes d'enfance '.

Colgan, TriacUs Thainnaturgae Acta, append. VI ad Vitas beat. Brig. p. 600 col. 2. Lectio sexta : « Tune vir quidam sanctus in Synodo dormiens vidit visionem et surgens ait : Haec altéra Maria que habitat inter nos. » Respons : « Virgo deportatur, honor ci amplius cumulatur : synodus instabat, nona Brigida Stella micabat. Sacra cohors plaudit, quia signum celitus audit. » Vers : « Praesbyter banc aliam denuntiat esse Mariam »... — Cf. Vie de sainte Brigit du Lebar Brecc, Whitley Stokes Three... homilies, p. 84, trad. p. 85.

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