Ancient Laus of Ireland, IV, p
3. Cf. Hanas Cormaic éd. Kuno Meyer, p. 75 sub Mugh-éme. — Les porchers irlandais, semblables en ceci à nos bergers, étaient plus particulièrement capables d'avoir des accointances avec les puissances occultes. C'est à eux que se révèlent les esprits. Cf. la légende de la fondation de Cashel, chez Keating, éd. Comyn, p. 124, et O'Curry. Mss. Materials, pp. 485 et 623. Deux porchers voient un chœur d'anges
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passent leur temps à des festins de viande de porc '. Ces porcs renaissent dès qu'ils sont mangés. Une légende qui raconte la mort du roi Muircertach mac Erca dit comment ce héros et ses guerriers mangèrent de ces porcs divins au banquet de Samliain'-.
Le porc de Samhain est donc une victime rituelle, sa mort un sacrifice. Les festins de cette fête sont des banquets sacrificiels.
Le feu de fête. — Ses caractères généraux. — Mais le rite qui est, pour ainsi dire, au centre même des cérémonies religieuses à Samhain comme à Beltaine, consiste à allumer un feu. On y procède la veille de la fête au soir, avant le banquet.
Ce feu est un feu nouveau. La veille de Samhain tous les foyers d'Irlande doivent être éteints sous peine de mort\ On les rallume au bûciier sacré. On les rallume aussi au feu de Beltaine, qui, suivant le Glossaire de Comme, était suscité par les druides au moyen d'incantations*.
Le feu de Beltaine avait en outre des vertus lustrales
chanter sur le sommet du roc de Cashel. Ce chœur angélique n'est que l'ancienne ronde des fées christianisée. En effet le Rock of Cashel éia'û un lieu hanlé ainsi que l'indique son nom, Sidh Druimm, la « Crète du Palais des Génies ». — On connaît dcu.\ porchers dieux dont l'histoire est traitt'O dans le récit de la Génération des deux Porchers (éd. Windisch dans Irische Texte III,, avec traduction. Traduction de la version du Livre de Leinster dans Voyage of Bran, II, p. 58 ss., autres versions p. 66 ss. Une traduction fran(,-aise d'après un Ms Egerton a été publiée par H. d'Arbois de Jubainville en appendice au livre Les Druides et les dieux celtiques à formes d'animaux).
1. H. d'Arbois de Jubainville, Cycle Mythologique, pp. 275 et 277, cf. p. 318.