Aenach Carmain, loc. cit., strophe
3. Muirchu. p. 27S : « contigit uero in illo anno idolatriae solemnita. tem quam gentiles incantationibus multis et magicis inuentionibus, nonnullis aliis idolatri» superstitionibus. congregatis etiam regibus, satrapis, ducibus, principibus et oplimalibus populi, insuper et magis incantatoribus, anispicibus et omnis artis omnisque doni (? irlandais dàn, 1) art « : WhitleyStokes, note 8) inuentoribus doctoribusque uocatis ad Loigaireum... in Temoria... exercerc consuerant, eadem nocte qua sanctus Patricius pasca, illi illam adorarent festiuitatem gentilem ». Suit la défense d'allumer du feu sous peine de mort, caractéristique de Samhain. (Muirchu, p. 278, dernière ligne, et p. 279) : « Erat quoque quidam mos apud illos (se. Ilibernenses), per ediclum omnibus intimatus, ut quicumque in cunclis regionibus, siue procul, siue iuxta, in 111a nocte incendisset ignem ante quam in domu regia, id est, in palatio Temoriœ succenderetur, periret anima eius de populo suo ». Le jour suivant les païens boivent et mangent dans une salle à Tara. — Cf.
légende de saint Patrick assigne la veille de Pâques pour date à celte solennité, la descri])lion que nous est donnée montre qu'il s'agit bien de la Fête de Tara, célébrée, ainsi qu'on se le rappelle, à Samhain.
Le jour sui\ant notre saint est à Tailtiu. Or on y court précisément des courses royales^.
Et h la fin de l'octave de Pâques, Patrick se rend à Uisnech, où il séjourne auprès du roc qui marquait le centre de l'emplacement môme de l'assemblée",
La légende a donc pris soin d'associer le nom de Patrick non seulement aux lieux des trois grandes fêtes irlandaises, mais h la célébration d'au moins deux d'entre elles. Seulement les solennités qui ont lieu respectivement à Samhain, Lugnasad et Beltaine sont ramenées à une date unique, à la fête de Pâques ^
Le feu de Pâques de la légende de saint Patrick équivaut AUX feux des fêtes irlandaises. — Mais revenons à cette fôte. Le premier acie de saint Patrick est de faire un grand feu de Pâques malgré l'interdiction royale*.
Le feu de Pâques est un rite populaire chrétien. D'ail-
Colgan, Vita III", loc. cit., p. 24, col. 1 : la fête y est formellement appelée Feis Temrach. Il s'agit donc bien de l'assemblée que nous connaissons et qui était tenue à Samhain. — Pourtant cf. Bury, op. cit., p. 107.
1. Tlrechân, p. 307 : « l'rima feria uenit (Palricius) ad Taltenam, ubi fil agon regale ad Coirprilicum filium Neil ». — De même dans Vie Tripartite, éd. Stokes. p. 68. — Homélie du Lebar Brecc, loc. cit. p. 465 : Patrick vient insin cohaenach de ïailliu, cest-à-dire, à l'assemblée de Tailtiu ou du moins au lieu de cette assemblée.