‹ Le culte des héros et ses conditions socialesChapitre 153 sur 249 · Hymne de Fiacc, loc. cit., versets 29 et · texte numérisé non relu

Hymne de Fiacc, loc. cit., versets 29 et

4. Muirclm, p. 2% s. ; Colgan. Vita V», p. 60, col. 1 et 2. o. Tirechân, p. 330.

Enfant, il change des glaçons en feu et il rallume un foyer en faisant tomber des gouttes d'eau de ses doigts*.

Dans le tournoi magique dont on a déjî\ parlé Patrick est toujours le représentant de la clarté et de la chaleur bienfaisantes. Il fait fondre la neige et reluire le soleil.

Mais cette dernière légende nous ramène au caractère de génie de la nature printanière, qu'on a déjà considéré dans saint Patrick. En efTet, le tournoi en question a lieu à Pâques. D'autre part le saint déclare ne vouloir faire que des miracles qui soient conformes au caractère chaud et bienfaisant de la saison, tandis que les druides en font de contraires'.

Caractère national de la légende de saint Patrick. — La puissance naturelle de saint Patrick éclate et triomphe dans la fête du printemps. Sa légende et son culte, comme ceux des grands dieux de la m3'thologie païenne le mêlent aux fêtes et rassemblent Jes représentations que suggèrent les fêtes. Or il faut observer que la vie collective de la société gùidélique ne s'exprime que par les assemblées festivales. En dehors de celles-ci le groupe social n'a aucune cohésion. Il n'y a en Irlande ni villes, ni villages. Les membres des groupes vivent dispersés. En temps ordinaire

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