Borlase, II, p. 552etpasstm. Cf. aussi ibid., p
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textes épiques*. Les monuments archéologiques attestent de leur côté l'existence de ce rite dès une époque antérieure au VII* siècle après Jésus-Christ, ainsi qu'il ressort de la graphie des épitaphes retrouvées'".
Quant à Tobjet du rite en question, il n'est assurément pas seulement de perpétuer la mémoire du défunt, puisqu'on a trouvé do nombreuses épitaphes sur la partie enfouie des pierres levées ^ Ce dont il s'agit, c'est d'empôcher l'âme du mort de se perdre.
En effet, en Irlande comme ailleurs il y a un rapport entre le nom de l'homme et l'esprit qui habite son corps. Connaître le nom d'une personne permet d'exercer sur elle un pouvoir magique *.
Aussi l'inscription de l'épitaphe avait-elle pour effet de lier l'âme du mort à son menhir funéraire. Quand le poète Murgen veut évoquer l'esprit du héros Fergus mac Roig, il déchiffre son nom sur son menhir et ensuite il adresse à celui-ci une incantation « comme si Fergus en personne » avait été devant lui, et le vieux héros se dresse bientôt devant le poète".
On voit donc que les Irlandais avaient une notion très nette de morts, dont la personnalité, persistait, dont les esprits vivaient d'une vie indépendante sans se confondre ni avec la foule anonyme des morts, ni, à plus
1. Cf. par exemple, Acallamh na Senorach, éd. O'Grady, Silva Gadelica, p. 47iJ.
2. Suivant Macalister, Irish epigraphy. I, Londres 1897, sur beaucoup d'épilaphes oghamiques un q remplace le c, prononcé k à partir du vu» siècle. On a ainsi maq au lieu de mac sur toute une série d'épilaphes.