‹ Le culte des héros et ses conditions socialesChapitre 172 sur 249 · O'Curry, Manners and Customs, III, p · texte numérisé non relu

O'Curry, Manners and Customs, III, p

3. hnram Brain, loc. cit., p. 2 s. — La branche que présente Manannan à Corniac rend un son si agréable que le roi offre au dieu tout ce que celui-ci voudra prendre en échange, Echlra Cormaic, p. 194.

des vivants comme le sont les navigateurs errants ou les initiés. Mais de l'autre ils conservent intacte leur personnalité. Le caractère môme de leur mort la préserve de sombrer dans l'anéantissement du coips.

Les RITES FUNÉRAIRES. — I. Fiuiérailles provisoires.

— Un coup d'oeil sur le rituel funéraire irlandais nous permettra de projeter un peu plus de lumière sur cette situation particulière.

A la double conception de la mort répondent deux séries de rites funéraires'.

La première commence dès l'instant du décès. Le cadavre est d'abord lavé dans une rivière", après quoi commence la veillée, pendant laquelle on se lamente sur le mort et l'on prononce son éloge ^. Le mort repose sous une couverture de branchages [strofais) ou un manteau*.

Arrêtons-nous un moment au premier de ces rites. C'est assurément un rite de purification. Mais il a en outre pour effet de réveiller la vie spirituelle dans le cadavre.

Les rivières dans lesquelles on lave le mort viennent de Mag Mell, du Pays de la Vie. Leurs sources sont des passages qui mènent dans cette contrée.

D'autre part le bain du cadavre est en tous points ana-

i. Noire reconstitution s'appuie surtout sur le récit de The Dealh of Muircertach mac Erca, dans laquelle la série des rites est presque complète.

2. Death of Muircertach, loc. cit. § 43, p. 424. — Cf. Revue Celtique, XIII, p. 38 et p. 124 ; I>-ische Texte, IV, p. 310. — Cf. Keating, Three Shafts of Death. éd. Alkinson, p. ol.

3. Exemples : Death of Muircertach, p. 424 s. ; Cath Muighe Léana, p. 2t» ; Tain Bô Cùalnge. p. 6:56 s. ; Meurtre des Fils d'Usnech, trad. française, dans Epopée Celtique, p. 27'J ss. : Bruiden Dû Chocae, éd. Whitley Stokes, dans Rev. Celtique, X.XI, § 65. — On trouve des complaintes et des éloges funèbres dans presque tout récit épique. Sur ce rite, cf. Sullivan, op. cit., p. 32a; Joyce, op cit., II, p. 540 ss. et p. 543.

— Ce rite est encore pratiqué dans les pays gùidéliques : G.-K. Kinahan, Notes on Irish Folk Lore, dans The Folk Lore Record, IV, p. 100.

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