‹ Le culte des héros et ses conditions socialesChapitre 198 sur 249 · Cf. imbleogan dans Ane. Laws, VI, Glossaire · texte numérisé non relu

Cf. imbleogan dans Ane. Laws, VI, Glossaire

3. Cf. Kuno Meyer, Contributions to Irish lexicorjraphy, s. vv. Pour des exemples des mots clann et ceiiét employés dans le sens de tùath cf. 0' Donovan, Hy Fiachrach et Uy Many, passim. — Cf. Tàin Bô Cùalnge, p. .So, \. 452 s. : lotar forsin fecht frisna illùathaib ocus ilmacnib ocus ilmilib dos-hertatar leo « (les troupes) allèrent en cette expédition par tùalha, par générations et par « milles » et par nombres ».

4. Conalli Muirthemni, cf. Tàin, index : Geographische Samen; chez Muirchu Conalnei. Ils occupaient la partie basse de factuel Comté de Louth.MagMuirthemne. — Clarrichi, Ciarrighi, Ciarraighi : Additamenta à Tlrcchân, loc. cit., II p. .337, aujourd'hui Kerry en Connaught. — Erna : cf. plus loin. — Condiri : Bury, Saint Patrick, p. 162 : leur nom passa au diocèse de Connor sur le Lough Neagh en Ulstcr. — Le nom de Cùailnge aujourd'hui Coolcy. la région qui a donné son titre à la Tàin paraît être aussi un nom de tùath. Cf. à ce propos Windisch, index géographique à Tdin, s. v.. Jbid., étir Conailliu ocus Cûailngiu entre les Conalli et Cùailnge (au génitif pluriel ?)

LA CONSTITUTION SOCIALE DE l'iRL.VNDE 23S

d'un nom propre de personne à l'aide du suffixe — acht^ par exemple, Eoganacht « l'ensemble des Eogan » ou les a gens d'Eogan », un nom que les lettrés irlandais emploient indiiïércmment avec Cenèl Eogain ou « Race d'Eogan*. » Ou bien encore ils se composent du mot corcii, qui équivaut au latin gcnus, suivi d'un génitif : Corcu Ochland, Corcomrûadh' .

Enfin beaucoup do tùatha sont désignées par le nom d'un ancêtre au génitif, précédé d'un mot qui indique la filiation. Ainsi Mac Eachach signifie « fils d'Eocho », Hùi Degaidh ou Clann Degaidh, « petits-fils » ou « postérité de Degadh », Ccnél Conaill, « race de ConalP. »

La tûath a la forme D'vîiE familia. C'est une clientèle PATRONALE. — La tûath est-elle donc une gens ?

Elle est une espèce de famille. C'est ce qui ressort de son organisation intérieure, qui est une hiérarchie fondée à la fois sur les liens de la parenté et sur celui de la clientèle patronale*.

Le sol est en principe la propriété de la tûath entière*.

1. Sanas Cormaic, p. 44, s. v. Eoganacht : i. icht cenél. i. cenél l'ochin o Eogan. — Cf. Arda Ciannaclita, une lùalh dans le sud de l'actuel comté de Loulh. O'Donovan, Dook of Rigfits, p. 186, note.

2. Trip. Life, I p. 04. Les Corcu Ochland portaient le surnom de Corcu Chonluaind « genus du fumier du chien ». Thésaurus Palœohibernicus, H, Index des noms propres géograpiques. — Cf. ibid., Corcu Soi — Corcomrûadh, act. Corcomroe, comté Clare : Windisch, Tâin. p. 876 n. 4 et 877 1. 639. Cf. Imram Curaig Màiledùin, version du Livre jaune de Lecan, strophe 14 : Anecdola from Msh Mss, L

3. Cf. encore Triparlite Life, II, p. 542 : a Cormac.de Chiaind Chernaig » (Clankarney, ; ib. p. 544 : « Felhgna. i. Seignech macc Nectain de Claind Echdach u ; « Calhasach macc Robartaig hùi Moinaich de Chiaind Suibrii ». — Thésaurus l'aLxohibernicus. H, p. 364, 1. 16 : « Conlae macc Coilboth Domnach Combar la Cenél Fiachrach reges... »

4. Sur la question en général, Sumner Maine, Htslory of ancienl Inslilulions, 187o. — Nisbeth, Land-lenure in Jrelund. Kdinburgh, 1887. — Aïkinson, Ane. Laws, VI, Glossaire, s. vv. cleith, flâith. aire.

5. A l'époque historique il est partagé entre les familles nobles. Mais

Une partie en est allouée au roi en apanage'. Le reste constitue les domaines héréditaires des familles aristocratiques qui représentent les branches collatérales de la dynastie régnante'.

Ces possesseurs tiennent leurs droits de l'investiture royale*. Le 77 tûaithe est obligé de donner des subsides en biens meubles aux chefs de l'aristocratie territoriale, les flàiihï" . Ceux-ci en retour composent la cour du roi. Ils lui doivent le service de guerre et ils se partagent les hautes fonctions publiques.

Le flàith est usufruitier d'une partie du domaine familial. Il peut l'exploiter à sa guise, par des tenanciers libres, des serfs ou des esclaves^, Le reste est considéré comme

la trace de l'ancienne propriété collective est conservée dans un texte où il est dit qu'avant le règne d'Aed Slâine il n'y avait pas de limites de propriété en Irlande : Todd, Book of Hymns p. 132 ; cf. Comperl Conculaind dans Irische Texte I, p. 136, § 2. — Cf. à ce sujet Sumner Maine, op. cit., p. 103. Les jurisconsultes irlandais favorisaient la propriété individuelle. — Mais le droit éminent de la tûath est conservé dans le droit d'investiture : le chef de famille reçoit des mains du roi la terre que lui octroient ses parents en apanage : Senchus Môr II, p. 280 (commentaire).

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