‹ Le culte des héros et ses conditions socialesChapitre 200 sur 249 · Cf. Tirechân, livre II · texte numérisé non relu

Cf. Tirechân, livre II

3. Amairgen, père de Conall avait sa résidence chez les ConaUi ; cf. Macgnimrada dans Tâin Bô Cùalnge. Les Conalli étaient déjà une tricha cet lorsque Conall était encore un guerrier plein de vigueur. Cf., Tàin, loc. cit.

celle-ci comprend un certain nombre de groupes de parenté plus étroite, les fine.

Ce sont des familles agnatiques indivises*.

La succession y est dévolue du père au fils, et de l'oncle paternel au neveu, à l'exclusion des cognais. La dot des femmes ne passe pas à leur postérité, mais elle retourne à leur famille propre. A cette règle il n'y a qu'une exception: c est le cas où le père n'a pas de postérité mâle et où en donnant sa fille en mariage il se réserve l'enfant à naître. Le fils de la fille devient alors juridiquement le fils de son grand-père et son successeur légal.

Est-ce donc une famille patriarcale? Non pas. En effet, le chef de celte famille n'est pas nécessairement le père, ni, en général, l'ascendant direct. Ce qu'il faut pour devenir chef de la fine, c'est être le plus riche, le plus expérimenté, le plus populaire de ses membres. Lorsqu'aucun des ascendants directs ne satisfait à ces conditions on le remplace par un chef élu ^.

Degrés de parenté dans la famille. — La fine est divisée en une ligne directe et trois lignes collatérales.

La première est la gel fine, ou « famille de la main », in manu, c'est-à-dire soumise à l'autorité directe du pater familias » '. Elle comprend le chef de la fine, son fils, son petit-fils, son arrière-pelit-fils, et le fils de celui-ci, en tout cinq générations.

1. Pour les détails de l'organisation familiale nous renvoyons au livre de d'Arbois de Jubainville, La famille celtique.

2. Textes réunis chez d'Arbois de Jubainville, op. cil., ch. vi, p. 7i ss.

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