O'Curry, loc. cit. (Cf. plus haut, chap. m
3. Feux de Beltaine : Sanas Cor maie, elle chap. m. Offrandes brûlés par les druides dans le feu de Samhain : Bataille de Crinna. loc. cit.. p. 3tj0 ; Keating, éd. Dinneen, Irish Texls Soc. VIII, p. 245.
4. De bello galtico, VI, 13 : « lUi rébus divinis intersunt, sacrificia publica ac privata procurant, religiones interpretantur... Si quis, aut privatus, aut publions eorum decreto non stetit, sacrificiis interdicunt. Haec pœna apud cos est gravissinia. Quibus ita est inlerdictum, hi numéro impiorum ac sceleratorumhabentur, his omnes decedunt, aditum sermonemque defugiunt, ne quid ex contagione incommodi accipiant, neque lis petentibus jus redditur, neque honos uUus comunicatur ». C'était donc une véritable excommunication.
5. Vie Tripavlite, éd. Whitlcy Stokes, p. 160 s. ; Longes mac n-Usnig, éd. Windisch, § 5. dans Irische Texte, I, p. 68. — Le récit Gein Bra/iduib maie Echach, publ. ])ar M. Kuno Meyer dans Zfl. fur Celtische Philologie, II, p. 137. parle d'un baptême druidique : cf. Voyage of the sons of O'Corra, éd. Whitley Stokcs dans Rev. Celtique, XIV, p. 28 ; cf. baptême païen {baithis geinllidhe) du héros Conall Cernach, Côir Anmann, éd. Withley Stokes, loc. cit., p. 393 ; baptême du roi Ailill Ollomh « dans les flots druidiques » : Cath Miiighe Léana, p. 165. — Mais tous ces exemples ne permettent pas de conclure que les druides cités aient réellement pratiqué un rite pareil au baptême. Les textes ont tous été rédigés à une époque où le christianisme avait depuis longtemps pris racine en Irlande, et où ses rites étaient bien entrés dans les mœurs du peuple. Il est possible que le baptême païen n'a été imaginé que parce qu'on ne se figurait pas qu'un homme puisse ne pas être baptisé, et comme d'autre part on considérait alors les druides comme des sorciers, on leur a attribué la pratique d'un
Ils cultivent la science du calendrier. Cathba, druide du roi Conchobar, enseigne à ses disciples comment reconnaître les jours fastes et néfastes ^ Le druide Nuca indique à Mael-Duin le jour où il doit se mettre en voyage *. Les femmes enceintes s'eiïorcent d'accoucher le jour fixé par un druide afin que l'enfant devienne un personnage illustre \
Les druides s'occupent de divination. Cathba et ses confrères scrutent les nuages afin d'apprendre l'issue d'une bataille prochaine*. Le nom du druide Mog Ruith vient, suivant le Coir Anmann, de ce qu'il lisait l'avenir dans le mouvement des roues, rotha^ . On a recours aux druides pour interpréter les signes de toute nature, les songes*. L'épopée irlandaise est pleine de prophéties druidiques et il y en a jusque dans les Vies des saints ' .
rite qui paraissait être la contre-façon diabolique d'un sacrement chrétien. Cf. le passage cité du Voyape of the Sons of O'Corra : les fils d"0'Corra sont baptisés par les druides pour qu'ils soient consacrés au service du diable.