‹ Le culte des héros et ses conditions socialesChapitre 229 sur 249 · Muirchu, p. 275 : « regnabit in aeternum · texte numérisé non relu

Muirchu, p. 275 : « regnabit in aeternum

2. Additamenla ad Tirechanum, dans Tripartile Life, II, p. 331.

3. Cf. par exemple A Discourse or Parly contmued betwixt Partricius (sic) and Perer/rine iipon their landing in France touching the civill (sic) Wars of England and Ireland, dialogue anonyme paru en 1643, dans lequel Patricius désigne l'interlocuteur irlandais.

4. Introduction au Senchus Môr, loc. cit., p. 4 : la commission chargée de codifier le Droit irlandais et qui a compilé le Senchus Môr se composait des rois : Loegaire, Corc et Daire, des évoques : Patrick, Benen (Benignus) et Cairnech, et des filid : Rosa, Dubthach et Fergus. — Cf. Senchus Môr, G\ose, dans Ancient Laws,l, p. 208, etComthoth Loegairi co creLim, éd. Plummer, p. 104 ss. — C'est de la légende

les a reconnues exactes'. Il a été un grand amateur de contes et de légendes locales*. Il n'y a pas jusqu'au whisky dont l'apùtre n'ait fait son breuvage de prédilection \

En matière de foi, l'autorité de Patrick prime même l'enseignement oiïiciel de l'Eglise. L'Irlandais est catholique parce que saint Patrick l'était, mais il est capable de passer à une confession différente, lorqu'on lui démontre qu'elle se rapproche le plus des doctrines professées par l'apôtre. Aussi catholiques et presbytériens s'arrachent-ils mutuellement le patron de l'Irlande \ Les baptistes américains

pure ; cf. d'Arbois de Jiibainville, Résumé d'un cours de droit irlandais, Paris. 1888, p. 8. Si, comme le veut M. Biiry, op. cit., p. 356 s., saint Patrick avait réellement collaboré au Senchus Môr, la langue de ce recueil aurait certainement conservé des formes beaucoup plus anciennes, que ne le sont celles qu'on rencontre dans le texte, vu le caractère éminemment conservateur de la langue du droit. Le seul argument de M. Bury est que les collaborateurs de saint Patrick, qui font partie de la commission ne sont pas tous des personnages qui jouent un rôle dans la légende de l'apôtre. Leurs noms doivent donc avoir été suggérés au.\ rédacteurs de la légende par la réalité historique. Cet argument est insuffisant, puisque ces noms peuvent très bien avoir été empruntés à une légende indépendante du cycle légendaire de saint Patrick.

1. Cf. poème du Ms. irlandais de Giessen, fol. 52 verso, publié par M. Ludwig Christian Stern dans la Rev. Celtique, XVI, p. 25, — Cf. Gœtlingische gelehrle Anzeifjen, 1887, p, 172.

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