Delehaye. Légendes hagiographiques, p. 31 ss., p. 57 ss
4. Apulée, Métamorphoses ou Ane d'Or, livre VIII, 22 ; saint Jérôme VitaPauli,û.ans Migne, Patrologia Latina, XXIÎI, p. 19.
dent'. Le plus bel exemple d'adaptation d'un thème littéraire étranger est certainement la vie des saints Barlaam et Joasaph, qui est entièrement tirée de la tradition bouddhique '.
Quand ces thèmes légendaires entrent dans la composition des légendes hagiographiques ils n'ont plus rien des représentations particulières à certaines sociétés, qui se sont exprimées dans les types divers de héros épiques.
Au surplus, il est un grand nombre de récits hagiographiques dans lesquels ces sortes de thèmes ne jouent même qu'un rôle accessoire ou bien font entièrement défaut. Les passions des martyrs rentrent pour la plupart dans cette dernière catégorie. L'hagiographe s'y borne à raconter les circonstances du procès et la suite des tourments infligés au saint. De môme aucun élément légendaire traditionnel n'apparaît dans les Actes de très nombreux ascètes, moines et vierges chrétiennes. Dans beaucoup de Vies l'élément mythique de caractère païen n'apparaît qu'à la suite de remaniements tardifs, telle l'iiistoire du dragon dans la Vie de saint Georges, histoire que ses plus anciennes Vies grecques ne mentionnent pas, ou dont elles ne parlent que dans un épisode secondaire ^
Il y a môme toute une séries de Vies dont la sincérité historique est indiscutable. Des œuvres comme celle de Sulpice Sévère sur saint Martin, comme la Vie de saint Sévérin du Norique parEugipius, la T^'e de saint Epiphane par Ennodius, celle de sainte Radegonde par Fortunat, ont été rédigées de cisu ou bien d'après des témoignages authentiques par des hommes, dont la probité était servie