‹ Le culte des héros et ses conditions socialesChapitre 26 sur 249 · XXXII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXXII PRÉFACE

pour ajouter fi son travail en le prenant comme point de départ.

Nos études à cet égard présentaient une lacune. Nous avons sur les héros grecs ' , les héros chinois", les marabouts arabes ' d'excellentes données et de fort bons travaux ; on s'est occupé du culte des saints et des traits qu'il possède en commun avec celui des héros * ; on a fait la théorie de ces rois-prôlres-dieux,qui risquent de se confondre avec eux, essayé celle des génies civihsatcurs % mais Tétude générale, la théorie des héros n'a tenté jusqu'à présent ni les historiens des religions, ni les anthropologues, ni les sociologues. M. Wundt en a tracé à grands traits une esquisse dans ses Elemente der Volkerpsychologie ; il y passe en revue les époques de la psychologie ethnique ; la troisième est celle des héros. Il pose lui aussi en principe la corrélativité des formes sociales et de certains types idéaux, mais comme il n'en donne aucune preuve analytique, sa priorité n'enlève rien à Tintérèt et à la nouveauté des conclusions exposées plus haut. Quant aux problèmes que nous allons aborder maintenant, ils ne sont pas posés par son livre.

M. Czarnowski nous conduit à considérer le héros comme le symbole ou l'emblème vivant d'une société

1. F. Deneken, Héros, dans Roscher, Lexikon der griechischen und romischen Mythologie, t. I, 2441 sqq. : S. Eitrem. Héros, dans Pauly-Wissow a, Real-Encyclopâdie, t. VIII, 1111 sqq.; H. Usener, Gôllernamen, 1896 ; J. E. Rolide, Psyché, 4» édit., 1907 ; E. Harrison, Prolegomena to the sludy of dreek religion, 1903.

2. J.-J.-M. de Groot, The religions sysletn of China, t. VI, 1910.

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