‹ Le culte des héros et ses conditions socialesChapitre 30 sur 249 · XXVIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXVIII PRÉFACE

cl aux autres, sont des faits qui s'appellent cl doivent ôlre liés. Xous ne prétendons pas qu'il y ail incompatibilité entre les qualités des rois-prêlres-dieux et des héros. Conchobar cl quelques autres les réunissent. Dans la vie réelle, les fonctions de roi-prôlre-dieu et de chef polilicodomeslique ont été certainement assumées quelquefois par un môme personnage. Mais les personnages de la tradition qui en possèdent à la fois les caractères ne sont pas héros parce que, mais bien que rois-dieux.

Nous insistons sur ces considérations parce qu'elles ajoutent à nos présomptions sur le rapport des héros et des institutions politico-domestiques. L'institution des roisdieux n'est pas de celles-là; elle est politique et religieuse. Elle a évolué en monarchie de droit divin et en sacerdoce. Le héros n'est pas de droit divin; il est de droit humain; il émane de la société qui se réclame de lui. Le roi de droit divin, qui vient d'ailleurs et représente autre chose, devient dieu plutôt que héros. Romulus avait dans son histoire tout ce qu'il fallait pour devenir un héros; or, il reçoit le culte comme Quirinus' et Quirinus est vraiment un dieu. Adonis est un héros douteux". Les Pharaons d'Egypte sont des dieux ^. Nous distinguerons donc théoriquement, les roisdieux des rois-héros.

Nous nous excusons de dépasser les limites que M. Czarnowski s'est fixées à bon escient, pour nour élever à des vues beaucoup plus étendues, mais moins sûres que celles

1. Cicero, De republica, 2, 10, 20; Plutarque, Romulus, 29; etc.

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