‹ Le culte des héros et ses conditions socialesChapitre 35 sur 249 · PRÉFACE XXXIX · texte numérisé non relu

PRÉFACE XXXIX

(jucslion âc ranloriorité des rites aux myllies ou des mythes aux riti's M. Czarnowski no la pose pas plus que nous. Mais pi'ofondément préoccupé, lui aussi, par les entrecroisements des rites et des mythes, leurs influences réciproques, leurs chocs en retour, c'est dans leur étude comparée qu'il a cherché ses premières données des représentations héroïques'. 11 montre que tout au moins nombre d'entre elles sont nées sur la frontière indécise des mythes et du rituel. S'il a suivi cette voie, c'est qu'il a considéré de prime abord les héros et lein's mythes comme choses reli<^ieuses. C'est aussi parce qu'il les étudie comme choses sociales. Produits sociaux que sont les mythes, c'est dans les rites que la société est visible, présente, ou nécessairement impliquée. L'irna^nalion mythologique danse sur l'aire battue des rites et c'est là qu'on peut l'y saisir.

Le sacrifice se présente tout d'abord à la pensée et l'on aimerait se figurer les héros naissant dans le sacrifice, rite typique, rite essentiel. S'il est vrai, comme M. Czarnowski l'indique à plusieurs reprises, qu'ils doivent passer par une sorte d'initiation sanglante, qu'ils ne gagnent leur couronne qu'à l'épreuve et qu'une mort religieuse doit consacrer leurs travaux, ne se peut-il que leur mort soit un sacrifice, le thème final et essentiel de leur légende un mythe sacrificiel.

Il y a en effet des mythes sacrificiels. Ce sont des mythes qui se rappoitent ou peuvent se rapporter exacte-

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