‹ Le culte des héros et ses conditions socialesChapitre 38 sur 249 · Lucani Comm. Bernensia, éd. Usener, p · texte numérisé non relu

Lucani Comm. Bernensia, éd. Usener, p

3. Chaudron de résurrection : Branwen. fille de Llyr, dans Les Mabinoqion. irad. J. Lolh, t. 1, â» éd.. p. i'i'J sqq. Giraldus Cambrensis, Topographia lUbeniiae, III, 2a : consécration du roi de Tirconnell. Cf. Czarnowski, p. 186.

4. Sophus MulliT, Del store solvknr fra Gundesh'up i Jylland, dans Nordiske Forlidsminder, I, 2. C. Juiiian. Le vase de Gundeslrup (Notes Gallo Romaines), dans Revue des éludes anciennes, 1908, p. 73 sqq. U. llnbcri. Notes d'archéologie et de philologie celtique, lyGweilgi, l'océan et le carnassier andropliage, dans Revue celtiquey t. XXXIV, p. 1 sqq.

XLIY PRKFACE

est valable cl il csl probable que la mort fantastique de Muiccrlach Mac Erca a été le mythe de quelque sacrifice réellement célébré. Semblable fait se racontait d'un personnage nommé Flann ' ; assiégé par le roi Diarmaid mac Cerbhail, sa maison fut incendiée ; fuyant le feu, il se jeta dans une cuve, s'y noya et son corps brûla avec la maison; la fêle de Bellene, 6 Uisnecli, le 1"' mai, qui fui instituée en son honneur, commémore et expie sa mort. Mais, ce sont, croyons-nous, les seuls cas oîi la mythologie irlandaise ail entouré la mort du héros de circonstances qui rappellent avec précision le rituel d'un sacrifice. Batailles, meurtres, accidents, partout ailleurs le mythe ne rappelle le sacrifice que par le thème de la mort ; c'est trop peu. Mais, d'autre part, il n'est pas sûr que Muicertach et Flann, dont le sort exceptionnel est rattaché d'ailleurs aux deux principales des fêtes irlandaises, celle du début du printemps et celle de la fin de l'été, soient à proprement parler des héros. L'un d'eux est roi ; ce peuvent être des rois-dieux. La mythologie galloise connaît également un chaudron, un bassin, où Ton plonge des hommes '^; il appartient à des personnages qui, un beau jour, ont été enfermés avec leur chaudron dans une maison de fer, celleci chauffée à blanc. Rencontrés sur un tumulus, étrangers aux gens dont ils vivaient, gigantesques, hirsutes et sauvages, ces personnages, qui n'avaient pas d'autre histoire, étaient plutôt démoniaques qu'héroïques.

De la mythologie germanique se détache une divinité, dont la passion présente avec une parfaite netteté les traits

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