W. Wundt, Elemente der Volkerpsychologie, p
2. li. Lchmann, dans P. D. Chantepie de la Saussaie, Manuel d'histoire des reliyions, Irad. française, p. 410, sq. ; p. 425.
Czarnowski. d
PRKFACE
Panalhénées' n'était probablement ni un hommage à leur beauté, ni un divertissement festival imaginé par un homme de goùl; mais elle avait un sens religieux et polilique. On a pensé qu'il s'agissait de symboliser l'unanimité d'Athènes et de rionic par révocation de héros nationaux ; ce serait un cas type du culte des héros. On vient de nous apprendre que nos chansons de gestes devaient leur origine aux pèlerinages "^ ; Roland et l'archevêque Turpin ont été chantés sur la roule de Compostelle ; les pèlerinages mènent à des fêtes ou prolongent un état de fôte sur toute l'année. ElnGn les filid ont exercé dans les fêtes leur office de récitateurs ; ils y ont apporté des récils héroïques de circonstances, circonstances tribales, locales, nationales'. Il se peut donc que les récits épiques aient été faits pour être récités aux fêtes. Mais nous n'en avons pas la preuve. D'autre part nous ne les voyons se présenter au concert des fêtes qu'avec des héros tout faits et nous ne sommes pas en mesure de savoir s'il en fut jamais autrement.
Pour analyser l'épopée de façon à expliquer ce qu'elle doit el ce qu'elle apporte aux fêtes, tout spécialement en ce qui concerne ses acteurs héroïques, il faut recourir à un intermédiaire, qui est le drame. Usener l'a fait avec succès*. Mais le drame est lui-même une des formes de la littérature héroïque dont la relation avec les fêtes est à la fois plus générale, plus évidente et plus intime que celle de l'épopée. On sait que les représentations dramatiques