‹ Le culte des héros et ses conditions socialesChapitre 63 sur 249 · Ihid., 601, sqq · texte numérisé non relu

Ihid., 601, sqq

LXXVl PREFACE

positifs, sans qu'ils fussonl j)oiir oiitniil ossimilés aux dieux. Arlluir en est un; mais il n'était pas mort et pouvait revenir'. A Castor cl PolUix, auxquels la mort laissait des congés, Grecs et Latins ont su gré, en plusieurs occasions, do retours opportuns et d'une aide efficace ^ Le cas d'Arlliur n'est pas plus exceptionnel chez les Celtes que celui d'Hercule chez les Grccs\ Nombreux sont les héros, et particulièrement en Irlande, qui ont échappé à la déchéance de la mort; leur mort est une transgression des portes interdites; c'est ce qui en fait l'éclat digne de mémoire; ils sont entrés vivants dans le monde des morts; mais ils y vivent ; il en est même qui savent en revenir*.

En somme, si l'activité posthume des héros se distinguo de celle des autres morts, c'est par des actes de vivants, dont ils sont crus capables pour avoir vaincu la mort. S'ils ont, en tant que morts, des mérites spéciaux, c'est par ce que leurs reliques, quand il en reste, conservent encore de leurs vertus et de leur force, c'est-à-dire de leur vie^ Le culte des héros comporte un culte de reliques et le culte des rehques est un culte de puissances présentes. Mais ils vivent toujours en quoique manière i)ai' le souvenir et le mythe. Honorés comme morts, le fait de la mort, n'ajoute rien aux raisons essentielles qui leur font rendre un culte. Leur prestige ne devrait rien à la mort, si celle-ci n'achevait les épreuves qui les consacrent; leur pouvoir surna-

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